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Treizième exposition annuelle d’Art Brut de Washington

Publié le par Ysia

Bodhisattva

Bodhisattva

Treizième exposition annuelle d’Art Brut de Washington

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Diogène de Sinope

Publié le par Ysia

Peinture de Jules-Bastien Lepage (1848-1884)

Peinture de Jules-Bastien Lepage (1848-1884)

Peinture attribuée au peintre Giovan Battista Langetti  (1635–1676)

Peinture attribuée au peintre Giovan Battista Langetti (1635–1676)

Peinture de Carlo Dolci  (1616–1686)

Peinture de Carlo Dolci (1616–1686)

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Misère

Publié le par Ysia

Théodore Géricault, Pity the Sorrows of a Poor Old Man! Whose Trembling Limbs Have Borne Him to Your Door, from Various Subjects Drawn from Life and on Stone, also known as the English Series, 1821. Lithograph. Yale University Art Gallery, Gift of Charles Y. Lazarus, B.A. 1936

Théodore Géricault, Pity the Sorrows of a Poor Old Man! Whose Trembling Limbs Have Borne Him to Your Door, from Various Subjects Drawn from Life and on Stone, also known as the English Series, 1821. Lithograph. Yale University Art Gallery, Gift of Charles Y. Lazarus, B.A. 1936

 

Alors que je terminais la rédaction d’un article sur les mille et une façons d’être, j’ai pris le temps de parcourir le livre de l’historienne de l’art Linda Nochlin, intitulé Misère (2018). 

 

De Saint-Jérôme au vieil homme laissé à lui-même, abandonné dans sa misère au carrefour de l’existence, la Misère, écoeurée, n’a que fi des mots et implore le réveil des consciences. 

 

Les artistes qui la contemplent et trop souvent la vivent savent brosser des tableaux poignants et se servent, dans leur réalisme, de la satire pour décrire la misère humaine et la société rendue insensible.

 

 

 

Gustave Courbet. L’Atelier du peintre. Allégorie Réelle déterminant une phase de sept années de ma vie artistique (et morale)

 

Dans le cadre du vieux débat sur les choix économiques résonnent les paroles d’Eugène Buret :

 

“A côté du grand phénomène de l'accroissement des richesses, il est, chez les nations les plus avancées en civilisation et en richesse, un autre phénomène, bien aussi digne que le premier, d'appeler l'attention des économistes, et qu'ils ont tous plus ou moins négligé ; nous voulons parler du phénomène de la misère. Et cependant l'étude de la misère , s'il est vrai que la misère existe , s'il est vrai surtout qu'elle marche du même pas que la richesse, qu'elle se développe sous l'influence des mêmes causes, qu'elle en soit le contre-poids , la compensation fatale, l'étude de la misère n'est-elle pas une partie intégrante et nécessaire de l'économie politique ou sociale, ou de la physiologie de la société, comme on voudra l'appeler? Nous ne croyons pas faire un jeu de mots en disant, qu'en regard du tableau de la richesse des nations, il faut placer aussi le tableau de la misère des nations” (De la Misère des classes laborieuses en Angleterre et en France : de la nature de la misère, de son existence, de ses effets, de ses causes, et de l'insuffisance des remèdes qu'on lui a opposés jusqu'ici, avec les moyens propres à en affranchir les sociétés, 1840, p.13)

La misère, "...c'est le dénûment, la souffrance et l'humiliation qui résultent de privations forcées, à côté du sentiment d'un bien-être légitime, que l'on voit tout le monde se donner à peu de frais , ou que l'on s'est longtemps donné à soi-même” (ibid. p.112)

“...c'est la pauvreté moralement sentie. Il ne suffit pas que la sensibilité physique soit blessée par la souffrance, pour que nous reconnaissions la présence du fléau : il intéresse dans l'homme quelque chose de plus noble , de plus sensible encore que la peau et la chair ; ses douloureuses atteintes pénètrent jusqu'à l'homme moral. A la différence de la pauvreté qui, comme nous allons le voir, ne frappe souvent que l'homme physique, la misère, et c'est là son caractère constant, frappe l'homme tout entier, dans son âme comme dans son corps. La misère est un phénomène de civilisation; elle suppose dans l'homme l'éveil et même déjà un développement avancé de la conscience”. (ibid., p.113)

 

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Un pied sur la Lune

Publié le par Ysia

 

 

Un grand bravo à  Katie Moyer et Nick Partridge du Musée national de l'air et de l'espace de la Smithsonian Institution pour l’idée originale de la projection en fin de semaine dermière  sur le pan nord de l’obélisque du Washington  Monument, qui a marqué la commémoration de la toute première fois que l’homme a posé le pied sur la Lune il y a cinquante ans.

 

Un pied sur la Lune
Un pied sur la Lune
Un pied sur la Lune
Un pied sur la Lune
Un pied sur la Lune
Un pied sur la Lune
Un pied sur la Lune

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Mon jardin de plantes indigènes

Publié le par Ysia

Baume d'abeille, Herbe de la Saint-Jean et autres plantes indigènes.

Bee Balm
Bee Balm
Bee Balm
Bee Balm

Bee Balm

Lobelia

Lobelia

Trumpet Creeper

Trumpet Creeper

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HOPE

Publié le par Ysia

The evidence is clear: We are causing rapid, unprecedented change to our planet. But there is hope - we can adapt, innovate, and collaborate to leave a positive legacy.

National Museum of Natural History, Deep Time Exhibit

HOPE
HOPE
HOPE

 

Une nouvelle exposition permanente ouvrira Samedi à Washington. Elle présentera des centaines de fossiles et tentera de convaincre les visiteurs de la nécessité de tirer les leçons du passé.

 

Il me semble plus logique, à titre personnel, de démarrer la visite par une petite entrée latérale où se trouve projetée la vidéo qui retrace les lents balbutiements de la vie il y a quelques 4 milliards d’années et de suivre la galerie en forme de coquille d’escargot dans un ordre chronologique ascendant en passant par les extinctions de masse successives qui ont ralenti voire suspendu l’évolution de la vie sur Terre pour enfin parvenir, comme une triste apothéose,  à notre période actuelle mettant en garde contre les changements rapides et sans précédent que l’homme fait subir à la Terre.

If we were to wipe out insects alone... the rest of life and humanity with it would mostly disappear from the land. And within a few months.

Edward O. Wilson

Tronc de la Forêt pétrifiée de l'Arizona

Tronc de la Forêt pétrifiée de l'Arizona

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Nos petits monstres

Publié le par Ysia

The Monsters We Make, Akim Farrow, 2019, Reed College
The Monsters We Make, Akim Farrow, 2019, Reed College

The Monsters We Make, Akim Farrow, 2019, Reed College

 

A l’issue de quatre années, la thèse de licence vient couronner l’effort des étudiants. Lors de la 105ème cérémonie de remise de diplômes sont révélés les divers sujets sur lesquels les étudiants avaient planché à Reed College, Portland dans l’Etat de l’Oregon.

 

Théatre, danse, musique…

De la muographie  à l’informatisation du langage de la vie.

Du processus de décolonisation de la culture de résistance à une analyse institutionnelle des bureaux de l’enseignement supérieur du Nord-Ouest américain chargés de promouvoir la diversité et l’intégration.

De l’affaire Carpenter contre Murphy relative à la souveraineté du peuple amérindien toujours en instance devant la Cour Suprême dont la décision est attendue pour le mois prochain  aux représentations des peuples indigènes dans les manuels d’histoire américains et la construction des récits historiques.

D’une lecture allégorique des théories du langage à partir de l’œuvre de William Faulkner intitulée Tandis que j’agonise au rôle des dénonciateurs d’abus dans le débat sur les drones américains.

D’une étude relative au bouddhisme, à la nature et vision mystique du moine Huiyuan aux effets de la pollution sur les séquoias géants en milieu urbain.

De la recherche d’exoplanètes dans les données de Kepler à la nature de la tolérance.

 

Nos petits monstres
Nos petits monstres

Une thèse qui étudie le cas de Portland  m’a paru d’actualité au détour de passages répétés à Manhattan, à savoir l’importance d’une gestion et mise en valeur du patrimoine urbain dans un souci d’équité sociale et de développement durable.

 

Sur le campus de Reed College sont exposées quelques sculptures dont trois du même étudiant-artiste. L’une d’elle incarne l’image du Centaure, être rebelle réinventé en butte contre les carcans institutionnels de notre société. Le fait même qu’elle ait été démontée le lendemain de la remise des diplômes confirme la difficulté de lutter contre coutumes et préjugés établis. Le titre de la sculpture d’acier et de résine, qui n’est plus aujourd’hui que du domaine du souvenir, représente tout à la fois l’image vilipendée de l’autre et l’influence pernicieuse des démons de l’Histoire en référence aux statues érigées en mémoire de figures du Sud esclavagiste et sécessioniste.

Nos petits monstres
Nos petits monstres

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Brancusi au Guggenheim

Publié le par Ysia

Tortue, Phoque miracle, Muse et autres sculptures de bois
Tortue, Phoque miracle, Muse et autres sculptures de bois
Tortue, Phoque miracle, Muse et autres sculptures de bois
Tortue, Phoque miracle, Muse et autres sculptures de bois

Tortue, Phoque miracle, Muse et autres sculptures de bois

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Simone Leigh

Publié le par Ysia

Jug, 2009, Guggenheim Museum

Jug, 2009, Guggenheim Museum

 

Non loin de la toute nouvelle sensation new-yorkaise, the Vessel, conçue par Thomas Heatherwick dans le quartier ouest de Manhattan le long de l’Hudson qui résulte d’un redéveloppement immobilier de longue haleine recréant de toutes pièces un nouveau centre commercial et résidentiel comme si le cœur de Manhattan s’était déplacé a l’ouest, se dresse la nouvelle sculpture Brick House de l’artiste noire américaine sur un bras du parc linéaire de la High Line.

Les scuptures de Simone Leigh qui a obtenu le prix Hugo Boss l’an dernier sont également exposées aux musées Guggenheim et Whitney.

Simone Leigh
The Vessel

The Vessel

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Épochè

Publié le par Ysia

 

...j'opère l'épochè phénoménologique qui m'interdit absolument tout jugement portant sur l'existence spatio-temporelle. Par conséquent, toutes les sciences qui se rapportent à ce monde naturel (...) je les mets hors circuit, je ne fais absolument aucun usage de leur validité ; je ne fais mienne aucune des propositions qui y ressortissent, fussent-elles d'une évidence parfaite » (Husserl, Idées directrices pour une phénoménologie pure et une philosophie phénoménologique (1913), Gallimard, coll. "Tel", p. 101-103).

 

Lorsqu’un évènement pousse à suspendre tout jugement de réalité,et plonge dans l’incrédulité, que reste-t-il comme certitude? La conscience qui m’habite temporairement prendra refuge sous d’autres formes dans d’autres abris, imprégnée à chaque étape de la vie par la sagesse universelle. Dans la relation entre l’Univers et la conscience s’inscrivent les paroles de Sartre sur la Transcendance de l’ego :

 

Le Monde n’a pas créé le Moi, le Moi n’a pas créé le Monde, ce sont deux objets pour la conscience absolue, impersonnelle, et c’est par elle qu’ils se trouvent reliés. Cette conscience absolue, lorsqu’elle est purifiée du Je, n’a plus rien d’un sujet, ce n’est pas non plus une collection de représentations : elle est tout simplement une condition première et une source absolue d’existence. Et le rapport d’interdépendance qu’elle établit entre le Moi et le Monde suffit pour que le Moi apparaisse comme «en danger» devant le Monde, pour que le Moi (indirectement et par l’intermédiaire des états) tire du Monde tout son contenu (p. 86-87).

Épochè

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