A quoi tout cela aura-t-il servi ?

Publié le par Ysia

 

Dignité et Fierté nous animent. L’un des défis pour une personne âgée est d’apprendre à demander et recevoir l’aide des autres. L’indépendance qui marque les habitudes de vie oblige à redouter son déclin. Alors que la vanité pousse à croire en l’existence du soi et de sa propre individualité, le corps ancré dans le temps sent imperceptiblement la vie lui échapper. A 97 ans, le philosophe Herbert Fingarette a fait face, jusqu’au seuil de la mort, à l’énigme de sa vie dans un état de vulnérabilité extrême. Il s'agit de démontrer la dimension collective, communautaire, de la vie dans le cadre d’une évolution transcendante de l’humanité.

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Misère

Publié le par Ysia

Théodore Géricault, Pity the Sorrows of a Poor Old Man! Whose Trembling Limbs Have Borne Him to Your Door, from Various Subjects Drawn from Life and on Stone, also known as the English Series, 1821. Lithograph. Yale University Art Gallery, Gift of Charles Y. Lazarus, B.A. 1936

Théodore Géricault, Pity the Sorrows of a Poor Old Man! Whose Trembling Limbs Have Borne Him to Your Door, from Various Subjects Drawn from Life and on Stone, also known as the English Series, 1821. Lithograph. Yale University Art Gallery, Gift of Charles Y. Lazarus, B.A. 1936

 

Alors que je terminais la rédaction d’un article sur les mille et une façons d’être, j’ai pris le temps de parcourir le livre de l’historienne de l’art Linda Nochlin, intitulé Misère (2018). Les artistes qui contemplent la misère du monde et trop souvent la vivent savent brosser des tableaux poignants et se servent parfois de la satire pour décrire la société rendue insensible. Dans le cadre du vieux débat sur les choix économiques résonnent les paroles d’Eugène Buret :

 

“A côté du grand phénomène de l'accroissement des richesses, il est, chez les nations les plus avancées en civilisation et en richesse, un autre phénomène, bien aussi digne que le premier, d'appeler l'attention des économistes, et qu'ils ont tous plus ou moins négligé ; nous voulons parler du phénomène de la misère. Et cependant l'étude de la misère , s'il est vrai que la misère existe , s'il est vrai surtout qu'elle marche du même pas que la richesse, qu'elle se développe sous l'influence des mêmes causes, qu'elle en soit le contre-poids , la compensation fatale, l'étude de la misère n'est-elle pas une partie intégrante et nécessaire de l'économie politique ou sociale, ou de la physiologie de la société, comme on voudra l'appeler? Nous ne croyons pas faire un jeu de mots en disant, qu'en regard du tableau de la richesse des nations, il faut placer aussi le tableau de la misère des nations” (De la Misère des classes laborieuses en Angleterre et en France : de la nature de la misère, de son existence, de ses effets, de ses causes, et de l'insuffisance des remèdes qu'on lui a opposés jusqu'ici, avec les moyens propres à en affranchir les sociétés, 1840, p.13)

La misère, "...c'est le dénûment, la souffrance et l'humiliation qui résultent de privations forcées, à côté du sentiment d'un bien-être légitime, que l'on voit tout le monde se donner à peu de frais , ou que l'on s'est longtemps donné à soi-même” (ibid. p.112)

“...c'est la pauvreté moralement sentie. Il ne suffit pas que la sensibilité physique soit blessée par la souffrance, pour que nous reconnaissions la présence du fléau : il intéresse dans l'homme quelque chose de plus noble , de plus sensible encore que la peau et la chair ; ses douloureuses atteintes pénètrent jusqu'à l'homme moral. A la différence de la pauvreté qui, comme nous allons le voir, ne frappe souvent que l'homme physique, la misère, et c'est là son caractère constant, frappe l'homme tout entier, dans son âme comme dans son corps. La misère est un phénomène de civilisation; elle suppose dans l'homme l'éveil et même déjà un développement avancé de la conscience”. (ibid., p.113)

 

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Nos petits monstres

Publié le par Ysia

Y-a-t-il une échelle des êtres,  une échelle que l’on est condamné à redescendre si l’on ne s’applique pas à la monter ? "Je souhaite que tous, nous puissions éprouver la joie d’une éducation véritable" écrit Chris Lydgate, "Je souhaite que tous, nous puissions avoir l’occasion d’embraser l’étincelle de l’inspiration..., je souhaite que nous nous souvenions tous que nous sommes, nous aussi,  des œuvres inachevées, des ébauches, des pièces grossières, des chantiers. La différence principale est que certains d’entre nous continuent de l’être plus longtemps que d’autres."

The Monsters We Make, Akim Farrow, 2019, Reed College
The Monsters We Make, Akim Farrow, 2019, Reed College

The Monsters We Make, Akim Farrow, 2019, Reed College

 

A l’issue de quatre années, la thèse de licence vient couronner l’effort des étudiants. Lors de la 105ème cérémonie de remise de diplômes sont révélés les divers sujets sur lesquels les étudiants avaient planché à Reed College, Portland dans l’Etat de l’Oregon.

 

Théatre, danse, musique…

De la muographie  à l’informatisation du langage de la vie.

Du processus de décolonisation de la culture de résistance à une analyse institutionnelle des bureaux de l’enseignement supérieur du Nord-Ouest américain chargés de promouvoir la diversité et l’intégration.

De l’affaire Carpenter contre Murphy relative à la souveraineté du peuple amérindien toujours en instance devant la Cour Suprême dont la décision est attendue pour le mois prochain  aux représentations des peuples indigènes dans les manuels d’histoire américains et la construction des récits historiques.

D’une lecture allégorique des théories du langage à partir de l’œuvre de William Faulkner intitulée Tandis que j’agonise au rôle des dénonciateurs d’abus dans le débat sur les drones américains.

D’une étude relative au bouddhisme, à la nature et vision mystique du moine Huiyuan aux effets de la pollution sur les séquoias géants en milieu urbain.

De la recherche d’exoplanètes dans les données de Kepler à la nature de la tolérance.

 

Nos petits monstres
Nos petits monstres

Une thèse qui étudie le cas de Portland  m’a paru d’actualité au détour de passages répétés à Manhattan, à savoir l’importance d’une gestion et mise en valeur du patrimoine urbain dans un souci d’équité sociale et de développement durable.

 

Sur le campus de Reed College sont exposées quelques sculptures dont trois du même étudiant-artiste. L’une d’elle incarne l’image du Centaure, être rebelle réinventé en butte contre les carcans institutionnels de notre société. Le fait même qu’elle ait été démontée le lendemain de la remise des diplômes confirme la difficulté de lutter contre coutumes et préjugés établis. Le titre de la sculpture d’acier et de résine, qui n’est plus aujourd’hui que du domaine du souvenir, représente tout à la fois l’image vilipendée de l’autre et l’influence pernicieuse des démons de l’Histoire en référence aux statues érigées en mémoire de figures du Sud esclavagiste et sécessioniste.

Nos petits monstres
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Épochè

Publié le par Ysia

 

...j'opère l'épochè phénoménologique qui m'interdit absolument tout jugement portant sur l'existence spatio-temporelle. Par conséquent, toutes les sciences qui se rapportent à ce monde naturel (...) je les mets hors circuit, je ne fais absolument aucun usage de leur validité ; je ne fais mienne aucune des propositions qui y ressortissent, fussent-elles d'une évidence parfaite » (Husserl, Idées directrices pour une phénoménologie pure et une philosophie phénoménologique (1913), Gallimard, coll. "Tel", p. 101-103).

 

Lorsqu’un évènement pousse à suspendre tout jugement de réalité,et plonge dans l’incrédulité, que reste-t-il comme certitude? La conscience qui m’habite temporairement prendra refuge sous d’autres formes dans d’autres abris, imprégnée à chaque étape de la vie par la sagesse universelle. Dans la relation entre l’Univers et la conscience s’inscrivent les paroles de Sartre sur la Transcendance de l’ego :

 

Le Monde n’a pas créé le Moi, le Moi n’a pas créé le Monde, ce sont deux objets pour la conscience absolue, impersonnelle, et c’est par elle qu’ils se trouvent reliés. Cette conscience absolue, lorsqu’elle est purifiée du Je, n’a plus rien d’un sujet, ce n’est pas non plus une collection de représentations : elle est tout simplement une condition première et une source absolue d’existence. Et le rapport d’interdépendance qu’elle établit entre le Moi et le Monde suffit pour que le Moi apparaisse comme «en danger» devant le Monde, pour que le Moi (indirectement et par l’intermédiaire des états) tire du Monde tout son contenu (p. 86-87).

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L'éveil de la conscience

Publié le par Ysia

L'éveil de la conscience vacille au détour d’une erreur commise, dans l’ombre d’une illusion, un linceul d’incompréhension. L'éveil de la conscience passe par la traversée de l'abîme fantôme, du gouffre abyssal entre passé et avenir. Par le lâcher prise de chaînes surannées, il jaillit dans un amoncellement de connaissances, dépouillant les non-dits et les vérités cachées. L'éveil de la conscience sourd dans le vide de la Voie et se nourrit d’imagination, de poésie et de fantaisie. La conscience au sortir d’ une crise s'abandonne à elle-même, mise à nue par le passage du temps.  À la conquête des abîmes fantômes, de l'espace entre matière et antimatière, que disent philosophes et poètes?

 

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Le pardon de soi

Publié le par Ysia

La vie n’est pas un fleuve tranquille qui commence en amont et termine dans l'océan de l'outre monde. Elle se perd dans les méandres et crée des lacs fabuleux, des cascades gigantesques et irrigue la terre

La vie n’est pas un fleuve tranquille

 

Au centre de l’espace triangulaire du monde, de la chair et du diable, l’évolution spirituelle est un concept que l’humanité individuellement ou collectivement tend à ignorer. Sur le long fleuve d’une vie, comment devenir un être meilleur que l’on a été envers soi et envers les autres? Comment dépasser ses propres limites tracées par des démons intérieurs ?Résonance ou vanité a été pour moi la traversée d’un océan spirituel. Je n’ai toujours pas amarré mon radeau de fortune sur la rive d'un havre de paix. Avant de pouvoir atteindre l'autre rive, il y a, dit-on, vingt choses difficiles ici-bas. Je m’étonne que le pardon de soi ne soit pas inclus parmi elles. Comment pardonner à soi-même? Je ne sais pas. Ce que je sais, c'est que sans se pardonner, comment peut-on pardonner aux autres? Treize mois ont passé. Il me semble aujourd'hui que se pardonner, c'est accepter ce qu'on ne peut changer, y compris soi-même.

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Le flot des ondes

Publié le par Ysia

 

La conscience universelle s'élargit comme un fleuve engorgé des consciences individuelles, en amont duquel paroles et écrits sont jetés dans le courant, que ratrappent au passage philosophes et physiciens du temps présent. La voie est le flot de l’espace invisible,  le mouvement qui a précédé l'émergence des choses, l’espace vide qui contient une immense énergie. Et dans le flot de l’espace et du temps circulent les ondes qui viennent se jeter sur les rives de la Terre,  les ondes qui oscillent dans le vent imperceptible lancées par le soleil à l’assaut de l'héliosphère, les ondes qui gardent l'entrée de la forteresse magnétique de la Terre et les ondes gravitationnelles comme des cercles sur la surface de l’eau. II y a le flot des choses et les choses qui composent ce flot. La conscience est un fleuve dans lequel l’univers répand des ondes de lumière et de son entrelacé(e)s.  

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Concepts

Publié le par Ysia

Le problème avec la conscience est notre incapacité, dans l’état actuel de nos connaissances, de pouvoir indubitablement et totalement tester ses propriétés et son champ d’activité en dépit des recherches innovatrices entamées sur plusieurs fronts notamment par Gregory Matloff, Franco Vazza,  Francesco Izzo et bien d’autres.

Christopher Tyler affirme que ce que l’on nomme probabilité en mécanique quantique ne concerne pas une situation physique mais un concept opérationnel formé par un esprit conscient,  une représentation philosophique distincte d’une énergie physique et qu’en tant que telle elle a la capacité de se manifester dans la réalité sous le regard de celui qui l’observe à moins qu’elle demeure non corroborée et par là même insubstantielle. En tant que telle, elle obéit au principe de superposition des états et de leur effondrement.  Toute probabilité est une potentialité dans les faits ou dans la matière déterminée par l’observateur individuel ou par consensus. Si c’est le sens commun qui prime au-delà de la subjectivité individuelle, il ne s’agit pas de la constatation objective d’une conscience individuelle ou collective mais de conventions établies et d’aprioris. Bien que l’acte de conscience se vive individuellement, c’est dans la conscience collective qu’elle puise son ressenti. Il appartient de mesurer objectivement la portée de la conscience individuelle et sa relation avec une hypothétique conscience universelle.

S’il est simple de parler en termes généraux du système unitaire qu’est l’univers, c’est dans les détails, dans la complexité des interactions compartimentées dans une infinité de structures et à des niveaux spatio-temporels  illimités que se situe la difficulté de son observation. Le poète se sert de la clarté des mots et du langage des images comme bâton de pèlerin dans sa prise de conscience. L’expansion de l’univers est concomitante à l’accroissement de sa  complexité. La complexité des systèmes écologiques et du processus d’évolution des espèces participe de l’entrecroisement de réseaux de communautés d’espèces variées qui tendent à l’instabilité. L’être vivant est lui-même un système hautement structuré qui se maintient et se reproduit  par le biais d’une pléthore d’activités visant à l’auto-organisation, propriété innée des systèmes complexes. En 1991, Stuart Kauffman écrivait qu’il n’y avait pas de consensus quant à la définition de la complexité.  Pourtant quand on parle d’incompressible complexité, il me semble que c’est du passé dont il s’agit et de la construction évolutive du futur.

Quand on parle de la complexité biologique au bord du chaos, cela signifie que le chaos fait partie intégrante du comportement des systèmes complexes. Entre chaos et antichaos, le processus de complexification engendre des états critiques desquels surgissent des processus de renormalisation caractérisés par des aspects simples et réductifs dans des cadres spatio-temporels en mouvement. Du fait d’un principe d’universalité en mécanique statistique, des systèmes très différents qui partagent certaines caractéristiques fondamentales se comportent de la même façon lorsqu’ils sont proches de la zone critique de transition. La criticalité/criticité auto-organisée caractérise les systèmes complexes, formés de nombreux éléments en interaction, qui évoluent vers le seuil critique. De ces systèmes complexes émerge une dynamique nouvelle qui ne découle pas nécessairement des propriétés de leurs éléments constitutifs. Une conséquence particulièrement importante du point critique est le découplage entre processus micro- et macro-évolutionnaires.

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Élection historique

Publié le par Ysia

En ce mois de novembre dédié chaque année depuis 1990 à la célébration de  l’héritage et du patrimoine du peuple amérindien, une étape importante vient d’être franchie.  Parmi plus de cent femmes élues membres du nouveau Congrès, deux Amérindiennes ont remporté une victoire historique mardi dernier. Dans le contexte actuel de suppression de droit de vote des minorités, en particulier des Amérindiens,  et de l’impact de la construction du mur frontalier sur les familles amérindiennes qui vivent des deux côtés,   Deb Haaland de la tribu Laguna représentera pour la première fois l’état du Nouveau-Mexique qui n’accorda la citoyenneté aux Amérindiens qu’en 1924 et le droit de vote qu’en 1948.

Deux Musulmanes ont également remporté une victoire historique avec leur élection au Congrès. En succédant à l’imposante figure noire américaine John Conyers, Rashida Tlaib d’origine palestinienne devient la représentante du 13ème district congressionnel du Michigan, le troisième plus pauvre du pays.

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Prélude dans la prison cosmique

Publié le par Ysia

L’écriture est un cheminement irrépressible et fragmenté dont la finalité est un mystère. Au cœur de la prison cosmique évolue la Terre autour du Soleil, peuplée de milliards d’êtres et de leur moi intérieur. A chaque instant, le moi s’agite et se déguise sous un habit social ou conceptuel, primitif ou narratif, autobiographique ou écologique.  Le soi individuel est intrinsèquement lié au corps, peu importe les masques qu’il porte en société, avec l’autre ou avec lui-même dans l’espace-temps, emprisonné. Je ne suis pas sûre qu’il faille étiqueter le soi.  Ce que je sais, c’est que, dissocié de mon être profond, mon moi rationnel apparaît tour à tour avec mon moi émotionnel dans une valse étourdissante et rarement avec mon moi spirituel qui recherche en arrière-plan les fils d’une vérité que mes mains ne peuvent rattraper jusqu’au bout du chemin… Ce que je sais, c’est que le soi se dépersonnalise pour se reconstruire à chaque étape d’une évolution personnelle irréversible lors de laquelle il redéfinit ses croyances et concepts dans une quête perpétuelle  d’ordre au bord du chaos, d’une nouvelle autoreprésentation de lui-même.

Il me semble qu’une structure fractale a pour raison d’être la libre circulation de l’information et s’il faut considérer l’univers comme un tout, habité d’étoiles moléculaires, peut-on parler de la conscience comme d’une forme d’énergie apte à se structurer en une série de niveaux auto-organisés dont les principes opérationnels ne découlent pas des niveaux précédents mais émerge de la criticalité/criticité auto-organisée de structures indépendantes de l’échelle universelle ?

Les fractales, phénomènes qui présentent une invariance d’échelle, sont nommées autosimilaires, c’est-à-dire qu’une modification dans l’échelle de mesure n’a aucun impact sur le comportement statistique observé. L’autosimilarité est une caractéristique essentielle de l’état critique.  En physique, les structures fractales émergent au voisinage de certaines phases de transition ponctuelles. Parce que les fractales impliquent des corrélations sur le long terme, elles reflètent fondamentalement comment les organismes vivants s’organisent et comment ils évoluent dans le temps.  Les structures autosimilaires existent à des niveaux divers en biologie et se manifestent aussi sous la forme de séries temporelles telles que les battements du cœur. La conscience, fractale temporelle, fait écho aux battements du cœur. L’univers s’adapte à la complexité de l’espace-temps et tend alternativement vers l’ordre et le chaos dans un cycle ouvert ou fermé.

La physiologie fractale, qui décrit des phénomènes de la vie organique, s’applique-t-elle aussi bien à la constitution des êtres vivants qu’à l’architecture moléculaire des étoiles froides de l’univers ? Le tissu moléculaire d’une étoile donne la preuve de l’émergence de structures auto-organisées et dépendantes de l’échelle considérée. S’il faut parler d’une conscience à l’échelle stellaire ou à l’échelle humaine, étudier comment le flux d’information traverse l’espace et le temps qu’il s’agisse de trous noirs, de jeunes étoiles de la Voie Lactée, des réseaux galactiques ou des réseaux neuronaux est la voie à suivre. Le poète, qui franchit le seuil de territoires inexplorés, tâtonne et trébuche et se laisse à rêver impatient que c’est à la frontière entre la physique quantique et la physique classique que voyage la conscience en apparence freinée dans ses mouvements à chaque échelon de l’échelle de grandeur et c’est par l’effondrement à l’échelle de Planck des espaces-temps superposés qu’elle se hisse d’un niveau à l’autre.

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