Serment du traducteur

Publié le par Ysia

Huit règles gouvernent la conduite des traducteurs de textes bouddhiques :

  1. Un traducteur doit se libérer de toute motivation qui le pousserait à rechercher gloire et célébrité
  2. Un traducteur doit se garder de toute arrogance et de vanité
  3. Un traducteur s’abstient de se vanter et de dénigrer autrui
  4. Un traducteur ne doit pas s’établir comme le garant de l’exactitude et empêcher les autres dans leur travail par son esprit critique
  5. Un traducteur doit adopter l’esprit du bouddha comme le sien.
  6. Un traducteur doit se servir de la sagesse que détient l’œil du Dharma perçant pour définir les principes véritables
  7. Un traducteur doit invoquer les êtres vertueux des dix directions pour qu’ils marquent de leur sceau ses traductions
  8. Un traducteur doit entreprendre de propager l’enseignement bouddhique par la publication de ses traductions une fois certifiées des œuvres bouddhiques (BuddhaNet)

Publié dans Bouddhisme Zen

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Déclinaison d'Aripa

Publié le par Ysia

Jade de Liangzhu

Figure anthropomorphe

Bird (2)

Bird

Bahinemo hook

Aripa (2)

Pourquoi ces Aripas me rappellent-ils lesJades de Liangzhu et ces figures d'Afrique? Parce que c'est ainsi qu'ils apparaissent dans l'encre de Chine. Sans fin ni commencement.

 

Les figures masculines à une jambe, appelées aripa - esprit de la chasse – se présentent toujours de profil, mais varient énormément dans leur attitude et leur forme intérieure. Ces figures sont complétées par d'autres ouvrages tout aussi variés, aux formes, significations et fonctions les plus différentes. On voit ici nettement que chaque maître - sculpteur a pu adapter librement les modèles transmis par la tradition, se servant parfois d'images qui lui apparaissaient en rêve. (Christian Kaufmann)

 

Figure anthropomorphe

 

Aripa

Publié dans Encre de Chine

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Birth of an artist

Publié le par Ysia

Gabby-s-bird.JPG

Publié dans Cheminement

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Head

Publié le par Ysia

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Publié dans Encre de Chine

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Noël 2013

Publié le par Ysia

Santa

Santa 0001

Santa_0003.jpg

Santa_0004.jpg

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Ghosts

Publié le par Ysia

Des sculptures Wollisho aux Warrah Bun Bun de Jeremiah Bonson...

 

 

 

Wollisho

 

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Publié dans Art et mysticisme

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Encre de Chine (3)

Publié le par Ysia

Mythological-Archer.JPG

Birdman.JPG

Mythological-Figure.JPG

Publié dans Encre de Chine

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Invictus

Publié le par Ysia

Dans la nuit qui m’environne,
Dans les ténèbres qui m’enserrent,
Je loue les Dieux qui me donnent
Une âme, à la fois noble et fière.

Prisonnier de ma situation,
Je ne veux pas me rebeller.
Meurtri par les tribulations,
Je suis debout bien que blessé.

En ce lieu d’opprobres et de pleurs,
Je ne vois qu’horreur et ombres
Les années s’annoncent sombres

Mais je ne connaîtrai pas la peur.

Aussi étroit soit le chemin,
Bien qu’on m’accuse et qu’on me blâme
Je suis le maître de mon destin,
Le capitaine de mon âme

Et pourtant la menace du temps

Me trouve et me trouvera, sans peur.

Peu importe l’étroitesse de la porte,
Le nombre des punitions sur le parchemin,

Je suis le maître de mon destin :
Je suis le capitaine de mon âme.

Depuis l’obscurité qui m’envahit,

Noire comme le royaume de l’enfer,
Je remercie les dieux quels qu’ils soient
Pour mon âme indomptable

Dans l’étreinte féroce des circonstances,

Je n’ai ni bronché ni pleuré
Sous les coups de l’adversité.
Mon esprit est ensanglanté mais inflexible.
.Et pourtant face à la grande menace

Je me trouve et je reste sans peur.

Peu importe combien le voyage sera dur,
Et combien la liste des châtiments sera lourde,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.

 

Invictus est le poème préféré de Nelson Mandela (1918-2013)

Publié dans Cheminement

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Une dimension nouvelle

Publié le par Ysia

La captivité est un état terrible pour toute espèce intelligente et consciente d'elle-même. Quelle illusion ce serait que de croire le contraire!


Ainsi s'est exprimé le juge Segal en juillet 2012 lors d'un procès mettant en cause le mauvais traitement des éléphants au zoo municipal de Los Angeles. S'agissant de l'humanité des non-humains, la conscience de soi et la conscience du passé et du futur sont les traits préalables de la personne en tant qu'entité individuelle. Singes, dophins, baleines et perroquets, que sont-ils? Peut-on leur réfuter sous le prétexte de l'absence de communication entre espèces la valeur de personne et ses propres besoins ? Sommes-nous prêts à dire que le droit de disposer de son corps ou habeas corpus  va tant pour l'être humain que pour l'animal ? S'ils ne peuvent se défaire de leur statut de propriété, il revient à l'être humain la responsabilité morale de pourvoir à leur bien-être et de contribuer à leur bonheur, encore faut-il le définir car un bonheur sans liberté est par essence limité. L'avenir décidera de la reconnaissance pour les non-humains de leur personne juridique et de leurs droits qu'il incombe de définir et de respecter car est-il bien raisonable de tenir pour propriété des êtres dont il est scientifiquement prouvé qu'ils sont capable d'éprouver des émotions?

 

 Considering the Humanity of Nonhumans

The Nonhuman Rights Project

The Kimmela Center for Animal Advocacy

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La licorne spirituelle

Publié le par Ysia

Talisman

Talisman

Peut-être l'histoire universelle n'est-elle que l'histoire des diverses intonations de quelques métaphores (José Luis Borges)

 

La licorne et le dragon habitent mon imaginaire. Qu'est-ce  qui rapproche le chêne du Nautile ? L'empreinte du temps dans chaque nœud d'écorce, chaque loge du coquillage. Formes d' ammonites, formes de Nautile, quel secret recèlent-elles? Le Nautile n'est pas descendant d'une ammonite mais d'un sous-groupe encore plus ancien des céphalopodes connus sous le nom de nautiloïdes apparus pour la première fois il y a 490 millions d'années. La spirale logarithmique de sa coquille fait écho à la symétrie de l'ADN. Mon âme, mon aura,  posera-t-elle une énigme aussi parfaite ?

 

D'après Le Cosmicomiche d'Italo Calvino (1965), Qfwfq fut longtemps un mollusque inférieur condamné à vivre chaque instant l'un après l'autre, prisonnier d'un éternel présent. Jours et nuits se brisaient sur lui comme les vagues toutes interchangeables, identiques ou aux différences purement fortuites. Tentant de séparer son présent de tous les autres, Qfwfq commença à bâtir une coquille dans l'espoir de dresser des marqueurs à chaque accrétion spirale, comme s'il construisait sa propre horloge. Il chercha à créer une coquille temporelle extrêmement longue et ininterrompue, mais une spirale infinie s'avère impossible.  La coquille grossit et s'élargit et, à un certain moment, s'arrêta  - et voilà. Les autres mollusques essayèrent de faire de même mais leur effort demeura vain. Le temps refusa de durer. Les coquilles friables se morcelèrent. Elles n'étaient que des illusions passagères qui ne durèrent que le temps d'une minuscule coquille éphémère, fractions de temps détachées et distinctes les unes des autres. Qfwfq comprit qu'il fallait laisser à un autre le soin de s'assurer que tout ce qui reste ou est enfoui soit le signe de quelque chose d'autre...(The Book of Barely Imagined Beings, p.213)

 

Dressée sur son perchoir surplombant l'éternité dans son infinie solitude, à quoi songe la buse? Et les derniers dragons d'Afrique, ptérosaures survolant la terre il y a des milliers d'années sont-ils le réceptacle d'une sagesse millénaire transmise aux éperviers et faucons impassibles?  Et les arbres sur les branches desquels se posent les buses sont-ils des humains pétrifiés, condamnés au silence ? Quels sons hantent l'océan vingt mille lieues sous les mers ? L'absence de sons. Où en sont allés les chants de la baleine à bosse ? Un dialogue muet aux cordes sensibles invisibles s'instaure entre l'âme de l'homme et celle de la baleine. Les baleines grises lorsqu'elles s'approchent cherchent à communiquer. Mais que cherchent-elles à dire ? 

 

Ainsi raconte le peuple Chukchi de la Sibérie : Il était une fois une jeune femme qui tomba amoureuse d'une baleine boréale. Et lui, pour lui plaire, se transforma en un jeune homme. Ils se marièrent et la femme mît au monde des enfants hommes et baleines qui s'amusaient sur la plage et dans le lagon. La femme disait sans cesse à ses enfants et petits-enfants, "La mer nous donne la nourriture mais n'oubliez jamais que vos frères les baleines y vivent. Ne les prenez pas pour gibier et protégez-les. Chantez pour elles." Le village prospéra pendant de longues années jusqu'à un hiver très rigoureux lors duquel la famine sévit. L'un des petits-fils de la femme qui avait épousé la baleine dit à un autre, "pourquoi ne pas tuer et manger une baleine? Quelle sorte de frères sont- ils? Ils vivent sous mer et ne connaissent pas le langage humain." Sur ce, il pagaya jusqu'en haute mer et transperça de sa lance la première baleine qui s'était approchée du canot. À son retour, il déclara à sa grand-mère, " j'ai tué une baleine! Il y a de quoi manger pour nous tous." La femme qui avait  épousé une baleine, sachant ce qui s'était passé, se lamenta, "Tu as tué ton frère simplement parce qu'il ne te ressemble pas". Elle ferma les yeux et mourût.(ibid., p.279-280)

 

Et les papillons de mer et les colibris sont-ils nos frères? Une école de philosophie imaginée par José Luis Borges réfute l'existence du temps et affirme que le présent est indéfini, que le futur n'a de réalité qu'en tant qu'espoir présent et que le passé n'est rien d'autre qu'un souvenir présent. Mais si le temps n'existe pas, faut- il trouver l'origine de la vie dans l'espace ? Comment concilier le fait qu'il soit très probable qu'une forme de vie intelligente existe ailleurs dans l'univers et son absence de preuves? Poussant plus loin le paradoxe de Fermi, considérons qu'il y ait une infinité de planètes bleues dans l'univers séparées par une distance si grande avec lesquelles notre niveau de technologie ne nous permet pas présentement d'établir une communication interstellaire, faut-il en conclure que l'avancement des civilisations se heurte de manière universelle à un seuil technologique inéluctablement déterminé par notre propension à l'autodestruction ? Toute vie, quelle qu'elle soit, court fatalement à sa propre perte. 

 

(The Book of barely imagined beings, Caspar Henderson, The University of Chicago Press, 2013)

The three moons

The three moons

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