In Memory of Wu Chiyu 吳其昱 (1915-2011)

Publié le par Ysia

 

Huineng

En préface de son commentaire sur le Vajracchedikâ Sûtra (Le Sûtra du Diamant), Huineng dit :


Dans l’univers existentiel, il y a la montagne de l’ego. 

A l’intérieur de la montagne de l’ego, il y a la mine des passions.

Dans la mine des passions, il y a le joyau de la nature bouddhique.

Au cœur du joyau de la nature bouddhique, il y a l’orfèvre de sagesse.

Que l’orfèvre de sagesse perce la montagne de l’ego et découvre la mine des passions.

Par la fonte du minerai sous le feu de son illumination, il verra le diamant de la nature bouddhique qui brillera par la pureté de son éclat. (trad. par Ysia)

 

Huineng (638-713), le sixième patriarche du bouddhisme Zen, était un pauvre indigène du sud qui vendait du bois sur la place du marché. Pendant huit mois, il pila le grain au service de la communauté monastique de son prédécesseur Hongren. La pratique ascétique non pas qu’elle soit dévalorisée devient celle de tous les jours - en marchant, debout, assis ou couché. Le laïc qui n’a pas la possibilité de réciter à longueur de journée les sûtras ni de pratiquer la méditation des heures durant voit avec joie que cette conception de l’éveil est à  sa portée, qu’elle est la voie de son salut:


Mes bienveillants amis, si vous désirez cultiver (la pratique bouddhique), vous réussirez même si vous êtes laïques. Il n’est pas nécessaire d’habiter un temple (Sûtra de la plate-forme, section 36, You Feng, 1992).


Le personnage de Huineng n’est pas unique en son genre. L’histoire du bouddhisme indien donne notamment pour exemple Suddhipanthaka qui connut le grand éveil en balayant le sol. Deux conclusions s’imposent :

  1. L’ingratitude de leurs travaux manuels est le témoignage, par les textes, de la compassion qui caractérise le système mahayanique pour la douloureuse condition humaine.
  2. L’éveil se forge en l’esprit et n’a rien à voir avec la nature de nos occupations.

On peut aussi en déduire que le génie est un trait de l’humanité. Les êtres humains sont égaux devant l’éveil et, de ce fait, les plus durs labeurs acquièrent toute leur noblesse.

 

Bien que, parmi les hommes, il y ait ceux du Sud et ceux du Nord, il n'y a précisément ni nord ni sud dans la nature bouddhique. Bien que mon corps d'indigène soit différent du vôtre, maître, comment nos deux natures bouddhiques seraient-elles inégales? (section 3)

 

Deux stances, deux conceptions de la vie :
Le corps est l’arbre d’éveil
L’esprit ressemble au support d’un miroir brillant
Appliquez-vous à l’essuyer constamment
Afin qu’aucune poussière ne s’y dépose

A l’origine, il n’y a pas d’arbre d’éveil
Et le miroir brillant  n’a pas de support
Puisque la nature de bouddha est toujours pure et immaculée

Où donc adhère la poussière?   (Sûtra de la plate-forme)

身是菩提树,心如明镜台,时时勤拂拭,勿使惹尘埃 

菩提本无树,明镜亦非台,佛性常清净,何处惹尘埃

(Manuscrit de Dunhuang)  

 

L’image du miroir brillant est très présente chez les mystiques, qu’ils soient taoïstes ou bouddhistes Zen. Dans la traduction française Tchouang-Tseu, œuvre complète, de Liou Kia-hway (Gallimard), on peut lire au chapitre V, La vertu surabondante et authentique :

 

Sur un miroir brillant, la poussière ne se fixe pas ; si la poussière s’y fixe, le miroir n’est plus brillant.  (p.60) 

‘鑑明則塵垢不止,止則不明也

 

A consulter sur le site Méditation et bouddhisme à Paris l‘article d‘Urgyen Sangharakshita sur l’art et la vie spirituelle.

 

Le vent et la bannière

L’histoire symbolique du vent et de la bannière fait partie de ces récits de l’histoire du bouddhisme Zen (Chan) dont se dégage un enseignement d’une grande portée, chargé de poésie. Est-ce une fiction ou un fait authentique dans la vie de Huineng ? Elle symbolise, quoi qu’il en soit, l’illusion du monde sensible et fait partie de ces détails hagiographiques qui auraient mérité s’inscrire dans le récit original. La parabole du vent et de la bannière est à rapprocher de celle du papillon et de Zhuangzi. L’esprit est pareil à  un papillon volant inlassablement.

La légende 曹溪大师别传  rapporte :

Les moines qui souvent débattaient du sens des choses épiloguaient sur la bannière qui flottait au vent.
Le premier disciple déclara: “La bannière est inanimée. C’est le vent qui l’agite”
Le deuxième dit: “Le vent et la bannière sont tous deux inanimés, comment pourraient-ils faire un mouvement?”
Le troisième commenta : “Parce que les conditions sont harmonieusement réunies, le vent et la bannière ensemble produisent un mouvement.”
Le quatrième affirma: “Ce n’est pas la bannière qui s‘agite. C’est le vent qui circule naturellement.“
La communauté débattait, vociférant sans fin.
Le Grand Maitre Huineng les interrompit et dit à haute voix: “La bannière, pas plus que le reste, ne s‘agite. Le mouvement dont vous parlez, c’est l’esprit de l’homme lui-même qui le crée.” (trad. par Ysia)

  • Je n'avais  jamais considéré  la disposition spatiale d'un temple comme l'équation de nos trois natures,  la symbolique immatérielle de l'être humain.Le temple Guangxiao à Guangzhou 光孝寺 est celui dans lequel l'histoire de la bannière et du vent se serait  déroulée.Selon Yanagida et d'autres experts, 壇經 aurait été composé longtemps après le décès de Huineng.

 

Prose bouddhique

La déesse jadis s'est enfuie dans la lune.
Nous frappons à la porte de la bonzerie suspendue dans les nuages,
Par les plantes grimpantes emprisonnée.
La talentueuse Xuanji ne peut entrer
Alors que Sun Chuo connaît l’éveil.
Qui est le pieux laïc à moitié éveillé ?
C'est celui qui attend après le plus petit des trois Véhicules.
Quand les pieux laïcs offriront-ils un banquet maigre ?
Dans le monde de fraîcheur du mont Wutai,
La verve poétique illusoire est chassée !

Les courtisanes arborent des sourires
Tandis que ce jour s’écoule dans la bonzerie de mon pays natal.
Compatissant, tu as laissé quelques beaux vers dont j'ai le chant acclamé.
Sous le frais ombrage des bambous,
Tu séjournes au loin sur le mont Gajasîrsa.
Aux bâtiments couverts de chaume
Pend le lichen d’une beauté ravissante.
Sous la splendeur de la lumière automnale
Poussent les chrysanthèmes au pied de la clôture de bambous.
L'esprit vagabond transmet la méditation illusoire. (Le dévouement du marchand, You Feng, 2008)

Song Yu : célèbre poète originaire du pays de Chu.
Sun Chuo (314-371) : auteur de poèmes et de récitatifs.
Yu Xuanji (844-869) : prêtresse taoïste sous la dynastie Tang qui fut à l’origine courtisane.

Bodhidharma rencontre l'homme des cavernes

 

A l’origine, si je vins au pays des Tang,

Ce fut pour transmettre l’enseignement

Et sauver les êtres sensibles qui sont égarés,

Comme une fleur ouvrant ses cinq pétales,

Et dont le fruit formé mûrirait naturellement 

(Sûtra de la plate-forme, You Feng, 1992, p.84)

 Connaître les choses, ce n’est pas les saisir telles que nous les voyons. Il faut que  leur réalité invisible nous apparaisse, et pour cela, nous devons la rendre visible à notre esprit… Pour connaître les choses, l’homme doit les faire éclore. Qu’est-ce que cela veut dire ? Toutes choses sont créées non pas avec leur réalité entière et définitive, mais comme des semences qui devront germer, puis donner une plante avec des fleurs et des fruits…(Paracelse, volume 7 des Cahiers de l’hermétisme, p. 77, Albin Michel, 1980)

Contours et simplicité des lignes... Courbes fortes qui se suffisent à elles-mêmes et que des moines peintres dans un isolement parfait ont tracées et dessinées suivant une esthétique d’une sensibilité unique. Le moine ermite retiré dans une caverne, se fait-il l'écho, des siècles plus tard, de l’artiste de la préhistoire ?

Art et méditation, silence et création, profondeur et simplicité des traits fondamentaux. Image à l’encre japonaise. Peinture en tant qu'objet de contemplation.

Les bonzes japonais, comme Fūgai Ekun (1568-1654), qui choisirent de peindre, parfois  à l'automne de leur vie et dans l'isolement d' une caverne,  respectent à travers leurs œuvres les principes suivants: Asymétrie ou déni de la perfection; Simplicité ou modestie; Austère vénérabilité; Absence de prétention ou naturel; Profond mystère (Subtilité profonde*); Infinité (Liberté inconditionnelle*); Tranquillité (Sérénité*).

Voici ce que Stephen Addiss écrit dans The Art of Zen (Darry N. Abrams, Inc., New York, 1989, p.45-46) :

 

What made Fūgai decide to turn his back on the traditional Zen way of life and adopt such a primitive existence? Was he influenced by tales of eccentric Chinese monks and Taoist recluses of the past? Was he unhappy at the increasing materialism of Japanese culture ...? ...more probably, Fugai needed to live completely on his own in order to achieve his Zen goals... At first, he lived in a double-cave that had been a prehistoric burial site... After a year or two, Fūgai moved to another small cave... By living in a cave, Fūgai emulated Daruma (Bodhidharma), who is supposed to have meditated in front of a wall for nine years.

 

  Bodhidharma, sujet préféré des moines peintres japonais, est le fondateur légendaire de la secte Chan (Zen). Son origine est obscure. D'après une source, il serait un moine persan, arrivé en Chine vers 480. La tradition retiendra l'histoire décrite par Daoxuan 道宣 dans le Xugaosengzhuan 续高僧传, complément à la biographie des moines  éminents, et celle de Yangxuan 杨炫, contemporain de Bodhidharma, dans son Luoyangjialanji  洛阳 伽蓝记 :

Bodhidharma, le vingt-huitième patriarche de l'école Chan en Inde, arriva en Chine en 527. Contemplateur du mur 面壁 durant neuf ans, il est le lien entre le dhyāna indien (mot sanskrit signifiant concentration, méditation, traduit en chinois par chan 禅) et le chan chinois.

* Masumi Shibata, Les maitres du Zen au Japon, Maisonneuve et Larose, nouvelle édition,  2001

La culture japonaise reflète les apports de la civilisation chinoise de par leurs traditions imbriquées. A  la « consonance spirituelle » qu' attribue le peintre-photographe Lang Jingshan 郎静山 (1892-1995) à la peinture chinoise répond la notion de « paysage intérieur » défini par l'expert japonais Seigo Matsuoka comme une empreinte  spirituelle et  hautement consciente de l'art. Les traits austères de la peinture Zen, flanqués du vide sublimé, sont l'évidence d'une philosophie de l’Omission, provocateurs d'une absence qui impose silence à notre imagination.

 

One hand clapping

 

Sur le thème des représentations de figures animales et hybrides reprises notamment par Hakuin Ekaku (1685-1769), le plus célèbre moine artiste japonais des cinq cents dernières années, dont l’art regorge de blaireaux, de singes et de démons, Stephen Addiss écrit dans The Art of Zen, p.115 :

 

  The one-eyed goblins, the demons of musical instruments, the reptilian and bird-beak ogres, and all the assorted weird creatures – are they not ourselves? Their battles and their fears are our own…

 

Arhat

 

Faut-il chercher chez les moines chinois la source de l’inspiration des moines-peintres japonais? Guanxiu 貫休 (832-912) moine chinois originaire du Zhejiang à la fois peintre, calligraphe et poète aux remarquables effigies des seize arhats, rappelle l'importance, dans le Mahayanisme de l'Extrême-Orient, de ces ascètes aux rides symboliques qui portent sur leur visage le poids des passions humaines, des tourments et des souffrances existentielles des siècles passés.

 

Qu’est-ce qu’un arhat ? Dans Les seize arhats protecteurs de la loi de Sylvain Lévi et Edouard Chavannes, extrait du Journal Asiatique, juillet-août 1916, on peut lire que l'on mentionne pour la première fois le groupe des seize arhats dans la Relation sur la durée de la loi, énoncée par le grand Arhat Nandimitra 大阿罗汉难提密多罗 所 说法住记 traduit par Xuanzang 玄奘 en chinois :

 

Le Bouddha Bhagavat au moment de son parinirvāna a confié la loi sans supérieure à seize grands Arhat et à leur entourage, en leur ordonnant de la protéger de façon à ce qu’elle ne fût pas détruite... Parce qu’ils ont reçu le mandat du Bouddha, grâce à la force de leurs pénétrations surnaturelles, ils ont prolongé la durée de leur propre longévité

 

Le style grotesque hors du commun de Guanxiu rappelle celui des moines Zen japonais. Ces crânes bosselés comme des rhinocéros couchés, ces rides profondes, ces postures dissymétriques sont les prémices des peintures Zen. (Les Seize Arhat dans la peinture chinoise (VIIIe-Xe s.) et les collections japonaises : prémices iconographiques et stylistiques par Evelyn Mesnil, Arts asiatiques, 1999, volume 54, pp 66-84)

 

Publié dans Bouddhisme Zen

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Poète de l'Univers

Publié le par Ysia

Par l’éclat d’une image, le passé lointain résonne d’échos

(Gaston Bachelard, La poétique de l’espace)

 

  La géométrie de la génétique

 

Adam et Eve,

Porteurs de l’information génétique,

Matrices de la science et de la nature,

Par lesquelles jaillissent les rameaux héréditaires.

 

Façade du cerveau aux antennes visuelles et auditives,

Par les oreilles ont été perçus les premiers sons

De la double hélice primordiale à l’esthétique des lignes,

Miroir des formes équiangulaires dans un enroulement sans fin.

 

 

 Eclipse sur l’Ile de Pâques

  Ombre circulaire sur l’Ile de Pâques

Témoins de pierre de l’éclipse solaire

Soleil dodécagone aux douze pétales

Douze apôtres, une inspiration

Publié dans Cheminement

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Section 3.1

Publié le par Ysia

Bodh Gaya

SECTION TROIS: LA DOCTRINE ORTHODOXE DU GRAND VEHICULE

 

T. Le bouddha déclara à Subhūti : Tous les bodhisattvas, les grands êtres, doivent ainsi discipliner leur esprit.

C. Qu’elle soit passée ou future, si chaque pensée est pure et immaculée, ils s’appellent bodhisattvas. Si, sans régresser d’une pensée à l’autre, l’esprit,  même tourmenté, est constamment pur et immaculé, ils se nomment  les grands êtres. Et, si, usant de toutes sortes d’artifices, ils convertissent et guident (1) les êtres (2) avec miséricorde et charité, leur nom est bodhisattvas.  Sachant convertir ceux qui peuvent l’être, ils se nomment les grands êtres. Respecter tous les êtres, c’est ce à quoi se soumet leur esprit. C’est quand rien ne change ni ne varie (3).  Affronter toute circonstance avec équanimité, c’est ce qui définit leur véritable nature. On dit aussi : sans forme extérieure d’imposture ni forme intérieure de confusion (4) c’est là la véritable nature. Toutes pensées égales, c’est discipliner l’esprit (5).

 

(1) 化導 (convertir et guider) se transforme dans le commentaire de Daochuan en化度 (convertir et sauver)

(2) Les êtres ordinaires se concentrent sur leurs affections tandis que les bodhisattvas sont déterminés à s’éveiller. L’existence des premiers est une lutte perpétuelle. Ces luttes acharnées sont provoquées par l’attachement erroné aux affections qui brident la sagesse. C’est pourquoi chaque geste, chaque mot de l’être ordinaire met en avant son propre avantage, celui de sa famille et de son clan au détriment du bonheur de la majorité des êtres.  Par contraste, le bodhisattva aspire à l’éveil pour le  bien d’autrui. C’est cela le véritable éveil. La sagesse purifiant les affections, c’est ce vœu d’éveil qui domine l’esprit du bodhisattva. Faisant le vœu d’encourager l’éveil et de sauver les êtres. L’esprit du bodhisattva dont le seul désir est d’obtenir les vertus méritoires de la sagesse insurpassée est semblable au diamant. (Yinshun)

(3) L’expression rappelle celle du Vimalakirti Nidesa Sutra 夫如者不二不異 et que Robert Thurman traduit par reality does not consist of duality or of diversity.

真者不變。如者不異 explique en deux temps le terme 真如 tathāta qui se traduit par ainsité ou quiddité. Il définit la véritable nature de toute chose, seul absolu au sein de la relativité des choses de la vie et de la mort (Le Sûtra de la plate-forme, p.102). Ainsi il faut déduire du commentaire de Huineng que真如不變不異tathāta, la véritable nature de toute chose, est immuable et indifférenciée.

(4) Le caractère est remplacé par le caractère dans le commentaire de Daochuan, ce qui est corroboré par le plus ancien manuscrit présenté dans Enô Kenkyû, p.426.

L’imposture marque les actes extérieurs. La confusion mentale naît de l’intérieur. 外不假曰真。內不亂曰如 rappelle la section 19 du 坛经 : A l’extérieur, se détacher des attributs se dit méditer. Ne pas être troublé intérieurement se dit concentration. En dépit des attributs extérieurs, que la nature intérieure soit sans trouble et que le soi originel demeure pur et naturellement recueilli ! Ce n’est qu’à cause des circonstances que le trouble naît. (Le Sûtra de la plate-forme, p.45) et la section 17 : Puisque la non-pensée n’aurait pas été établie si les pensées n’existaient pas, ce non de quoi alors est-il le non ? Et cette pensée, de quoi est-elle la pensée ? Le non signifie le détachement d’avec le dualisme et tous les tourments. La pensée consiste à penser à la nature originelle de l’ainsité.  L’ainsité est la substance de la pensée. La pensée est l’usage de l’ainsité. Si votre pensée surgissait de la nature propre de l’ainsité, en dépit des vue, ouïe, perception, et connaissance, vous ne seriez pas souillés par les multiples circonstances et demeureriez à jamais autonome. Le Vimalakīrti Nirdeśa Sūtra dit : A l’extérieur, savoir parfaitement distinguer toute chose de ses attributs, c’est intérieurement être immobile au sein du sens premier (p.43). Les deux versions chinoises de Kumarajiva et de Xuanzang rapporte effectivement l’expression  能善分別諸法相 於第一義而不動 (T.475)   能善分別諸法相 觀第一義 (T.476), pourtant c’est Huineng qui introduit la dichotomie extérieur/intérieur.

(5) L’assertion 不虛一本作不亂 est ajoutée au texte dans 金剛般若波羅蜜經口訣.        

 

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Section 2.10

Publié le par Ysia

Et les arbres sur les branches desquels se posent les buses sont-ils des humains pétrifiés, condamnés au silence ? ( La licorne spirituelle)

 

Bénarès

 

T. Oh, oui , Vénéré du monde ! C’est avec joie que je souhaite vous entendre.

C. Oh oui  exprime l’acquiescement. Je souhaite, c’est souhaiter que le bouddha s’exprime plus amplement pour ouvrir à la compréhension les êtres dotés de racines moyennes et inférieures (1). Avec joie, c’est écouter avec joie l’enseignement profond de la loi. Souhaiter entendre, c’est avoir soif d’entendre la bienveillante instruction.

 

(1) Un être est pareil à une plante, un arbre dont le processus lent au cours des vies successives tend vers l’éclosion de l’esprit d’éveil. Y-a-t-il éveil subit ? C’est un peu comme demander si un miracle est possible.

L’âme de l’ancêtre réside dans l’arbre dont les branches symbolisent les générations futures.(Esthétique et liberté humaine)

Par ses ramures, l’arbre de vie prolonge irréversiblement les linéaments du commencement, origine commune de toutes les choses et de tous les êtres alors que se produit au cours des générations successives la métamorphose de la psyché rudimentaire dans le cycle incessant de la matière et de l'énergie.( L'énigme humaine)

L’arbre est-il une créature inanimée ? Qu’est-ce que la sève d’un arbre ?  Est-ce la vie ? Est-ce la conscience quand le tronc devient branches ?( La solitude du Rhino) Et d'ajouter que la sève est cette capacité parfois latente plus ou moins développée des êtres qui monte en chacun d'eux jusqu'à se matérialiser.

 

 

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Section 2.9

Publié le par Ysia

知者不言,言者不知

Celui qui sait ne parle pas, celui qui parle ne sait pas

(道德经,56章)

Bénarès

 

T. Les hommes et les femmes de bien (1) qui aspirent à l’esprit d’éveil insurpassé et parfait doivent ainsi demeurer et ainsi discipliner leur esprit (2).

C. A  se dit absence. Uttara se dit supérieur. Sam se dit authentique. Yañc (yak)  se dit total. Bodhi  se dit savoir (3). Absence, c’est qu’il n’y a aucune fange de l’abîme (4). Supérieur, c’est que les trois sphères du désir, de la forme et de l’absence de forme lui sont incomparables. Authentique, c’est la vue authentique. Total, c’est l’omniscience. Savoir, c’est savoir qu’en tout être sensible réside la nature de bouddha. Ce n’est que s’ils cultivent le cheminement qu’ils réussiront totalement à devenir bouddhas. Bouddha (5), c’est la sapience insurpassée, pure et immaculée qui mène sur l’autre rive. En conséquence, s’ils désirent cultiver le cheminement, les hommes et les femmes de bien doivent tous savoir quelle est la voie de l’éveil insurpassé et quelle est la loi de la sapience insurpassée, pure et immaculée, qui mène sur l’autre rive pour, de cette façon, soumettre leur esprit.

 

 

 (1) Preuve de l’effort de vulgarisation par Kumarajīva, c’est la deuxième fois qu’il emploie l’expression les hommes et les femmes de bien. Il  est imité par Paramārtha (T.237) qui ajoute qu’il s’agit de ceux-là qui cheminent dans le véhicule des bodhisattvas, ainsi nommés dans les autres traductions chinoises et les versions sanskrite (Conze) et tibétaine (Walleser). 

 (2) Ici et maintenant ! Voilà où demeure l’esprit. C’est une attention à la fois objective et détachée, une disposition active - et non passive - de l’esprit d’où ma première traduction (Le bouddha, qui habite la nature propre de chacun et chacune, veille consciemment et consciencieusement sur les pensées des être qui aspirent à l’éveil). Nos émotions sont-elles un héritage génétique, inadaptées à l’environnement moderne ?

Nos peurs, nos anxiétés sont bien celles dont nous parle Edward O. Wilson : We have created a Star Wars civilization, with Stone Age emotions.

 

(3) Anuttāra samyak sambodhi : suivant la section 2.6, A-n-uttāra se traduit par insurpassé, sam-yak-sam par parfait et bodhi par éveil. On trouve pour traduction complète de阿/耨多羅/三/藐/三菩提anuttāra samyak sambodhi  無上正等正覺, notamment  Kuiji (T1700 :: 阿耨多羅者此云無上也。三者正也藐者等也。三又名正菩提稱覺應云無上正等正覺). En revanche, Huineng commente 阿之言無 /耨多羅之言上/三之言正/藐之言遍 (偏)/菩提之言知. Il faut conclure en chinois無/上/正/遍/(正) 知. C’est ce que dit Zongmi (T.1701 : 阿耨多羅三藐三菩提。此云無上正遍正覺。謂正智遍智覺知真俗不偏不邪).

Pourquoi l’utilisation du terme 遍ou 徧  ? Si Huineng et Daochuan emploient le terme 遍, Zixuan (T.1702) confirme l’emploi des deux termes正 et 遍subséquemment ainsi que le commentaire金剛仙論 第2卷 (三藐者正也。…後三言遍也)。On trouve la même expression  藐之言遍dans 維摩經抄 (Taisho, Vol. 85, No. 2773).。

L’éveil est parfois la voie (金剛仙論 第2卷) et notamment dans金剛般若疏 (No. 1699), Jizang écrit菩提心者即 是道心。道謂正道。發正道心. C’est aussi  le nirvāṇa 菩提涅槃(Zhiyan, T. 1704), le plus souvent 覺. Mais Huineng (et Daochuan) choisit le terme 知/  智  savoir (connaissance). Dans T.1778, 維摩經略疏, Zhiyi 智顗, écrit : 言阿耨多羅三藐三菩提者此云無上正遍知道心. Ji zang dans維摩經義疏 (No. 1781 ) écrit阿耨多羅。此言 無上。三藐三。云正遍知。菩提言道.

正遍知 rappelle l'idée de vérité universelle. 無/上/正/遍/(正) 知, science universelle et insurpassée

 

(4) Le manuscrit le plus ancien présenté dans Enô kenkyû, (p.425) donne les caractères goushen 垢深 au lieu de gouran 垢染 que l’on trouve notamment dans l’édition Zokuzôkyô (p.332b). Huiyuan, contemporain de Kumarajīva, utilise cette expression, autrement rare, dans son œuvre 維摩義記 (Taisho, Vol. 38 , No. 1776, 得解脫時垢深不有故曰不也). Elle se trouve également dans le commentaire金剛般若經旨賛 de Yunkuang (No. 2735 ,Vol. 85)垢染 fait référence dans la littérature bouddhique à la pollution de l’esprit, de la nature propre et de toutes les choses. Son absence mène naturellement à la libération de tous les attributs et au vide.

(5) Daochuan écrit dans son commentaire 三者 au lieu de 佛.

 

* Jaime Hubbard, Expository Commentary on the Vimalakirti Sutra

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Section 2.8

Publié le par Ysia

Mais il y a une phrase très forte, je trouve, de Marguerite Yourcenar où elle dit que c’est déjà quelque chose de reconstituer un bâtiment avec des éléments authentiques. Chantal Thomas

 

Bénarès

 

T. A présent, écoute religieusement (1) ce que je vais te dire.

C. Lorsque le bouddha souhaite prêcher la loi, ordinairement il prévient d’abord de sorte que tous les auditeurs fassent silence pour qu’il puisse parler.

 

(1) Il va de soi qu’il faut écouter attentivement sans quoi on laisserait échapper le sens des mots du bouddha. Il s’agit en outre de tendre son attention respectueusement.

Il convient de traduire di  par religieusement, terme qui renvoie au contexte religieux.

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Un ordre invisible

Publié le par Ysia

  Were one asked to characterize the life of religion in the broadest and most general terms possible, one might say that it consists of the belief that there is an unseen order, and that our supreme good lies in harmoniously adjusting ourselves thereto. This belief and this adjustment are the religious attitude in the soul. William James 

 

 

Avant que de poursuivre avec la traduction du commentaire et le parcours des êtres qui aspirent à la voie bouddhique, il m'appartient de faire une pause et prendre le recul nécessaire et de rappeler l'article de Jean-Pierre Deconchy, La définition de la religion chez William James. Dans quelle mesure peut-on l'opérationaliser ?. (Archives des sciences sociales des religions. N. 27, 1969. pp. 51-70) http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/assr_0003-9659_1969_num_27_1_2648. L'expérience religieuse inédite

 

débouche souvent sur la formation d'une Eglise nouvelle et protestataire; mais, en soi, toute expérience religieuse est hérétique et socialement aberrante : elle est a-sociale en ce sens qu'elle est toujours la négation d'une pesanteur sociologique et d'une pesanteur dogmatique. Dès qu'il y a orthodoxie, il y a tarissement de l'expérience religieuse et donc extinction de la "vraie"religion. L' expérience religieuse, si elle était réglée par le jeu de l'institution, ne serait plus véritablement une expérience : elle se serait engluée dans la religion sociale.

 

...Réalité subsistante ? Principe organisateur abstrait de l'univers ? Harmonie universelle immédiatement teintée de pragmatisme moral ? Ce serait bien difficile à préciser. En tout cas, la vie religieuse, c' est "la croyance qu'il existe un ordre de réalités invisibles et que notre bien suprême consiste à nous y adapter de façon harmonieuse". A l'occasion, cet invisible paraît se cristalliser ou hypostasier dans des êtres surnaturels subsistants : "La religion là où elle est active implique la croyance en des présences spirituelles et la conviction que notre communion avec elles est féconde et véritablement efficace". Il s'agit d'un "monde spirituel" qui déborde et dépasse le monde naturel des sciences physiques et du rationalisme :


"Dans l'histoire humaine le mot "religion" signifie bien des choses. Mais désormais quand je l'utiliserai, ce sera dans son sens "surnaturel" (supematuralist) qui implique que ce que l'on appelle l'ordre de la nature - qui constitue l'expérience que nous avons du monde -  n'est qu'une partie de l'univers total et que, par-delà ce monde visible, se déploie un monde invisible, dont nous ne savons rien de positif, mais dont notre vie en ce monde tire sa signification de la relation qu'elle a avec lui. Pour moi, la foi d'un homme religieux (quelles que soient les références doctrinales plus définies qu'elle implique) est avant tout la foi dans l'existence d'un ordre invisible où les énigmes de lordre naturel trouvent leur solution."



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Section 2.7

Publié le par Ysia

Bénarès

 

S. Le bouddha déclara: Bien, bien Subhūti (1) ! Comme tu le dis, leur pensée ne me quittant pas, moi, l'être Vérité, guide bien les êtres qui aspirent à la voie.

C. C’est le bouddha qui loue Subhūti pour avoir saisi sa pensée et en avoir compris le sens.

 

(1) sādhu. Ayant entendu l’éloge  et l’interrogation de Subhūti, le bouddha approuve pour trois raisons : 1. Le moment est bien choisi pour que Subhūti pose ces questions, 2. Il est bon de s’informer sur la manière d’être et de se conduire des bodhisattvas, 3. Le respect et l’estime de la loi sont une chose louable (Jizang).

 

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Section 2.6

Publié le par Ysia

Bénarès

 

S. qui aspirent (1) à l’esprit d’éveil (2) insurpassé et parfait (3), comment doivent-ils demeurer (4) ? Comment doivent-ils discipliner leur esprit (5) ?

C. Subhūti demande comment tous les êtres humains qui aspirent à l’esprit d’éveil doivent demeurer et  discipliner leur esprit. Voyant que tous les êtres s’agitent sans arrêt telle la poussière dans les recoins et que leur esprit ballotté s’élève semblable au vent tourbillonnant, chaque pensée succédant l’une à l’autre sans répit, il demande comment ceux qui désirent cultiver le chemin (6) doivent soumettre leur esprit .

 

(1) fa est à rapprocher des termes sheng et qi , c'est-à-dire qu’il possède le sens de faire surgir, de faire naître. Faxin 发心, c’est tendre vers prajñā, c’est pourquoi on dit fa (Kuiji). Je l’ai pour ma part traduit par aspirer à ainsi que Beal (to aspire after). L’aspiration est le vœu bouddhique. Zhiyan en présente les dix caractéristiques.

(2) L’éveil est à la fois cause et effet. Ce double éveil est l’éveil insurpassé. L’éveil est omniscience. C’est la conquête par l’esprit de l’éveil authentique.

(3) anuttāra samyak sambodhi : those who seek the consummation of incomparable enlightenment, suivant les termes de traduction choisis par A.F. Price. Anuttāra se traduit par insurpassé, samyak-sam par réellement parfait et bodhi par éveil. Aspirer à l’esprit d’éveil insurpassé et parfait, c’est aspirer au devenir bouddhique, au fruit bouddhique. Mais pourquoi vouloir devenir bouddha ? Il faut savoir que l’esprit d’éveil jaillit de l’esprit de grande compassion, c’est pourquoi l’on aspire à devenir bouddha. De l’esprit de compassion découle le vœu de sauver les êtres, avec pour modèle, le bouddha . Par conséquent si l’on convoite le beau titre de bouddha que pour son propre bénéfice, l’esprit d’éveil ne saura être atteint, encore moins l'état de bouddhéité (Yinshun) !

(4) Nāgārjuna explique demeurer comme la profonde pénétration de l’ultime réalité (Yinshun). Comment ceux qui aspirent à l’esprit du grand éveil peuvent, qu’ils soient en mouvement ou en repos, qu’ils parlent ou se taisent, qu’ils aillent ou viennent, qu’ils sortent ou qu’ils entrent, qu’ils aient ou non des échanges avec autrui, demeurer en cet état ? C’est pourquoi l’on dit comment y demeurer. L’absence de demeure détachée de tous les attributs, c’est là où doit demeurer l’esprit et c’est la demeure à laquelle l’esprit doit se soumettre (Yinshun).

La question n’est pas comment mais où trouver la paix de l’esprit de sorte que l’homme ou la femme de bien réalise son aspiration à l’éveil, c’est à dire comment favoriser ce cheminement spirituel afin que l’aspiration à l’éveil devienne réalité. C’est le désir ardent de sauver tous les êtres qui est l’esprit dans lequel l’homme ou la femme de bien doit demeurer (Kuiji). La demeure est la sapience qui aide à pénètrer la doctrine bouddhique. Elle est la véritable connaissance (Zhiyi, Jizang)). Sengzhao, comme Huineng, rappelle l’idée de l’esprit agité  et lorsqu’il ne l’est pas, c’est là que doit résider l’esprit.

(5) abhicāraka : conjurer, subjuguer, maîtriser. L’esprit est plein de réflexions erronées qui mettent obstacle à la véritable connaissance. Il faut épurer l’esprit des erreurs mentales les unes après les autres, c’est pourquoi l’on dit comment soumettre l’esprit. Demeurer, c’est ce qui est correct. Soumettre, c’est s'éloigner de ce qui ne l’est pas. Ainsi ce sūtra, par l’aspiration à l’éveil, ouvre la porte de la loi de sapience tantôt apparente tantôt masquée. Soumettre, c’est rompre avec ce qui est mal. C'est empêcher que la confusion gagne l’esprit (Kuiji). Sengzhao parle d’un acte graduel et délibéré de soumission  始则抑心就理,渐习自调,谓之降伏.S'agissant des dix terres sus-mentionnées, le processus avant la septième terre se nomme l'éveil de l'esprit soumis (Yinshun).

Dans la traduction de Kumarajiva, il n’y a que ces deux questions, alors que les cinq autres traductions chinoises ont ajouté l'exercice de la pratique (culture du cheminement) ainsi que les versions sanskrite, tibétaine et mongole (Cf. Müller, p.49 et Walleser, p.141). D’après le traité d’Asanga, ces trois questions pénètrent l’essence de l’enseignement (Yinshun). D’après Jizang, c’est en référence aux exégèses que ce troisième élément a été plus tard ajouté. C’est aussi le cas dans les commentaires de Vasubandhu, Kuiji, Zhiyi, Zhiyan, Huijing,… Ces trois concepts sont étroitement liés. Demeurer dans la voie et soumettre l’esprit, c’est cultiver le cheminement spirituel (Zongmi).

En récapitulation, il s’agit d’une démarche à quatre temps : 1.l’expression d’une aspiration, 2. la question de la demeure qui est la sapience de l’attribut réel, 3. le cheminement qui consiste en une contemplation éclairée, 4. la soumission de l’esprit définie comme la maîtrise harmonieuse de l’esprit grâce à la sapience des écritures (Zhiyan) car bien que les hommes et femmes de bien - autrement nommés les bodhisattvas de la dernière catégorie, ceux-là même qui n’ont pas encore franchi la première étape, c’est-à-dire qui n’ont pas encore échappé au monde - aspirent à accéder à la voie du bouddha et promettent de sauver tous les êtres, ils ne savent pas encore comment apaiser leur esprit, comment surmonter leurs erreurs et récolter le fruit bouddhique sans plus reculer (Daochuan). Ils sont ignorants des moyens d’accéder à la terre initiale, a fortiori les dix terres, processus du cheminement des bodhisattvas.

Huijing décrit ce questionnement comme suit : On considère la nature de bouddha comme la raison du devoir, l’aspiration comme la raison de progresser, le progrès comme la raison de la plénitude. Sur la raison du progrès, on demande où fixer l’esprit quand on souhaite aspirer à l’éveil. Sur la raison de la plénitude, on demande comment favoriser le cheminement de l’esprit et le maîtriser – ce qui constitue la cause de l’extinction. 

A noter sur le site de l'université d'Oslo l'excellente traduction de Paul Harrison à partir du sanskrit : Comment procéder? Comment contrôler l'esprit? Harrison, Paul (2006), “Vajracchedikā Prajñāpāramitā: A New English Translation of the Sanskrit Text Based on Two Manuscripts from Greater Gandhāra”, BMSC vol. III, Hermes Publishing, Oslo 2006.

A noter sur le site du Centre boudhiste de Paris la traduction et le commentaire du sūtra: Comment se tenir? Comment progresser ? Comment contrôler ses pensées ?

 

(6) Huineng fait lui aussi allusion à la question du cheminement spirituel.

* The Bodhisattva doctrine in Buddhist Sanskrit Literature, Har Dayal (Motilal Banarsidass Publ.1999)

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Section 2.5

Publié le par Ysia

Bénarès

 

S. Vénéré du monde, les hommes et les femmes de bien (1)

C. Les hommes de bien ont un esprit empreint d’équanimité et une attitude correcte de recueillement. Pouvant donner réalité à toutes les vertus méritoires, ils ne rencontrent aucun obstacle. Les femmes de bien ont une sagesse authentique grâce à  laquelle elles peuvent manifester, sans agir ou en agissant, toutes les vertus méritoires.

 

(1) Les traductions chinoises de Bodhiruci (T.236, p.752c), Dharmagupta (T.238, p.767a), Yijing (T.239, p.772a) et Xuanzang (T.7, n°220, p.980a) ne donnent pas l’appellation hommes et femmes de bien. Le sujet est les bodhisattvas dans le Grand Véhicule. A noter le tableau comparatif des traductions chinoises sur le site de l’Université d’Oslo (Bibliotheca Polyglotta).

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