Ainsi c'est ce que j'ai entendu

Publié le par Ysia

Dans le commentaire qui lui est attribué, Huineng explique que « Ainsi »  indique le sens. « C’est » fixe les termes. La loi qu’Ananda désigne par « ainsi » c’est, ce « moi » qui l’a entendu du bouddha. Il est clair que ce n’est pas lui qui la prêche. C’est pourquoi il est dit : « Ainsi c’est ce que j’ai entendu ». En outre, « je »  est la nature et la nature est « je ». L’activité intérieure et extérieure émane de la nature qui entend tout. C’est pourquoi il proclame : «  J’ai entendu ».

« Ainsi c’est ce que j’ai entendu » est une expression à la fois simple et célèbre, en sanskrit  eva mayā śrutam et en chinois  如是我聞.

Pourtant fallait-il mettre un point (ou deux) après ces mots suivant la ponctuation adoptée par CBETA ?

  • Ainsi c’est ce que j’ai entendu : (eva mayā śrutam)

Fallait-il lier ces mots avec ce qui suit ?

  • 如是我聞一時 Ainsi c’est ce que j’ai entendu alors.  (eva mayā śrutam ekasmin samaye);
  • 如是我聞一時佛在… Ainsi c’est ce que j’ai entendu alors que le bouddha se trouvait ... (eva mayā śrutam ekasmin samaye bhagavān  …  viharati sma …).

D’après l’article de Jan Nattier, il est possible que l’expression ait été introduite par Kumārajīva lui-même. Avant le IVème siècle, quasiment tous les sutras commençaient avec l’expression réduite  聞如是 --- “Ainsi a-t-on entendu ---śrutam evam mayā. D’autres versions plus rares ont également été rapportées notamment ()聞如是 ou simplement 佛在.

Publié dans Bouddhisme Zen

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