135 articles avec cheminement

Réflexions

Publié le par Ysia

Tanzanian Figures

Tanzanian Figures

Je ne sais pas pourquoi l’article Révolution cognitive écrit en novembre 2016 continue d'être l’un des plus consultés. J’imagine que c’est parce qu’il fait référence à l’auteur Yuval Noah Harari. J’espère toutefois qu’il ne tient pas sa popularité pour les quelques mots en citation sur les prédictions d’Harari quant à la destinée de l'humanité.

 

La lignée des hominidés dont font partie les Homo Sapiens s’inscrit dans le temps, dans le cadre d’une histoire de la planète, du système solaire, de la galaxie et de l’univers. Le temps lui continue.

 

Tout au moins c’est ce que je retiens, qu’il est fascinant de penser que nous sommes chacun le réceptacle d’une histoire physique, génétique, universelle dans l’enclos de nos cerveaux, de nos veines et de nos chairs périssables.

 

Quant à l’avenir de l’Homo Sapiens, un article sur le site hominides.com s’est penché sur la question. “Décrire l’homme du futur revient à faire le portrait robot d'une personne que l'on n'a jamais vue ou qui n'existera tout simplement jamais... du moins pas comme nous l’imaginons.” On a souvent tendance à imaginer ce qui n’existe pas à l’image de ce qui existe déjà.

 

Acteurs de cette histoire en mouvement, nous voudrions tous savoir si les mutations génétiques dont l’Homo Sapiens est actuellement l’objet vont en s’accélérant durant cette époque de l’Anthropocène et si cet Homo Sapiens gagne en ‘sagesse’ avec le temps.

Publié dans Génétique, Cheminement

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La Tête en l’air

Publié le par Ysia

La Tête en l’air

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Consolation de la Philosophie

Publié le par Ysia

Ah ! je sais maintenant la principale cause de votre maladie. Vous avez cessé de vous connaître vous-même : je connais le remède qui peut seul vous guérir. Votre mal est extrême et pourrait devenir mortel, puisque vous vous oubliez vous-même; que vous gémissez de vous voir exilé et dépouillé de vos biens ; que vous ignorez la fin de toutes choses ; que vous pensez en conséquence que les scélérats, qui font tout à leur gré, sont véritablement puissants et heureux ; et qu'enfin, ne connaissant point les ressorts secrets que la Providence fait agir, vous pensez que tous ces événements sont l'effet du hasard. En faut-il davantage non seulement pour causer la plus grande maladie, mais la mort même de la raison ?

Boèce

Les astres les plus brillants perdent leur éclat lorsqu'ils sont voilés par de sombres nuages ; si le vent du midi agite les flots de la mer, son onde, qui le disputait à l'azur des cieux, se trouble et cesse d'être transparente ; le fleuve impétueux qui coulait avec vitesse du haut des montagnes, arrêté quelquefois par les obstacles qui se trouvent sur la route, est obligé de se replier sur lui-même : voulez-vous marcher ici-bas sans obstacles et voir la vérité sans nuages, ne vous laissez ni ébranler par la crainte, ni séduire par la joie, ni entraîner par l'espérance ; car l'âme qui est en proie à ses passions perd tout à la fois sa lumière et sa liberté.

Boèce

Après toutes les vicissitudes qui changent continuellement la face de l'univers, peut-on compter sur des biens périssables, sur une félicité d'un moment ? Tout change ici-bas. Les plus brillantes étoiles disparaissent le matin, quand le soleil monté sur son char étincelant commence à répandre ses rayons victorieux. Les roses que le zéphir fait éclore par son souffle fécond, brûlées par les ardeurs du vent du midi, se dessèchent et tombent, et la tige qui les portait n'est plus qu'un vil arbuste hérissé d'épines : l'onde tranquille de l'Océan se change dans un instant en une écume épaisse, lorsqu'elle est agitée par la tempête : tout change de même en ce bas-monde ; rien de créé ne peut être durable : telle est l'éternelle et immuable loi du Créateur.

Boèce

Consolation de la Philosophie

Au premier coup d'oeil, la Providence et le destin semblent être une même chose, mais à les approfondir on en sent la différence ; car la Providence est la souveraine intelligence elle-même, qui règle et conduit tout ; et la destinée est le différent arrangement des choses créées, par lequel elle les met chacune à sa place. La Providence en effet embrasse tout à la fois toutes les choses de ce monde, quelque différentes, quelque innombrables qu'elles soient, et la destinée est attachée à chaque chose en particulier, et diversifiée, pour ainsi dire, autant que les choses le sont par les différentes combinaisons du mouvement, des modifications, des temps et des lieux.

Boèce

En effet, comme un ouvrier, en concevant l'idée de l'ouvrage qu'il projette, le produit intérieurement tout entier, quoiqu'il ne l'exécute ensuite que successivement au dehors; de même, la Providence, par un seul acte, règle d'une manière immuable tout ce qui doit se faire dans l'univers, et elle se sert ensuite du destin pour l'exécuter en détail successivement, et de mille manières différentes. Soit donc que le destin exerce son action par l'influence directe de la Providence, soit qu'il l'exerce par l'impulsion particulière de l'âme ou par celle de toute la nature...

Boèce

Les astres dont (le firmament) brille conservent entre eux une paix éternelle. Le soleil, malgré la rapidité de son char, ne sort point de sa carrière pour aller fondre les glaces du Nord. L'ourse, qui roule sur l'un des pôles du monde, toujours élevée sur l'horizon, voit sans envie le reste des étoiles se plongerdans les flots, et jamais ne s'y rafraîchit comme elles. C'est toujours le même astre qui dit à la nuit d'étendre sur l'univers son voile ténébreux : c'est le même qui tous les matins l'avertit de le replier pour faire place à l'aurore.

Boèce

l'homme est véritablement libre. La liberté est l'apanage de toute créature raisonnable. Car tout être doué de raison est capable par lui-même de discerner les choses et de connaître ce qu'il doit désirer ou fuir. Dès lors il peut se porter à l'un, et se détourner de l'autre. Ainsi, tout être en état de raisonner et de juger, a la liberté de vouloir ou de ne pas vouloir. Il est vrai que cette faculté n'est pas égale dans tous les êtres raisonnables. Car les substances célestes ont une intelligence plus pénétrante, une volonté plus pure et un pouvoir plus parfait de se porter à ce qu'elles désirent

Boèce

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Quand l'ombre menaça

Publié le par Ysia

Quand l'ombre menaça de la fatale loi
Tel vieux Rêve, désir et mal de mes vertèbres,
Affligé de périr sous les plafonds funèbres
Il a ployé son aile indubitable en moi.

Luxe, ô salle d'ébène où, pour séduire un roi
Se tordent dans leur mort des guirlandes célèbres,
Vous n'êtes qu'un orgueil menti par les ténèbres
Aux yeux du solitaire ébloui de sa foi.

Oui, je sais qu'au lointain de cette nuit, la Terre
Jette d'un grand éclat l'insolite mystère,
Sous les siècles hideux qui l'obscurcissent moins.

L'espace à soi pareil qu'il s'accroisse ou se nie
Roule dans cet ennui des feux vils pour témoins
Que s'est d'un astre en fête allumé le génie.

Stéphane Mallarmé

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Nouvelle Victoire

Publié le par Ysia

 

 

Il semble que le droit reprenne du terrain aux Etats-Unis avec la récente décision, notamment, d’une cour fédérale de suspendre les travaux de construction de l’oléoduc près de la réserve sioux de Standing Rock en vue de réaliser un examen approfondi des risques pour l’environnement. 

 

Par ailleurs, pour rappel, la Nation sioux a toujours refusé la compensation monétaire octroyée pour l’acquisition, reconnue frauduleuse  par la Cour suprême en 1980, de ses terres, y compris les Black Hills et le mont Rushmore. Une nouvelle décision juridique serait-elle dans l’avenir envisageable?

Publié dans Cheminement

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Doute

Publié le par Ysia

Baume d'abeille

Baume d'abeille

La blanche Vérité dort au fond d’un grand puits.
Plus d’un fuit cet abîme ou n’y prend jamais garde ;
Moi, par un sombre amour, tout seul je m’y hasarde,
J’y descends à travers la plus noire des nuits.

Et j’entraîne le câble aussi loin que je puis.
Or, je l’ai déroulé jusqu’au bout : je regarde,
Et, les bras étendus, la prunelle hagarde,
J’oscille sans rien voir ni rencontrer d’appuis.

Elle est là cependant, je l’entends qui respire ;
Mais, pendule éternel que sa puissance attire,
Je passe et je repasse et tâte l’ombre en vain.

Ne pourrai-je allonger cette corde flottante,
Ni remonter au jour dont la gaîté me tente ?
Et dois-je dans l’horreur me balancer sans fin ?

Sully Prudhomme

 

Être authentique vis-à-vis de soi et des autres, c’est être à nu sans angoisse ni peur ni doute dans ses relations, dans ses conversations,  sa présentation aux autres. Le manque de confiance en soi et le besoin de sécurité sont aux antipodes de l’authenticité. L’intuition triomphera-t-elle sur l' angoisse dans laquelle l’incertitude érigée en principe plonge? 

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Troisième semaine de manif

Publié le par Ysia

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Proteste! (2)

Publié le par Ysia

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Proteste!

Publié le par Ysia

Proteste!Proteste!Proteste!
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Le Jardin aux sentiers qui bifurquent

Publié le par Ysia

Easter Island Mind

Easter Island Mind

Il croyait à des séries infinies de temps, à un réseau croissant et vertigineux de temps divergents, convergents et parallèles. Cette trame de temps qui s'approchent, bifurquent, se coupent ou s'ignorent pendant des siècles, embrasse toutes les possibilités. Nous n’existons pas dans la majorité de ces temps...

Jorge Luis Borges

Statuette

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