Le temps, selon le soleil
/image%2F3093645%2F20230210%2Fob_0ee1eb_img-5539.jpeg)
Time told by the Sun - Consciousness and the Universe
Sunspots The day sky is the page on which the sun writes his story. His writing does not cover all the page, but is kept within an even band of closely inscribed text. The margins of his page are ...
https://www.consciousnessanduniverse.com/2023/01/time-told-by-the-sun.html
Edward et Annie Maunder ont-ils lu le poème de Mallarmé lorsqu'ils ont entrepris de raconter l'histoire du cosmos ? Ont-ils remarqué la façon dont les mots dansent sur les feuilles de papier et comment ils s'étalent en groupes ou un par un comme des taches solaires à la surface du soleil ? Les observateurs, prisonniers de la croûte terrestre par la force de gravité , ne voient que la réalité qu'ils peuvent voir à la surface des choses : des étoiles scintillant sur le ciel de velours, des groupes de taches solaires dont l'ascension vers la surface reste invisible.
Ils perçoivent des schémas, des signes d'un processus caché et des indices de l'apparition de tempêtes. Ils observent des éruptions de taches solaires commençant dans les régions les plus éloignées en latitude et se déplaçant dans les deux hémisphères, plus près de l'équateur solaire. La zone de répartition de ces éruptions au cours d'un cycle solaire dessine une chronologie au graphique semblable à celle d'un papillon.
Ils remarquent les fluctuations de la symétrie des ailes. Lors du grand maximum solaire du siècle dernier, on observait une nette asymétrie nord-sud, avec un nombre significativement plus élevé d'éruptions dans l'hémisphère nord.
La tendance qui s'est inversée a montré des taches solaires qui se sont regroupées presque exclusivement dans l'hémisphère sud lors du dernier grand minimum et de celui de Maunder (1645-1710).
Les taches solaires apparaissent et disparaissent, du moins à la surface. Les zones plus calmes, entre des amas magnétiques plus puissants, agissent comme des régions de transition, comme si elles étaient reliées par un réseau souterrain. Les taches plus sombres sont grandes et petites, grandissent et rétrécissent, se fragmentent et fusionnent, rondes et allongées, de courte et longue durée, par paires ou en groupes. Des nuages sombres avec des halos passent dans le ciel plasmatique. Et tout comme les nuages, ils changent de forme et s'évanouissent.
J'avais pensé écrire un article sur la façon dont le soleil demeure une constante dans nos vies. La nébuleuse de l'Aigle m'a rappelé sa présence intemporelle. Né de nuages nébuleux et contracté en une boule de gaz, sa dynamique interne transparaît à travers des taches sombres, des plages faculaires, des granulations, des protubérances en forme de jet et des éruptions ascendantes. Sous la surface, sa texture granuleuse cache un mécanisme qui déclenche secrètement des conflagrations soudaines, comme si des volcans crachaient un excédent de plasma. Des ondes de pression qui montent et descendent le long des tunnels et des ponts créent une morphologie changeante.
Mais finalement, j'ai écrit sur les cycles du temps, sur la façon dont ils s'allongent, puis se brisent sous le poids de facteurs et de perturbateurs internes et externes. Les intervalles entre eux grandissent. Les cycles se perdent en variables. Ils ne sont qu'une approximation qui implique l'existence d'un faisceau de faits grossiers dont les détails fins se dessines au fil du temps. Tout système, qu'il s'agisse du soleil ou de l'Univers, évolue vers un état plus aléatoire. C'est ainsi que le soleil traverse des cycles de changement.
La cyclicité est une propriété plus facile à appréhender sur des échelles de temps plus courtes, moins lorsqu'il s'agit d'une période de plusieurs milliers à plusieurs milliards d'années dont le début et la fin sont difficiles à mesurer.
Le hasard, par l'apparition de motifs répétitifs, comme les taches solaires, remonte à la surface. Dans l'inversion du champ polaire et l'activité magnétique du soleil, nous trouvons des indicateurs et établissons des paramètres pour confirmer les prédictions d'un modèle cyclique, voire périodique.
Alors que les cycles solaires durent en moyenne 11 ans, un cycle vers 1601 dura cinq ans, et celui qui a suivi, 16. Au XVIIIe siècle, on comptait des cycles de 7 ou 8 ans, tandis que d'autres duraient 15 ans. L'hypothèse est que l'allongement de plusieurs cycles solaires voisins, dont au moins un dépasse de plusieurs années 11, pourrait être une condition préalable à la disparition durable des taches solaires. Cependant, alors que le cycle 23 a duré 12,7 ans, le cycle 24 est revenu à une durée normale de 11 ans.
Les minima solaires, qui durent quelques cycles, se caractérisent également par un plus grand nombre de jours sans taches. Le cycle 24 est le quatrième enregistré avec le moins de taches solaires. On a recensé 274 jours sans taches en 2019 (SILSO).
Cependant, une augmentation récente de l'activité solaire s'est produite pendant la phase ascendante du cycle solaire 25. La tendance s'est inversée, le nombre de jours sans taches ayant diminué en 2020 et 2021, passant respectivement à 192 et 50 (SILSO). Après un hiver solaire calme, le soleil est sorti de sa torpeur pour reprendre son activité de plus belle.
La sortie d'une brève période de minimum dépendra de la faiblesse du cycle 25 comparativement à celle du cycle 24. Son maximum est attendu entre février et mars 2024, et en cas de minimum séculaire, il pourrait perdurer jusqu'au cycle 26. Mais même ainsi, cela ne suffirait pas à contrer la tendance au réchauffement causée par les émissions de gaz à effet de serre, six fois supérieure au refroidissement possible sur plusieurs décennies dû à un grand minimum solaire prolongé.
Il y a mille deux cents ans, une grande tache solaire a été observée à l'œil nu le 16 mars 807, à l'époque de Charlemagne. Comme le rapportent les Annales Royales, elle a duré huit jours. Était-elle de la même taille, voire plus grande, que le grand groupe de taches solaires du nord repéré par Richard Carrington en 1859 ?
Lors de la grande tempête géomagnétique du 28 août au 3 septembre 1859, Carrington fut témoin de la séquence extrêmement puissante de deux zones de lumière blanche et intense, probablement plus puissante que la plus puissante éruption de rayons X enregistrée le 4 novembre 2003.
De grandes éruptions peuvent impacter directement la Terre selon l'endroit où elles se produisent à la surface du soleil. La reconnexion magnétique, par laquelle l'énergie stockée dans les champs magnétiques est convertie en énergie sous forme de particules chargées, est à la base de la formation des tempêtes géomagnétiques, potentiellement dommageables pour les satellites, les voyages spatiaux, les systèmes de communication terrestres et les réseaux électriques.
La biographie de Charlemagne décrit l'incendie d'une structure en bois et une torche éblouissante descendant du ciel serein. Ces détails sont-ils liés à une éjection de masse coronale atteignant la Terre ? On estime que les étoiles naines G comme le soleil pourraient produire des superéruptions toutes les quelques centaines à quelques milliers d'années.
Tout est connecté dans l'esprit du cosmos à la croissance des arbres. Nous sommes témoins de la présence de ce qui est, de ce qui s'est passé, de ce qui sera et de ce qui est toujours en mouvement. Les chercheurs qui étudient les cernes des arbres tentent de confirmer si l'enrichissement en radiocarbone d'origine cosmogénique peut laisser des empreintes digitales ponctuelles et cohérentes. Une étude a découvert une possible corrélation avec trois moments historiques de jets de particules solaires en 994, 1052 et 1279. Une autre a réalisé deux datations de radiocarbone en 774 et 993.
Une troisième suggère que le système solaire navigue à travers des nuages interstellaires suffisamment épais pour réduire par quatre le champ magnétique de héliosphère, déjà diminué après les derniers cycles faibles. Lorsque l'activité solaire décline, les rayons cosmiques galactiques peuvent atteindre la Terre et provoquer une augmentation rapide du carbone 14 lors d'un minimum sur deux des cycles solaires.
Alors que nous envisageons la possibilité de cycles plus longs astronomiques, nous nous demandons finalement dans quelle mesure ils sont étroitement liés à ceux de la biosphère et de la vie humaine. Nous comprenons le temps à travers les complexités spatio-temporelles de cycles imbriqués (taches solaires, précession, rotation, cycles saisonniers, hydrologiques, carbone, azote, etc.). Pourtant, nous peinons encore à saisir la place deses êtres vivants dans l'Univers.
Au sein d'un système de cycles superposés, se cache la difficile question de la conscience. Nous ne pouvons pas confirmer la cyclicité systémique d'événements historiquement rares, mais seulement que là, sur Terre, dans cet Univers, naissent des âmes.
Concrètement, à la surface, l'Univers se révèle pas à pas et se connaît petit à petit. Sous la surface, il y a des connexions complexes entre les êtres et les mécanismes, tous dotés du pouvoir d'agir. Nous pensons que la naissance d'une âme est un phénomène fractal, tel les branches d'un arbre invisible, et qu'au-delà de la réponse géophysique et biochimique de la Terre à l'activité solaire, des signaux de résonance sont éclipsés par les trajectoires du flux UV, des particules énergétiques et de la matière plasmatique.
Imaginons que le soleil possède une volonté et le pouvoir de communiquer par l'intermédiaire de particules lumineuses. Ainsi, le caractère sonore du rayonnement solaire et le bruit des vagues sur sa surface tempétueuse sont captés haut et fort par radiofréquences sur de grandes distances dans les galaxies voisines, à l'autre bout de l'Univers. Mais même le soleil se place dans le cadre de structures temporelles universelles.
En janvier 2023, la Terre a tremblé fortement à douze reprises, par deux fois le 20 janvier et de nouveau en février avec un séisme de magnitude 7,8 en Turquie tandis qu'une vingtaine de volcans émettaient signaux thermiques, cendres et bouffées de vapeur.
Le soleil, lui aussi, a clairement indiqué qu'il n'était plus silencieux avec trois éruptions X (de faible intensité) et treize sursauts de magnitude moyenne. Face à ces faits concomitants, on se demande si la Terre tremble lorsque le soleil décharge des nuages de poussière, ou si elle réagit par des larmes de lave aux vents solaires.
Au bout du compte, l'Univers est une métaphore de formes et de représentations visuelles. Les métaphores révèlent qu'à l'intérieur d'un cercle se trouve un soleil, et à l'intérieur d'une théorie, un univers sans forme. Lorsque le soleil s'est couché derrière la Freedom Tower, j'ai imaginé des étoiles se formant au sommet des gratte-ciels comme des piliers de gaz. Attiré au bord de l'abîme, aux portes de l'héliosphère, l'esprit perçoit que l'Univers est un fluide fractal de particules libres. Toutes les échelles sont relatives. Et lorsque j'entends le mot « invariant », c'est le mot « convergent » qui résonne dans ma tête. Sur le parcours visuel, les hauteurs de gratte-ciels s'enfoncent dans des nébuleuses et les piliers qui s'élèvent sur la surface du soleil projettent des flèches de plasma en direction de la Terre.
Un oiseau, à l'ombre, survole le robinier du voisin au soleil levant. La brise porte ses ailes. Il ne reste plus aucun nuage dans le ciel lorsqu'il revient plus tard. Un moineau domestique se perche sur la branche supérieure du jeune chêne devant ma fenêtre. Son chant me tire d'un brouillard mental. La nuit précédente, j'avais rêvé d'un éléphant qui charge et d'un ours colossal dormant sur un toit.
La nuit, rêver, c'est comme assister à un drame qui se déroule dans les recoins obscurs de l'esprit vers des horizons plus lumineux.
Le jour, des bruants chanteurs guident mes pas à travers la forêt enchantée de l'Univers, vers les longues branches latérales d'un arbre massif à l'écorce blanche, brillant au soleil.
/image%2F1008516%2F20250910%2Fob_51bbf6_image-fx-3.jpg)
/image%2F3093645%2F20230101%2Fob_9a337d_mid-infrared.png)
/image%2F1008516%2F20250909%2Fob_af969f_image-fx-2.jpg)
/image%2F1008516%2F20250909%2Fob_32fd7d_image-fx.jpg)
/image%2F1008516%2F20250910%2Fob_aa3f53_b79d90c3-47ce-44d4-89ae-de99eb99c822-1.jpeg)
/image%2F1008516%2F20250910%2Fob_42858f_image-1-1-23-at-10-25-am.jpg)
/image%2F3093645%2F20221130%2Fob_f35c05_earthobservation.jpg)
/image%2F1008516%2F20250313%2Fob_34fe5c_image-fx-3.png)
/image%2F1008516%2F20250313%2Fob_14bd60_dei.png)
/image%2F3093645%2F20190929%2Fob_18f457_william-blake-002.jpg)
/image%2F3093645%2F20221014%2Fob_8c3591_removedebris.jpeg)
/https%3A%2F%2Femergencemagazine.org%2Fapp%2Fuploads%2F2021%2F03%2FEM-FB.jpg)
/https%3A%2F%2Faeon.co%2Fimages%2Flogo.png)
/https%3A%2F%2Fwww.scientificamerican.com%2Fstatic%2Fsciam-mark.jpg)
/image%2F1008516%2F20250307%2Fob_5979d6_img-0044.jpeg)
/image%2F3093645%2F20220823%2Fob_2eb843_aa69550e-147d-4ab2-be8d-bd4a33c4bed9-1.jpeg)
/image%2F1008516%2F20250306%2Fob_8fc52d_toulsaly-catherine-nyami-nyami-26x7x8.jpeg)
/image%2F3093645%2F20220822%2Fob_ad2672_42e79185-0982-4c28-b97e-acec27e41a64-1.jpeg)
/image%2F3093645%2F20220717%2Fob_235789_planetary-nebula-ngc3132.jpeg)
/image%2F1008516%2F20250912%2Fob_1f54dd_image-fx-7.jpg)
/image%2F3093645%2F20220619%2Fob_d1894f_screen-shot-2022-06-19-at-5-23-06-pm.png)
/image%2F3093645%2F20220504%2Fob_b7269c_tempimagevclurc.jpg)
/image%2F3093645%2F20220406%2Fob_8d9d96_img-3088.jpeg)