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David de la Mano

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David De La Mano, Arlington, Virginie
David De La Mano, Arlington, Virginie

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Le fou sur la colline

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Qu’est-ce qu’une démocratie véritable?

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En 2009, le 17 septembre a été proclamé la journée de la Constitution et de la citoyenneté car c’est ce jour-là en 1787 qu’a été signée la Constitution américaine. S’il faut faire un bilan de sa mise en œuvre, il appartient d’observer les tendances actuelles.

 

L’Amérique se récrie contre l’inaction de ses représentants et la sclérose de la branche législative. Le dernier amendement à avoir été adopté remonte à 1992. Il n’était ni question d’abolition de  l’esclavage ni de droits civiques mais du salaire des membres du Congrès. À ce jour, 56 lois ont été promulguées par le 116ème Congrès depuis janvier 2019. Le nombre des lois, dont beaucoup ne sont que cérémonielles,  s’est vu graduellement baisser ces dernières décennies.  

 

Étant donné l’incapacité du Congrès et du Sénat à faire passer des lois, c’est la branche exécutive qui a pris l’initiative de pallier la paralysie du législatif, mais elle s’est chargée non seulement de faire appliquer les lois mais aussi de les interpréter, ce qui conduit à la remise en cause de ses décisions devant les instances locales, régionales et la Cour suprême et, contribue du coup, au rôle accru du pouvoir judiciaire et à l’élargissement de la compétence de l’ensemble des juridictions.

 

Une démocratie véritable nécessite-t-elle la réforme de la branche législative et l’élection directe et régulière de tous les représentants politiques et juridiques des trois branches du gouvernement?

Somerset County Courthouse, Pennsylvania

Somerset County Courthouse, Pennsylvania

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La frileuse sous l’œil de l’artiste

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Winter, The Metropolitan Museum of Art, New York

Winter, The Metropolitan Museum of Art, New York

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Promenade Classique

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Promenade Classique, Alexandria, Virginie (Anne et Patrick Poirier)
Promenade Classique, Alexandria, Virginie (Anne et Patrick Poirier)
Promenade Classique, Alexandria, Virginie (Anne et Patrick Poirier)

Promenade Classique, Alexandria, Virginie (Anne et Patrick Poirier)

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Apple Carnegie Library

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David Rubenstein, milliardaire omniprésent à Washington, président de l’organe d’administration du Festival national du livre organisé chaque année à Washington par la Bibliothèque du Congrès, a tenu hier comme à son habitude à interviewer quelques auteurs. Entretiens et discussions ont abordé notamment les questions suivantes : la fusion des intelligences humaines et artificielles, la transparence émotionnelle dans les relations humaines, la critique d’une spécialisation précoce et trop rigide des connaissances, une nouvelle présentation de l’histoire de l’évolution, l’avenir du capitalisme, une rétrospective des évènements politico-historiques qui ont conduit aux premiers pas de l’homme sur la Lune. David Rubenstein a également financé l’agrandissement du Centre Kennedy avec la construction de nouveaux espaces publics et salles polyvalentes conçus par l’architecte américain Steven Holl. Des manifestations se tiendront à partir du 7 septembre pour célébrer son inauguration.

 

Prenant exemple sur les philanthropes richissimes Andrew Carnegie et John D. Rockfeller, la compagnie Apple tient, elle aussi, à laisser sa marque à Washington en finançant la restauration du bâtiment de la bibliothèque historique de Washington, sur la place du mont Vernon, offerte en donation par Andrew Carnegie en 1903. Apple y loue désormais le rez-de-chaussée tandis que l’étage supérieur abrite le Centre d’histoire de la ville de Washington.

Apple Carnegie Library
Apple Carnegie Library
Apple Carnegie Library

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A quoi tout cela aura-t-il servi ?

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There is no point. It’s a foolish question.

Herbert Fingarette

 

Dignité et Fierté nous animent. L’un des défis pour une personne âgée est d’apprendre à demander et recevoir l’aide des autres. L’indépendance qui marque les habitudes de vie oblige à redouter son déclin. 

 

Alors que la vanité pousse à croire en l’existence du soi et de sa propre individualité, le corps ancré dans le temps sent imperceptiblement la vie lui échapper. A 97 ans, le philosophe Herbert Fingarette a fait face, jusqu’au seuil de la mort, à l’énigme de sa vie dans un état de vulnérabilité extrême. 

Old age is a ceremony of losses

Donald Hall (1928-2018)

Cest le passage du temps qui alimente notre questionnement sur le sens de la vie. David Brooks dans son livre intitulé La seconde montagne ( The Second Mountain: The Quest for a Moral Life)  et Douglas Rushkoff dans L’équipe des hommes (Team human ) cherchent à démontrer la dimension collective, communautaire, de la vie dans le cadre - il me semble - d’une évolution transcendante de l’humanité. Parmi une centaine d’auteurs, ils présenteront leurs ouvrages au Festival national du Livre qui se tient aujourd’hui à Washington.

Opposer la conscience individuelle à la conscience collective, c’est poser la question de savoir si la conscience est un concept relationaliste ou individualiste ou les deux à la fois. S’il s’agit d’un phénomène collectif qui pénètre à tous les niveaux, la substantialité du soi n’est qu’une illusion. La conscience s’est drapée du manteau de l’ADN. Elle a transmis sa mémoire à tous les êtres animés et inanimés. Il n’y a pas d’essence individuelle que le souffle de vie qui s’infiltre dans tous les orifices, que l’on nomme conscience. Il faut parler de réceptivité.

Une balade dans la conscience

S’il faut voir dans le soi une identité transtemporelle, la conscience collective en est l’origine lointaine, le monde phénoménal et le monde neurobiologique y sont inextricablement imbriqués.

Le monde des émotions et des sentiments

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Treizième exposition annuelle d’Art Brut de Washington

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Bodhisattva

Bodhisattva

Treizième exposition annuelle d’Art Brut de Washington
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Diogène de Sinope

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Peinture de Jules-Bastien Lepage (1848-1884)

Peinture de Jules-Bastien Lepage (1848-1884)

Peinture attribuée au peintre Giovan Battista Langetti  (1635–1676)

Peinture attribuée au peintre Giovan Battista Langetti (1635–1676)

Peinture de Carlo Dolci  (1616–1686)

Peinture de Carlo Dolci (1616–1686)

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Misère

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Théodore Géricault, Pity the Sorrows of a Poor Old Man! Whose Trembling Limbs Have Borne Him to Your Door, from Various Subjects Drawn from Life and on Stone, also known as the English Series, 1821. Lithograph. Yale University Art Gallery, Gift of Charles Y. Lazarus, B.A. 1936

Théodore Géricault, Pity the Sorrows of a Poor Old Man! Whose Trembling Limbs Have Borne Him to Your Door, from Various Subjects Drawn from Life and on Stone, also known as the English Series, 1821. Lithograph. Yale University Art Gallery, Gift of Charles Y. Lazarus, B.A. 1936

 

Alors que je terminais la rédaction d’un article sur les mille et une façons d’être, j’ai pris le temps de parcourir le livre de l’historienne de l’art Linda Nochlin, intitulé Misère (2018). 

 

De Saint-Jérôme au vieil homme laissé à lui-même, abandonné dans sa misère au carrefour de l’existence, la Misère, écoeurée, n’a que fi des mots et implore le réveil des consciences. 

 

Les artistes qui la contemplent et trop souvent la vivent savent brosser des tableaux poignants et se servent, dans leur réalisme, de la satire pour décrire la misère humaine et la société rendue insensible.

 

 

 

Gustave Courbet. L’Atelier du peintre. Allégorie Réelle déterminant une phase de sept années de ma vie artistique (et morale)

 

Dans le cadre du vieux débat sur les choix économiques résonnent les paroles d’Eugène Buret :

 

“A côté du grand phénomène de l'accroissement des richesses, il est, chez les nations les plus avancées en civilisation et en richesse, un autre phénomène, bien aussi digne que le premier, d'appeler l'attention des économistes, et qu'ils ont tous plus ou moins négligé ; nous voulons parler du phénomène de la misère. Et cependant l'étude de la misère , s'il est vrai que la misère existe , s'il est vrai surtout qu'elle marche du même pas que la richesse, qu'elle se développe sous l'influence des mêmes causes, qu'elle en soit le contre-poids , la compensation fatale, l'étude de la misère n'est-elle pas une partie intégrante et nécessaire de l'économie politique ou sociale, ou de la physiologie de la société, comme on voudra l'appeler? Nous ne croyons pas faire un jeu de mots en disant, qu'en regard du tableau de la richesse des nations, il faut placer aussi le tableau de la misère des nations” (De la Misère des classes laborieuses en Angleterre et en France : de la nature de la misère, de son existence, de ses effets, de ses causes, et de l'insuffisance des remèdes qu'on lui a opposés jusqu'ici, avec les moyens propres à en affranchir les sociétés, 1840, p.13)

La misère, "...c'est le dénûment, la souffrance et l'humiliation qui résultent de privations forcées, à côté du sentiment d'un bien-être légitime, que l'on voit tout le monde se donner à peu de frais , ou que l'on s'est longtemps donné à soi-même” (ibid. p.112)

“...c'est la pauvreté moralement sentie. Il ne suffit pas que la sensibilité physique soit blessée par la souffrance, pour que nous reconnaissions la présence du fléau : il intéresse dans l'homme quelque chose de plus noble , de plus sensible encore que la peau et la chair ; ses douloureuses atteintes pénètrent jusqu'à l'homme moral. A la différence de la pauvreté qui, comme nous allons le voir, ne frappe souvent que l'homme physique, la misère, et c'est là son caractère constant, frappe l'homme tout entier, dans son âme comme dans son corps. La misère est un phénomène de civilisation; elle suppose dans l'homme l'éveil et même déjà un développement avancé de la conscience”. (ibid., p.113)

 

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