Le Dialogue à plusieurs voix
Impasse. Pause. Tremplin….Le temps fuit goutte à goutte. Il s’écoule du néant rhizomatique aux confins du multivers. Il vit dans les mémoires et l'espace courbe tandis que les formes, elles, portent l'absence qui perdure.
Le néant est l'unité dans l’obscurité, un cercle qui plonge dans l’éternité à laquelle participe le devenir spectral de tous les objets et entités. C’est un puits qui s'enfonce dans l'infini. Le terme 'rhizomatique' célébré par Deleuze rejoint l'action quasi-fantomatique à distance d'Einstein et présuppose l’existence de racines souterraines connectées les unes aux autres de manière à constituer le rhizome du néant. Il ajoute un degré d’incertitude quant à un état qui n'est ni l'être ni le non-être. De manière imagée, on pourrait penser à un jeune pianiste qui, interprétant la pièce musicale de Bussotti, ne cesse de bouger. Il se penche en avant pour atteindre les cordes au-dessous du couvercle et les pince de ses mains avant de se redresser pour revenir frapper les touches du clavier.
De Fontevraud à Cluny, de Beaugency à Cîteaux, la néophyte se substitue au jeune moine qui, dans l'incapacité de s'adresser aux rangées de chaises vides, avait donné à ses mains toute autorité pour composer le Dialogue entre la Conscience et l’Univers comme s’il s'était pris pour le jeune pianiste. Elle plonge donc dans l’histoire monacale pour se retrouver à sa place devant les rangées de chaises vides sur lesquelles sont demeurés assis objets fantômnaux et entités spectrales dont la présence se fait sentir depuis les zones obscures du multivers.
La topologie dite rhizomatique repose sur la non-localité. Elle représente les sources souterraines et cours d’eau du bassin du multivers. Elle dessine la cartographie d’un relief qui s’étend à mesure qu’émergent des points intriqués. Comme sur le mont dit du Porc-épic où les arbres se dressent dans toutes les directions, le temps jaillit du néant rhizomatique.
Pour la conscience transdimensionnelle, le néant s'incruste dans les maillons primordiaux. Il coexiste avec l’informe et l’accidentel comme élément fondamental de la réalité jusqu'à son anéantissement. Entre absence et conscience, néant et éternité, la néophyte suit le cheminement de signes et de symboles. Dans son enceinte biologique défilent des scènes de l’Inconscient collectif comme celles de l'Aigle qui déploie ses ailes sombres au-dessus de deux dragons déchaînés, ou d'une reine fourmi dans l'antre du multivers dont les îles se rattachent les unes aux autres par des ponts et tunnels. C’est par des canaux de transmission que le transfert s'opère au sein du multivers.
Parce qu’elle se sait comprise, la néophyte expose aux objets fantômnaux et entités spectrales le rêve qu’elle a eu, une nuit, d'une sphère translucide. Un ensemble de figures géométriques se contractent et se dilatent en nébuleuses ondulantes et galaxies spirales. Des lignes itinérantes, qui vont et viennent, nourrissent sa conscience. Elles sont des pistes symboliques, les touches d’un clavier sensible qui rappelle la performance du jeune pianiste.
Parmi les objets fantômnaux et entités spectrales se dresse l'Aigle au-dessus des deux tourelles de la Création. Il est sage pour répondre comme il l’avait fait au cheval sans nom.
« Qui suis-je ? » avait demandé le cheval, tirant un char invisible dont les roues à rayons tournent sur elles-mêmes aux points cardinaux de l’Univers.
L'Aigle avait répliqué par une énigme : « Qu'est-ce qui est, a passé, sera et est toujours en devenir ? »
Le cheval était resté muet.
L’Aigle lui avait soufflé la réponse: « Le temps, bien entendu » avant de quitter la nébuleuse, attiré par le clair de lune, pour venir se poser sur la Lune comme si elle était une branche.
Ce même clair de lune éclaire le cheminement de la néophyte sur le sentier entre les rosiers indigènes, au chant des cigales sous une pluie de fleurs de catalpa dans le jardin, situé sur la route de l'évanescence des oiseaux migrateurs, où la Lune chasse chaque nuit le Soleil. La Lune, elle, est gravitationnellement liée à la Terre, et a, pour ainsi dire, deux champs de vision.
Elle observe aussi bien la fonte des glaces, la montée des océans et les arbres qui s'abattent en créant des ondes de compression que la coalescence des trous noirs, l'effondrement des noyaux de supernovae, l’éclatement des éclairs lumineux et le tourbillon des champs magnétiques. Si l’Univers est acteur dans le fragile jeu de structures et objets, les coulisses de cette pièce de théâtre d'où émerge le flux des choses et le souffle du néant s'entremêlent dans la châsse du multivers.
Notre Aigle, l’échappé de la nébuleuse, avait aperçu en équilibre sur un fil suspendu à la Lune l’esprit du Temps. Aussi longtemps que brillent la Lune et le Soleil, ensemble l’Aigle et l’esprit du Temps avaient regardé passer le cheval sans nom. Déconcertés par son libre mouvement, ils avaient sauté dans le char, impatients de voir où il les conduirait. L'Aigle préféra pourtant retourner dans sa nébuleuse, laissant l'esprit du Temps poursuivre son aventure solitaire car lui, a une vision beaucoup plus large de tout et de rien.
Comme si elle présentait une plaidoirie, la néophyte passe en revue les faits passés, présents et à venir qui participent à l’éternité positivement par l’existence de quelque chose quelque part dans l'actualité, et en puissance partout. Le néant, lui, renvoie à l’image en négatif des couches du multivers encodées les unes aux autres.
Parmi les objets fantômnaux et entités spectrales, Emily Noether intervient: « Un renversement de la conscience est nécessaire pour prendre la mesure des inversions de flux et des cycles qui font que, pour chaque transformation, il y a son inverse et le produit des transformations successives qui s’opèrent dans les couches pluridimensionnelles superposées.»
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Taming Infinity - Consciousness and the Universe
Mayapples Some flowers shy away from light, hidden at the ground level under the thick leaves of the mayapples. Others at the tip of the stems compete in their rush to rise above all. The mind, on ...
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Les querelles dogmatiques se poursuivent. L’Aigle et Huineng, une autre entité spectrale, restent convaincus que l'imagination chevauche les vagues du temps comme le soutient l'histoire symbolique ci-après du vent et de la bannière.
« La bannière est inanimée. C’est le vent qui l’agite » avait déclaré un moine lors d'un débat sur le sens profond des choses.
« Le vent et la bannière sont tous deux inanimés, comment pourraient-ils créer un mouvement?» avait dit le second.
« Parce que les conditions sont harmonieusement réunies, c’est ensemble que le vent et la bannière produisent le mouvement » avait dit le troisième.
« Ce n’est pas la bannière qui s‘agite. C’est le vent qui circule naturellement » avait dit le quatrième.
Huineng était intervenu pour clore la discussion: « La bannière, pas plus que le reste, ne s‘agite. Le mouvement dont vous parlez, c’est l’esprit qui le crée. ». La néophyte ne peut s'empêcher de demander à Huineng assis dans l'assistance ce qu’il entendait par 'esprit’. S’agit-il de l’esprit des moines ou de celui du Temps, occupant du char, qui universalise les champs magnétiques et les ondes gravitationnelles, anime colombes, cygnes, aigrettes et balbuzards, insuffle des tourbillons de lumière sur la croûte lunaire et des bandes de poussière dans la Voie lactée?
« Aucune agentivité ne saurait se produire sans l’espace. » déclare-t-elle, « Aucun ressenti ne saurait exister sans le temps. Aucune conscience ne saurait naître sans que n’y participent les ondes gravitationnelles. »
La poésie réside autant dans la grâce des aigrettes et le chant des passereaux que dans la magie des mots et vers dépouillés qui jettent l’ancre dans l’esprit des moines zen ou cisterciens. Consciente du temps qui passe, la néophyte présente à son audience les maillons manquants parmi les formes en évolution. Elle leur rappelle que l'esprit du Temps avait dit, il y a bien longtemps :
« L’être naît de quelque chose d'indéterminée, quand bien même il s’agirait d’une ultime invariance. La nature naît de l'être, les sons de la nature, les mots des sons, et les noms des mots. Car invariance rime avec convergence. »
Elle prend des jours et des semaines à réévaluer chaque mot qui s’attache comme des gouttes d’eau à son échelle de fortune. Le chant des passereaux l’accompagne dans la composition d’une mélodie ancestrale inspirée par les objets fantômnaux et entités spectrales. Dans la Forêt quantique elle rencontre de manière impromptue des ombres qui s'amusent à cache-cache et jurent avec elle avoir vu l’esprit du Temps disparaître dans le néant.
Il y a des éléments de conscience et des fils de communication au-delà des observations empiriques, qui lient le coeur et l’esprit à l’univers. Symboles et signaux sont transmis, en sons et lumières, aux circuits des cerveaux ambulants. Ils racontent l’histoire des photons dansant sous l'effet des ondes gravitationnelles et magnétiques qui se propagent et amplifient sans pour autant garantir la survie des étincelles quantiques.
La matière entraînée par la gravitation a des propriétés intrinsèques qui lui permettent d'interagir avec les couloirs de champs magnétiques qui, ensemencés par des graines, sont dynamiquement renforcés et s'enroulent autour et entre les filaments, amas et ponts, planètes et étoiles, galaxies et vides cosmiques sans apparente évidence d’un scénario écrit. La liberté d’action et de mouvement est universelle.
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CrossOver - Consciousness and the Universe
Like a cast listed in the order of appearance, we wonder whether time or space comes first. Or do the two main actors appear in tandem in the first scene? An ancient philosophical debate mirrors the
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Par un matin brumeux où le sol, l'eau et le ciel se fondent, la néophyte plisse les yeux pour distinguer dans le brouillard les formes et mouvements. À ses pieds, toutes les chaises vides flottent parmi les gouttes d'eau suspendues dans l’air, qui communiquent entre elles aussi clairement que lorsque les vagues montent et les fleuves tombent en cascade.
Elle s’est embarquée dans un long voyage en quête d’une vérité inaccessible. Le succès est incertain et les dépouilles de ceux et celles, qui ont tenté avant elle, se sont échouées sur ce rivage, ensevelies sous les sables mouvants du temps. Que les dés aient ou n’aient pas encore scellé sa destinée, ce qui compte c’est son cheminement.
Elle poursuit donc, trois pas en avant et deux en arrière, surmontant un par un les obstacles à son évolution. Passé, présent et futur tissent un continuum d'empreintes qui semblent pointer dans une seule direction. Les flèches du temps qui percent toutes les couches multidimensionnelles, ne cessent pas d'exister, même si elles cessent d'être là.
Les vagues bercent la néophyte. Trempée et glacée, elle glisse sous la pluie battante qui fait gonfler le bois des ponts et des planchers devenus étangs sous la surface desquels gît le fond des océans. Elle relève la tête et observe un renard qui rentre au petit matin et l'incite à faire de même. Mais elle préfère être aussi libre que l’esprit du Temps. Dans son oreille interne vibre le silence.
Au cœur des cycles de la Nature, aucune entité ou circonstance ne se répète exactement. Les cycles et saisons transcendent les formes qui se dispersent en éclats tandis que les traces, physiques et immatérielles, fusionnent et rompent l'isolement. Hors du champ visible, des lignes entrecroisées s'estompent en un tout pluridimensionnel d'où émerge la Nature holistique.
De l’Abbaye de Beaugency aux Hospices de Beaune, de Cluny à Cîteaux, la néophyte est libre, comme l’échassier, de prendre son envol et de faire entendre sa voix aussi légère qu’un cirrus au-dessus du rivage. Son esprit pousse la porte de sa cellule, libérée des quatre dimensions. Aigrettes et balbuzards s’envolent sur son passage. Ce n’est pas le bruissement des étoiles mais le tintement silencieux du néant qu’elle perçoit. Entre eau, étang et forêt, elle se livre à une profonde réflexion sur le Dialogue entre l’Univers et la Conscience et garde à l’esprit que l’Univers est une poésie et l'humanité, une forêt de cerveaux ambulants.
Elle a, donc, repris le Dialogue là où le jeune moine l’avait laissé préférant tomber en extase. Répétition et redondance servent à rebattre les cartes mentales et revenir à l'essence du Dialogue, à la mise en contexte d’une résonance. Elle qui pensait que le temps avançait a l’étrange impression qu'il recule. Pourquoi alors dire que le temps est uniforme? De Saumur à Dijon, de la nébuleuse de l’Aigle à la Terre, le temps diffère, se fragmente, recule et accélère pour filer entre ses doigts et disparaître à travers les intervalles qui se creusent et se plissent, et qui lacèrent le tissu spatiotemporel pour s’enfoncer dans les couches pluridimensionnelles du multivers.
Un crapaud, entrant dans une phase de dormance, rompe le silence de l’étang sombre dans le jardin sur la route de l'évanescence. Il saute dans l'eau pour rejoindre, dans les fonds abyssaux, d’autres crapauds endormis. Le clapotis crée une profonde résonance et grave de son sceau la mémoire de la néophyte sur ce rivage de brume où des grenouilles poétesses se faufilent entre les chaises vides avant qu'elles n'atteignent l'an prochain l'autre rive du lac Miroir clair et limpide.
Weber, M. (2008). Chromatikon IV: Annuaire de la Philosophie en Procès - Yearbook of Philosophy in Process. Belgium: Presses universitaires de Louvain.
Gilles Deleuze & Felix Guattari, Mille Plateaux
Emily Dickinson, The hummingbird
Deleuze, G. (2014). Le Pli. Leibniz et le Baroque. France: Minuit.
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