47 articles avec les deux infinis

Le Mur du Pôle Sud

Publié le par Ysia

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L’Hypothèse de l’atome primitif

Publié le par Ysia

CMB Timeline300 no WMAP

...dans le jeu naturel des transformations, l’énergie totale toujours la même se trouve finalement répartie en un nombre toujours croissant de fragments.   ...l’entropie de la radiation noire est mesurée par le nombre de photons qui la constitue, et que lors des mélanges irréversibles, l’énergie, dont le montant est demeuré le même, s’est répartie en un nombre plus grand de paquets élémentaires, de quanta, de photons distincts.

 

Avant l’origine photonique de la matière, qu’y avait-il ? Ce que l’on nomme, à tort ou à raison, singularité, une énergie concentrée en un seul quantum. 

 

Cette origine nous apparaît dans l’espace-temps comme un fond qui défie  notre imagination et notre raison en leur opposant une barrière qu’elles ne peuvent franchir.

 

Commencement naturel du monde, origine pour laquelle la pensée ne peut concevoir une préexistence, puisque c’est l’espace même qui commence et que nous ne pouvons rien concevoir sans espace. 

 

...l’espace étrangle le temps et empêche de l’étendre au-delà du fond de l’espace-temps.

                                                                                                        Georges Lemaître

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Physique Quantique

Publié le par Ysia

Enso

Enso

Antoine Suarez avoue qu’il ne peut s’empêcher d’admirer combien la physique quantique était déjà contenue dans la description logique d'Aristote sur la «bataille navale» ci-suit:

 

Chaque chose, nécessairement, est ou n’est pas, sera ou ne sera pas, et cependant si on envisage séparément ces alternatives, on ne peut pas dire laquelle des deux est nécessaire. Je prends un exemple. Nécessairement il y aura demain une bataille navale ou il n’y en aura pas ; mais il n’est pas nécessaire qu’il y ait demain une bataille navale, pas plus qu’il n’est nécessaire qu’il n’y en ait pas. Mais qu’il y ait ou qu’il n’y ait pas demain une bataille navale, voilà qui est nécessaire. Et puisque les propositions sont vraies en tant qu’elles se conforment aux choses mêmes, il en résulte évidemment que si ces dernières se comportent d’une manière indéterminée et sont en puissance de contraires, il en sera nécessairement de même pour les propositions contradictoires correspondantes. C’est bien là ce qui se passe pour les êtres qui n’existent pas toujours ou qui ne sont pas toujours non existants. Il faut alors nécessairement que l’une des deux propositions contradictoires soit vraie et l’autre fausse, mais ce n’est pas forcément celle-ci plutôt que celle-là : en fait, c’est n’importe laquelle, et bien que l’une soit vraisemblablement plus vraie que l’autre, elle n’est pas pour le moment vraie ou fausse. Par suite, il n’est évidemment pas nécessaire que de deux propositions opposées entre elles comme l’affirmation et la négation, l’une soit vraie et l’autre fausse. En effet, ce n’est pas à la manière des choses qui existent que se comportent celles qui, n’existant pas encore, sont seulement en puissance d’être ou de ne pas être, mais c’est de la façon que nous venons d’expliquer.  (Aristote : Les futurs contingents. Traduction de J. Tricot)

 

Spirales néolithiques

Spirales néolithiques

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L'émotion du temps

Publié le par Ysia

L’écriture est un mystère qui se nourrit des sons, des émotions, des éclairs de lumière, que le temps sans cesse remet en question. Il y a des rêves qui s’entassent sur d’autres rêves si bien qu’on ne sait plus où est la réalité.

 

Le cœur de l’Univers recèle l’émotion du temps qui se propage dans l’espace, glisse sur les ondes gravitationnelles, dévorant sur son passage les gravitons. Elle est trahie par l’éruption des taches solaires et quand elle communique des arcs-en-ciel de lumière aux nébuleuses et filaments,  aux océans de terre, d’eau et aux êtres sensibles.

 

L’ontologie de l’Univers se manifeste dans le flot de la conscience engorgée par l’émotion du temps qui grandit, secoue les grains de poussière au frottement des rayons cosmiques, qui se fragmentent, se coagulent et se transforment sous les effets de la lumière

 

L’émotion du temps est partout et nulle part à la fois. Elle se cache dans l’obscurité de l’énergie sombre, est contenue dans les formes géométriques des objets célestes et réapparaît dans des transferts d’énergie. Elle se donne le vertige à force de tourner sur elle-même comme la roue d’un char et roule sans fin emportant avec elle le char de l’Univers. Elle se débat à l’intérieur du film transparent réflecteur qui enveloppe l’Univers, emprisonnée sur la surface du miroir aux formes fantômes et aux feux follets.

 

 

L’émotion du temps laisse un lourd sentiment de perte sur le cœur de l’Univers. Il n’y a plus que les piailleries des oiseaux qui assourdissent mes matinées. Le bruant à gorge blanche migrateur, lui, s’en est allé.

 

Qu’importe! Il y a toujours le colibri à gorge rubis qui reviendra bientôt savourer le nectar des lobélies et l’an prochain quand je pourrai retourner au bord du ruisseau au pied des trois abris de pierre à Glenstone pour entendre l’Univers respirer.

Nébuleuse du Cône

Nébuleuse du Cône

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L’éternité par les astres

Publié le par Ysia

 

Louis Auguste Blanqui (1825-1881) dans son œuvre  L’éternité par les astres, parue en 1872, écrivait sur l’Univers, la géométrie et l’être humain, détail insignifiant au regard de l’infini qui ne saurait se présenter que “sous l’aspect de l’indéfini”(p.5):

 

L’univers est infini dans le temps et dans l’espace, éternel, sans bornes et indivisible. Tous les corps, animés et inanimés, solides, liquides et gazeux, sont reliés l’un à l’autre par les choses même qui les séparent. Tout se tient. (p.4)

 

L’infini relève de la géométrie et n’a rien à voir avec l’algèbre. L’algèbre est quelquefois un jeu ; la géométrie jamais. L’algèbre fouille à l’aveuglette, comme la taupe. Elle ne trouve qu’au bout de celte course à tâtons un résultat qui est souvent une belle formule, parfois une mystification La géométrie n’entre jamais dans l’ombre, elle tient nos yeux fixes sur les trois dimensions qui n’admettent pas les sophismes et les tours de passe-passe. Elle nous dit : Regardez ces milliers de globes, faible coin de l’univers, et rappelez-vous leur histoire. Une conflagration les a tirés du sein de la mort et les a lancés dans l’espace, nébuleuses immenses, origine d’une nouvelle voie lactée. Par une, nous saurons la destinée de toutes.(p.32)

 

 

Les événements ne créent pas seuls des variantes humaines. Quel homme ne se trouve parfois en présence de deux carrières ? Celle dont il se détourne lui ferait une vie bien différente, tout en le laissant la même individualité. L’une conduit à la misère, à la honte, à la servitude. L’autre menait à la gloire, à la liberté. Ici une femme charmante et le bonheur ; là une furie et la désolation. Je parle pour les deux sexes. On prend au hasard ou au choix, n’importe, on n’échappe pas à la fatalité.(p.36)

Omega Nebula (M17)

Omega Nebula (M17)

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Renversement de perspective

Publié le par Ysia

DSLWP-B/Dwingeloo Radio Observatory

DSLWP-B/Dwingeloo Radio Observatory

 

Mon court voyage en France, précisément dans la belle ville écologique de Grenoble, m’a donné l’occasion de repenser ma façon de voir l’univers qui m’environne. Un changement de perspective survient à chaque nouvelle donnée que le cerveau humain reçoit suivant sa disposition à l’assimiler ou à s’y opposer. J’ai pris le temps de lire quelques magazines scientifiques en français et de poser un autre regard sur l’univers, notamment sur l’Univers de Dirac-Milne selon Gabriel Chardin.

 

Le titre de ce court article est emprunté au magazine Ciel & espace (mars/avril 2019) dans lequel a été publiée une image transmise par DSLWP-B et captée par le radiotéléscope de Dwingeloo aux Pays-Bas. S’il est possible de dire au niveau individuel qu’il y a autant de perspectives que de situations données, l’affirmer implique combien il importe de ne pas perdre de vue l’aspect évolutif des dimensions temporelles et spatiales. La conscience sclérosée qui s’aventure de l’autre côté de la Lune titanesque n’aperçoit plus qu’une seule et infime planète bleue en arrière-plan.

Grenoble, France
Grenoble, France
Grenoble, France

Grenoble, France

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L'éveil de la conscience

Publié le par Ysia

Les époux de Georgio de Chirico (Musée de Grenoble)

Les époux de Georgio de Chirico (Musée de Grenoble)

L'éveil de la conscience vacille au détour d’une erreur commise, dans l’ombre d’une illusion, un linceul d’incompréhension.

 

L'éveil de la conscience passe par la traversée de l'abîme fantôme, du gouffre abyssal entre passé et avenir. Par le lâcher prise de chaînes surannées, il jaillit dans un amoncellement de connaissances, dépouillant les non-dits et les vérités cachées.

 

L'éveil de la conscience sourd dans le vide de la Voie et se nourrit d’imagination, de poésie et de fantaisie.

 

La conscience au sortir d’ une crise s'abandonne à elle-même, mise à nue par le passage du temps.  À la conquête des abîmes fantômes, de l'espace entre matière et antimatière, que disent philosophes et poètes?

 

Universel d'Amédée Ozenfant (Musée de Grenoble)

Universel d'Amédée Ozenfant (Musée de Grenoble)

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Le flot des ondes

Publié le par Ysia

La couverture multiondes de la Voie lactée

La couverture multiondes de la Voie lactée

 

La conscience universelle s'élargit comme un fleuve engorgé des consciences individuelles, en amont duquel paroles et écrits sont jetés dans le courant, que ratrappent au passage philosophes et physiciens du temps présent.

 

La voie est le flot de l’espace invisible,  le mouvement qui a précédé l'émergence des choses, l’espace vide qui contient une immense énergie. Et dans le flot de l’espace et du temps circulent les ondes qui viennent se jeter sur les rives de la Terre,  les ondes qui oscillent dans le vent imperceptible lancées par le soleil à l’assaut de l'héliosphère, les ondes qui gardent l'entrée de la forteresse magnétique de la Terre et les ondes gravitationnelles comme des cercles sur la surface de l’eau.

 

II y a le flot des choses et les choses qui composent ce flot. La conscience est un fleuve dans lequel l’univers répand des ondes de lumière et de son entrelacé(e)s.  

Champ magnétique du Soleil

Champ magnétique du Soleil

故有之以为利,无之以为用
Hence the substance (Being) can provide a condition
Under which usefulness is found,
But the Nothingness (space) is the usefulness itself.

Gu Zhengkun, Lao Zi: The Book of Tao and Teh,chapter 11

Simulation du champ magnétique terrestre

Simulation du champ magnétique terrestre

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Ultima Thule

Publié le par Ysia

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Lever de Terre

Publié le par Ysia

Penser dans les deux langues, c’est deux cerveaux qui se complètent. Mon incapacité à me traduire dans les deux sens s’explique du fait de mon état d’esprit du moment suivant les circonstances spatiales et temporelles dans lesquelles je me mets à écrire comme si j'estimais inopinément qu’il était important de mettre en lumière certains points plutôt que d’autres dans un souci d’authenticité 

 

Je me suis souvent demandée ce que les rêves signifient, s’ils sont le reflet d’une dualité intérieure ou d’une réalité extérieure que l’inconscient pressent instinctivement. La conscience règne sur deux royaumes : celui de tous les possibles, infini, et celui du réel. Le domaine du possible représente un nombre infini de mondes parallèles. Le domaine du réel évoque la réalité dans laquelle nous évoluons. Pour reprendre la comparaison avec l'activité neuronale, le domaine du possible est notre imagination débordante quant à ce que l'avenir pourrait nous réserver jusqu'à ce que nous affrontions la réalité unique de notre existence quotidienne. Le passé lui aussi se disloque sous l’examen microscopique de la mémoire.  

 

 Le mois de décembre 2018 marque le cinquantième anniversaire de la photographie de la Terre prise à son lever par l’astronaute Bill Anders à bord d’Apollo 8. Elle symbolise l’élargissement dramatique de la conscience de l’humanité comme si elle poussait les portes de sa prison gravitationnelle pour aspirer des bouffées d’air cosmique.  

NASA-Apollo8-Dec24-Earthrise

On a beaucoup insisté sur le regard de l’observateur et sur la nature objective ou subjective de son observation qu’elle soit faite à titre individuel ou collectif dans la compréhension de l’univers quantique. Si la conscience est fondamentalement ce qui révèle ou ce qui rend manifeste parce qu’elle est le préalable essentiel à l’apparition de tout phénomène et que strictement rien n’apparaît à moins de se manifester à un niveau de conscience, est-ce que l'importance que nous attachons à notre rôle dans l’univers reflète une vérité ou une illusion fondée sur une vision anthropocentrique des choses ? L’être humain est un bref épisode dans un processus universel. La conscience, quant à elle, danse dans l’espace-temps imaginaire, délivrée du joug de la raison à la conquête des territoires adjacents des innombrables possibles.   

Parmi les sciences de l’espace, l’héliophysique est l’étude de l’héliosphère et des objets avec lesquels elle interagit. Le soleil offre à l’humanité une chance unique d’observer le comportement d’une étoile parmi les innombrables étoiles de l’univers. Il y a soixante ans, Eugène Parker publiait un article déterminant sur la dynamique des gaz dans l’espace interplanétaire et des champs magnétiques. Pour la première fois, à 93 ans il a assisté en août dernier au lancement d’une sonde qui atteindra son orbite finale en 2024, la plus proche jamais encore atteinte du Soleil à moins de 4 millions de miles, à une vitesse jamais encore égalée de plus de 430 000 miles à l’heure dans le but d’observer les champs magnétiques qui émanent du Soleil et les éjections de masse coronale gigantesques qui créent des ondes de choc. Résoudra-t-elle l’énigme qui se pose aux scientifiques à savoir que la température grimpe au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la surface du Soleil comme si les vents solaires créaient des parois brûlantes infranchissables à l’abri des regards ?  

Coronal Mass Ejection

La conscience, comme un grondement qui roule à travers l'univers, possède le libre arbitre à l’image du libre arbitre des variables quantiques (Humanity in a creative universe, Stuart Kauffman, p.100). Et lorsque la sonde solaire Parker sera la plus proche du Soleil, serons-nous en mesure d’observer sa conscience stellaire, telle que l’a décrite Gregory Matloff ? Le soleil exprime-t-il sa volonté stellaire lorsqu’il émet à des millions de miles à l’heure des bobines électromagnétiques qui se déroulent dans l’espace, emportées par les vents solaires ? 

Lever de Terre

Dans le champ ultra-profond de Hubble, on observe 10 000 galaxies et environ 100 milliards d'étoiles. Des milliards et des milliards de planètes se cachent dans l’obscurité du paysage. L'univers est-il le produit de la conscience ou la conscience se leurre-t-elle à croire que l'univers est réel ? Et s’il existe un multivers, est-ce que chaque univers est doté d’un espace-temps ? Ou l’espace-temps a-t-il donné forme à un multivers dans lequel chaque univers est doté d'une conscience universelle ?  

Hubble Ultra Deep Field part

Stuart Kauffman présente les deux concepts de res potentia et res extensa. Res potentia fait référence à une sorte de réalité physique étrange, située entre la possibilité et la réalité. Res extensa fait référence à ce que Descartes appelle la substance corporelle que j’entends comme la manifestation en tant que telle. Il considère que si le domaine du possible se situe hors de l’espace-temps, res potentia pourrait avoir existé avant le Big Bang, ouvrant ainsi la porte à une nouvelle façon de concevoir l’origine de l’univers (Humanity in a creative universe,p. 125).  

 

Il  propose également l’idée d’une conscience libre jusque dans l’interaction des variables quantiques  (ibid., p.127), similaire à celle d’Alva Noë qui estime que la conscience ne se limite pas au cerveau de l’être humain mais se manifeste en quelque sorte dans ce no man’s land entre l’esprit et son environnement. Et si, comme le dit Carlo Rovelli,  le temps est la forme sous laquelle chaque objet physique - y compris l’être humain - interagit avec l’univers et qu’il constitue la source de son identité, n’est-ce pas aussi la définition de la conscience ? Temps et conscience ne font qu’un. Et si le temps est une illusion - tout au moins au niveau quantique -  la conscience se berce-t-elle, elle aussi, d'illusions ? 

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