recherche en art

La vie n'est pas un fleuve tranquille

Publié le par Ysia

Le Livre des Récompenses et des Peines:

“ Aucune porte ne s’ouvre sur le malheur ni sur le bonheur. C’est l’homme qui en est l’agent!

太上感应篇:“祸福无门,惟人自召”

 

La vie aux accents mythiques a donné naissance à une expression intuitive de l’art, mais la capacité de lire les signes et symboles éthérés n’est plus et le sommeil s’approfondit. L’intellect devenu roi enferme au donjon l’intuition prisonnière. Notre liberté d’agir et de penser est révolue et l'imagination qui procède de l’entendement par les sens s'en est allée.  L’artiste à la merci de la société décadente répond aux avances de l'humanité égoiste. La conscience produit de l’évolution se dévoie. La connaissance mécanique croît au fil des mille et une technologies.L'intuition est morte, foulée au pied par la raison victorieuse.

La vie n’est pas un fleuve tranquille qui commence en amont et termine dans l'océan de l'outre monde. Elle se perd dans les méandres et crée des lacs fabuleux, des cascades gigantesques et irrigue la terre. La vie est faite de périodes saccadées, toutes différentes les unes des autres. De l’explosion créative au silence en passant par des instants où l'angoisse oppressante est reine. La créativité naît de l’intuitive compréhension d’une vérité. Elle se manifeste en flots irréguliers. Il n’ y a pas de continuité.

Tel un dialogue entre mon âme et l’Univers,  j’ai conscience de la portée philosophique de mon questionnement et concède que mon approche porte davantage les stigmates de mon doute philosophique qu’elle ne révèle ma quête artistique.

 

I am a philosopher, not a biologist or an anthropologist or a sociologist or historian or theologian. We philosophers are better at asking questions than at answering them, and this may strike some people as a comical admission of futility – “He says his specialty is just asking questions, not answering them, What a puny job! And they pay him for this?” But anybody who has ever tackled a truly tough problem knows that one of the most difficult tasks is finding the right questions to ask and the right order to ask them in. You have to figure out not only what you don’t know, but what you need to know and don’t need to know, and what you need to know in order to figure out what you need to know, and so forth. The form our questions take opens up some avenues and closes off others, and we don’t want to waste time and energy barking up the wrong trees. Philosophers can sometimes help in this endeavor, but of course they have often gotten in the way, too. Then some other philosopher has to come in and try to clean up the mess. (Daniel C. Dennett, Breaking the Spell, Penguin Group, 2006, p.19)

 

 L’évolution de l’homme à travers les temps ne l’absout pas de l’empoussièrement de ses pieds spirituels. Faut-il quitter la société, demeurer banni sa vie entière pour élever son esprit au risque d’affirmer son arrogance et son égoïsme ? Mes idées s’enchevêtrent. Il est temps de reconnaître ma propre limitation, que je suis une mortelle exilée. Résignation…L’exil que je m’impose aboutit à la fin de l’illusion de mon histoire individuelle. Le moment n’est pas encore venu de découvrir son cœur face au règne du vulgaire défendu par les êtres inférieurs. Cultiver la pureté du cœur et de l’esprit...

 

L’homme n’est pas un cercle à un seul centre ; c’est une ellipse à deux foyers. Les faits sont l’un, les idées sont l’autre. (Les Misérables)

 

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Au commencement

Publié le par Ysia

  Open the door

L’écriture marque le commencement de la civilisation humaine. Elle constitue le moyen de communication essentiel et permet l’accès à l’information. S’il faut dater de la culture Yangshao  (cinq mille à trois mille ans avant notre ère) les premiers balbutiements des caractères chinois, l’écriture ossécaille d’il y a trois mille ans constitue une étape primordiale. A la frontière entre l'art et le langage...

Voir

  Le caractère chinois "voir" (见) 

 

était, à l’origine, composé d’un homme au-dessus duquel était dessiné un œil. Cela signifiait que “voir” n’était pas limité au seul acte optique, mais désignait une relation avec les objets, un contact spirituel avec eux, voire les gouverner (Maryse Shibata & Masumi Shibata, Les maitres du Tch’an (Zen) en Chine, Maisonneuve et Larose, 1985, p.153)

Voir est le résultat. Regarder est l'action. Il faut regarder pour voir et ne pas regarder sans voir.

Paire

 

Les symboles ne connaissent pas de frontière. Des symboles élémentaires tels que la représentation de l’être humain en quelques traits, image commune et primitive, sont pour moi une réminiscence des idéogrammes chinois qu'illustre le développement au cours des âges du caractère ren qui, dans l'écriture osécaille, me fait penser à  la onzième lettre de l'alphabet grec, la minuscule lambda

 

  Au fil des siècles, chaque génération donne sa propre interprétation des vieux symboles, fondée sur la rationalisation du moment. Mais c’est la prérogative des artistes et des poètes de donner leur version spontanée et intuitive des symboles originaux enfouis dans l'inconscient collectif. (Rudolf Wittkower, Allegory and the Migration of Symbols, Interpretation of visual symbols, p. 173-187, Thames and Hudson)

 

Parce que les mots n’existaient pas, c’est par l’image et le symbole que la communication s’est instaurée. Image tirée des phénomènes. Mais qu’est-ce qui a précédé ? Les phénomènes de l’univers que sont le soleil, la lune et les étoiles, les montagnes, les cours et masses d’eau ou les règles régissant cet univers, lois astronomiques, providence céleste fondée sur la dictature des nombres dans une disposition avancée, un agencement précis ? Les phénomènes tiennent leur réalité dans la science des mathématiques. 

 

Au centre de l'enseignement du Livre des mutations, legs de l'empereur mythique Fuxi, l'idéogramme jing (le puits) n’a quasiment pas évolué depuis l’écriture osécaille des temps anciens et se retrouve identiquement dans les langues japonaise, coréenne et chinoise. Gouffre infernal ou source de vie? Le cercle, symbole de l’éternité, qui s’ouvre comme une bouche dans les entrailles de la terre. Puits de vérité ou puits d’ignorance où la grenouille se complaît au clair de lune. Image sensible et universelle. Puiser au fond du puits pour y tirer un secret enfoui...

 

A l’origine le caractère chinois chu 出 représentait une tige sortant du sol, réceptacle tellurique, dont le pédoncule porte les fleurs. C’est ce mouvement vers l’extérieur, jet  vertical qui symbolise l’ouverture du cœur et de l’esprit par une échappée divine.

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Symboles préhistoriques

Publié le par Ysia

D’après les premiers résultats des recherches de Genevieve von Petzinger, au-delà des divers animaux reproduits sur la roche, 26 symboles ont été répertoriés, comme l’aïeul de notre langage, dont le tracé rappelle les signes de  l'alphabet protosinaïtique. Parmi ces symboles, on retrouve le cercle et l'angle ouvert (dont l'étude japonaise citée dans l'article du 12 janvier a souligné la place dans l'art ancien chinois).

 

O (4)

 

Enso japonais, réminiscence voire rémanence du cercle premier.

 

 

 

“Simple linear lines in red seem to mark the beginning of the painted cave; the beginning of the experience. These enigmatic and understated decorations continue, with a hundred or so red and black geometric signs - dashes, bars, lines, and series of dots - some painted using tools, some using fingers. The red is hematite, the black is either manganese dioxide or charcoal, both ground and mixed with water or fat. They have been daubed strategically, sometimes opposite each other, sometimes on either side of a conspicuous fissure. Shortly after this, the animal figures appear, and the prehistoric dialogue continues to unfold. Are the geometric signs a scripture that can eventually be deciphered?”  ( Caverne de Niaux,  Peter Robinson, rédacteur en chef, Bradshaw Fondation)

 

 

 

Tanzanian figuresAfrican Chair

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Sur l'origine de la thérianthropie

Publié le par Ysia

Je sais qu'il ne faut pas confondre réalité et observation, mais c’est le privilège de l’artiste que d’offrir une approche plus personnelle et subjective de l’art, même préhistorique, et d’individualiser notre monde.  Le renne, l’ours, le lapin, le rhinocéros, le cheval, l’antilope, le porc, le lion, le renard et bien d’autres font partie de l’imagerie des peuples anciens. L’homme préhistorique fait sien son pouvoir de réalisation par mimésis à travers les processus que la psychanalyse moderne nommerait paréidolie, apophénie et hiérophanie. Plus de 4 milliards d’années compte notre planète, qui sommes-nous ? La mémoire collective est victime des éboulis du temps par la faute desquels notre oubli a fait tomber le rideau sur les symboles originels.

 

Sur l'origine de la thérianthropie et s'agissant de l'art préhistorique des grottes en France et en Espagne, l'auteur de The creative explosion  écrit :

 

Bouc"Artists frequently drew parts without bodies as well as bodies without parts, isolated horns, heads, legs, necks, and so on. They also have a variety of ways of distorting animal forms, depicting horses for examples with round ballooning or sausage-like "dachshund" bodies, long snakelike necks, and timy heads some with weird "duckbill" mouths. Their works included ambiguous animals, ill-defined creatures with could be horses or oxen or deer, bison or ibeses... - not to mention an abundant menagerie of "monsters" or imaginary species like the so-called unicorn in Lascaux, bears with wolf heads and bison tails, reindeer with webbed feet"  (John E. Pfeiffer, The creative explosion, Harper & Row, 1982) Cerf

 

S'agissant des figures inachevées de l'art préhistorique, Denis Vialou affirme: “Il nous a semblé impossible de concevoir qu’il ne s’agissait que de traces accidentelles (peintes) ou de traces de fond (graves). L’éventualité de maladresses d’artistes ou d’ « écoliers » parut d’autant plus invraisemblable que la plupart de ces témoins sont insérés dans les panneaux les mieux composés... L’absence de connotations rationnelles nous a poussé à localiser leur origine dans une ambiance symbolique, diffuse, frustre, primaire" (Denis Vialou, L'art des grottes en Ariège magdalénienne, CNRS, 1986, p.393)

Cheval

 

  Symboles qui me fascinent.  Denis Vialou observe qu'il ne suffit parfois que d'une marque, un signe pour représenter un bouquetin ou qu' une ligne en « S » représentant une corne de bison, à côté d'un œil de bison, suffit à identifier l'animal. Schématisation, dépouillement extrême. Réduction à l'essentiel.

Alors que le propos d'une oeuvre d'art est par le biais d’une tridimensionalité de donner corps à une pensée, c'est vers une simple linéarité, une simplification graphique, une iconographie pure que je tends irrésistiblement.

  Poisson à deux têtes

        " Le mystique sait tout en se sachant ignorant ; il peut tout en reconnaissant son incapacité." *

 

 

L’art est un miroir dans lequel se reflète une image de nous,  une sorte de gémellité : un corps à deux têtes, un poisson à deux têtes, un visage double, une reproduction symétrique d’un objet coupé en deux. 

 

Doubleface (color) Dans le miroir, il y a l’idée de passage vers un autre monde, un au-delà. Et si dans l’ensemble des choses visibles et invisibles, il y avait une frontière les séparant ?   L'homme et sa doublure. Et si l’idée du miroir avait précédé l’objet du miroir et que par la gravure et la peinture, l’homme primitif avait tenté de reproduire l'expérience de son propre dédoublement de l'Un originel ?    Et si les rêves n’étaient que résonance ? De l’être à ses émanations.

 

 

 

Faut-il chercher au fond des cavernes les éléments d’une religion primitive qui expliqueraient le comportement de nos ancêtres ?Vénus à la traîne

 

« N'oublions pas que nous cherchons au fond de l'âme, par voie d'introspection, les éléments constitutifs d'une religion primitive. » (Bergson, Les deux sources de la morale et de la religion, 1932, p.81).

 

Ainsi l’homme des cavernes incarne notre propre questionnement de l’âme dans la pénombre, de tâtonnements en tâtonnements. C'est du fond denous-mêmes que nous tentons de ramener une révélation de la vérité à la surface de notre conscience . La caverne est un temple dont la disposition respecte les règles d'une religion primitive.

 

... Etrange association d’idées qui me pousse malgré moi à comparer la Vénus sibérienne (Malta) à une Vierge byzantine !!!!!

 

* « Le paradoxe dans la mystique : Le cas de Hallâj », Pierre Lory, dans Ésotérismes, gnoses & imaginaire symbolique : Mélanges offerts à Antoine Faivre, éd. par R. Caron, J. Godwin, W. J. Hanegraaff et J.-L. Vieillard-Baron, Leuven, Peeters, coll. Gnostica, 2001.

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Agonie et extase de la création

Publié le par Ysia

La créativité est un état d’esprit qui se nourrit de lui-même et de son environnement. La créativité, c’est comprendre intuitivement les règles symboliques. C’est porter son attention en-dehors de soi sur l’inattendu, l’inconnu, le mystère. C'est se perdre soi-même pour que surgisse sa voix intérieure, cri desespérément humain. Il faut reprendre son souffle et trouver sa voie, sa voix en  laissant venir l’inspiration. Continuer sans l’ombre d’un doute, sans ultime récompense, juste par passion ou obstination et laisser un brin de folie s’infiltrer dans sa vie.

 

This capacity to invent a striking pattern, especially when applied to such familiar shapes as a head or a hand, is what is known as artistic imagination. Imagination is by no means first of all the invention of new subject matter, and not even the production of just any kind of new shape. Artistic imagination can be more nearly described as the finding of new form for old content, or - if the handy dichotomy of form and content is eschewed - as a fresh conception of an old subject. The invention of new things or situations is valuable only to the extent that they serve to interpret  an old - that is, universal- topic of human experience. (p.142, Art and Visual Perception, Rudolf Arnheim) 

*CREATIVITY (Flow and the psychology of discovery and invention), Mihaly Csikszentmihalyi, First HarperPerennial Edition, 1997

 

Il me tient d'ajouter au titre de l'extase le commentaire ancien chinois s’agissant des six règles régissant l’art de la peinture selon Xie He (5e -6e siècle) 谢赫. La première 气韵生动 fait référence pour certains à la résonance spirituelle et pour d’autres à la vitalité (du trait). a pour sens original le souffle. rappelle la note musicale, expression sonore par définition temporelle. C’est cette énergie vibratoire que l’artiste cherche à faire passer dans sa création. Pour une excellente présentation des six principes (en anglais), à lire la page d’Ulrich Theobald.

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Symbolisme de la Lumière

Publié le par Ysia

As-tu pénétré jusqu'aux sources de la mer? T'es-tu promené dans les profondeurs de l'abîme?  Les portes de la mort t'ont-elles été ouvertes? As-tu vu les portes de l'ombre de la mort? As-tu embrassé du regard l'étendue de la terre? Parle, si tu sais toutes ces choses.  Où est le chemin qui conduit au séjour de la lumière? Et les ténèbres, où ont-elles leur demeure? Peux-tu les saisir à leur limite, Et connaître les sentiers de leur habitation? (Job 38 : 19 Louis Segond (1910))

 

Est-ce la lumière qui se retire ou les ténèbres qui recouvrent de leur manteau la lumière ? Est-ce les êtres sensibles et objets inanimés qui reflètent la lumière ou ont-ils en eux une lumière intrinsèque dont l’éclat varie suivant les circonstances spatiales et temporelles? Luminosité ou réflexion? L’illumination, c est le degré de luminosité qui s'ajoute à l’éclat ou à la couleur d’un objet (Rudolph Arnheim, Art and Visual Perception, Chapter VI, Light), comme une couche de lumière laquée. Ainsi parle-t-on de relativité dans l’intensité lumineuse et observe-t-on l’éclat de chaque objet inanimé et être sensible dans le monde environnant, suivant l’intensité lumineuse des uns et des autres.   Winged-Old-Man-with-a-Long-White-Beard

 

L’effet de lumière ou effet de transparence est réalisé par la technique du glacis. Vers 1500, les peintres utilisaient du papier de couleur sur lequel ils appliquaient des reflets d’encre blanche et des hachures noires pour marquer les ombres. Souvent, ils commençaient leurs œuvres par une peinture monochrome, esquisse de fresque, qu’ils recouvraient d’un glacis transparent. Le symbolisme religieux de la lumière était connu des peintres depuis l’époque du Moyen-âge. Les peintures de Rembrandt présentent une scène sombre au centre de laquelle une lueur de lumière porte un message  de l’au-delà (Rudolf Arnheim, Art and Visual Perception).  Puisque l‘art cherche à tromper, Rudolf Arnheim explique dans son ouvrage Art and Visual Perception, a Psychology of the Creative Eye, l’importance du volume, de l’espace, des couleurs, du mouvement et des formes dans l‘art de la tromperie. Quelques règles d’or privilégient l’ordre dans l’équilibre et la mesure, règle de simplicité, à laquelle s’emploient les traits de Titien, les hachures et les lignes courbes de Dürer. Il met l’accent sur l’orientation dans l’espace, la constance des formes et la taille des objets dans le but de produire l’effet d’illusion. C’est la complexité de la relation entre ces différents éléments qui contribue largement au lyrisme d’une œuvre vivante. Toute déviation de cette ligne de conduite demande à être expliquée et justifiée, invoquant les raisons suivantes :

  • l’incompétence de l’artiste
  • son incapacité à  reproduire ce qu’il voit au lieu de ce qu’il sait,
  • sa mise en application aveugle des conventions,
  • son handicap visuel ou trouble neurologique qui entrave sa faculté visuelle
  • sa violation délibérée des règles d’exécution (p.97) 

Il s’agit de trouver l’équilibre:

  • entre le côté droit et le côté  gauche : when two equal objects are shown in the left and right halves of the visual field, the one on the right looks larger. For them to appear equal, the one on the left has to be increased in size.
  • entre le haut et le bas: If one wants the two halves to look alike, one must make the upper half shorter. (p.30)

Quant aux couleurs, red is heavier than blue, and bright colors are heavier than dark ones…A black area must be larger than a white one to counterbalance it. Rembrandt notamment renonça à utiliser la couleur bleue because it did not fit its chords of golden brown, red, ocher, and olive green. (p.60)

 

Rudolf Arnheim poursuit  sur le thème de la perception visuelle en énumérant les différentes formes de représentation à travers les âges, notamment :

  • la présentation vue de côté et orthogonale des figures de l’Art égyptien,
  •  la représentation en perspective, notamment par le chevauchement,
  • l’introduction de la troisième dimension par l’arrangement oblique des formes et  des objects,
  • la juxtaposition des plans qui donne de la profondeur au champ visuel et
  • l'image de répliques opposées dans les arts ethniques : The American Indians solved the problem of presenting the characteristic side view and the frontal symmetry of an animal at the same time by splitting the body into two side views. These were combined in a symmetrical whole and kept precarious contact with each other by sharing either the middle line of the back or the head or by cohering at the tip of the nose or the tail.(p.131-132) . Ces mêmes représentations se retrouvent sous des formes similaires dans l’art décoratif ancien chinois, telle celle inspirée par les figures bestiales 饕餮 des motifs décoratifs millénaires, dont la raison d’être était de chasser les mauvais esprits.   

 

Taotie

Enfin, c’est la vision périphérique qui permet l’appréhension de l’énigme de la Joconde : son sourire…  

Les neurones du cortex visuel primaire ne réagissent pas seulement aux lignes mais plus précisément à celles présentant une orientation spécifique – verticale, horizontale ou oblique (The Age of insight, pp.246 & 260, Eric R. Kandel, Random House, 2012). La créativité du cerveau s’exprime dans la capacité du système visuel de révéler chaque image, chaque tableau, chaque paysage sous des conditions différentes de luminosité et de distance (The Age of insight, p.236, Eric R. Kandel, Random House, 2012).  

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