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Am I not a man and a brother ?

Publié le par Ysia

Am I not a man and a brother ?

Michael Signer, maire de la très belle ville historique de Charlottesville qui tient sa célébrité à la fois pour le site de Monticello - la demeure de Thomas Jefferson - et pour l’Université de Virginie  est l’auteur d’un ouvrage qui avait fait couler beaucoup d’encre lors de la campagne électorale américaine l’an dernier. L’ouvrage paru en 2009 s’intitule : Demagogue: The Fight to Save Democracy from Its Worst Enemies (St. Martin’s Press, 2009). Du fait de son domaine de compétence, il avait été maintes  fois appelé à donner son avis sur la situation politique actuelle du pays. Le 6 décembre 2016, il a présenté à la Bibliothèque du Congrès son nouvel ouvrage ; Becoming Madison: The Extraordinary Origins of the Least Likely Founding Father (Public Affairs, 2015). Posé, articulé, remarquable intellectuel, sa présentation ce jour-là a forcé l’admiration dans la droite ligne des fondateurs de l’Amérique et de la philosophie des Lumières.

If you can convince the lowest white man he's better than the best colored man, he won't notice you're picking his pocket. Hell, give him somebody to look down on, and he'll empty his pockets for you.

https://www.nytimes.com/2017/08/12/opinion/charlottesville-and-the-bigotocracy.html?action=click&pgtype=Homepage&clickSource=story-heading&module=opinion-c-col-left-region®ion=opinion-c-col-left-region&WT.nav=opinion-c-col-left-region

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Voyage au centre des herbes

Publié le par Ysia

Japanese Brome, Beaked Panic Grass, Bermuda Grass, Global Flatsedge
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Japanese Brome, Beaked Panic Grass, Bermuda Grass, Global Flatsedge

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Indian Grass, Northern Crabgrass, Path Rush, Squarrose Sedge, White Grass, White-tinged Sedge
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Theaster Gates

Publié le par Ysia

National Gallery of Art jusqu'au 4 septembre 2017
National Gallery of Art jusqu'au 4 septembre 2017
National Gallery of Art jusqu'au 4 septembre 2017

National Gallery of Art jusqu'au 4 septembre 2017

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Liu Xiaobo 刘晓波 (1955-2017)

Publié le par Ysia

L’année 1989 a constitué un important tournant dans ma vie. J’ai été un professeur respecté et un intellectuel public, souvent invité à m’exprimer un peu partout, y compris en Europe et aux Etats-Unis. Je me suis toujours fixé pour exigence de m’exprimer avec franchise, en assumant mes propos dans la dignité – que ce soit dans ma vie personnelle ou dans mes écrits. Cette année-là, je suis rentré des Etats-Unis pour participer au mouvement [prodémocratique étudiant, finalement réprimé dans le sang le 4 juin]. J’ai été emprisonné pour “propagande et incitation à des activités contre-révolutionnaires”. J’ai perdu par la même occasion ma chaire, à laquelle je tenais tant, et toute possibilité de publier et de m’exprimer publiquement en Chine. Juste pour avoir émis des opinions politiques différentes et pour avoir participé à ce mouvement démocratique pacifique, le professeur que j’étais a donc perdu sa chaire, l’auteur a perdu tout droit de s’exprimer et l’intellectuel public toute possibilité de discourir ouvertement… que ce soit à titre personnel ou en tant que citoyen d’une Chine ouverte au monde et aux réformes depuis trente ans, quelle tristesse !

Vingt ans après, les âmes des victimes du 4 juin ne peuvent toujours pas reposer en paix. Amené par le 4 juin à prendre le chemin de l’opinion ­politique divergente, à ma sortie de la prison de ­Qincheng, en 1991, j’avais perdu tout droit à m’exprimer publiquement dans ma propre patrie ; je ne pouvais le faire que dans les médias étrangers et encore cela m’a-t-il valu d’être placé sous surveillance durant de longues années, assigné à résidence (de mai 1995 à janvier 1996), puis envoyé en camp de rééducation par le travail (d’octobre 1996 à octobre 1999).

La haine peut corrompre la sagesse

Aujourd’hui, à plus de 50 ans, je suis une nouvelle fois mis au banc des accusés par un pouvoir obnubilé par l’idée de “l’ennemi”. Cependant, je veux malgré tout dire à ce régime qui m’a privé de ma liberté que je reste fidèle à mon credo, exprimé il y a vingt ans dans ma déclaration lors de la grève de la faim du 2 juin : je n’ai pas d’ennemis, ni de haine. Les policiers qui m’ont surveillé, arrêté, interrogé, les procureurs qui m’ont inculpé, les juges qui m’ont condamné ne sont pas mes ennemis. Je n’accepte ni surveillance, ni arrestation, ni inculpation, ni condamnation, mais je respecte la profession et la personne de tous ces fonctionnaires, y compris les magistrats de l’accusation, qui, le 3 décembre dernier, ont fait preuve de respect et d’honnêteté à mon endroit.

Car la haine peut corrompre la sagesse et le discernement ; l’idéologie de l’ennemi peut empoisonner la mentalité d’un peuple, attiser des rivalités sans merci, détruire toute tolérance et toute raison dans une société, empêcher une nation de cheminer vers la liberté et la démocratie. C’est pourquoi je souhaite parvenir à dépasser mon propre sort pour me préoccuper surtout du développement du pays et de l’évolution de la société, en opposant à l’hostilité du pouvoir une grande bienveillance, pour dissoudre la haine dans l’amour.
Il est communément admis que c’est la politique de réforme et d’ouverture qui a entraîné le développement du pays et l’évolution de notre société. Pour moi, l’ouverture du pays date du moment où a été abandonnée la “primauté de la lutte des classes” de l’ère Mao. Dès lors, on a concentré les efforts sur le développement économique et l’harmonie sociale. Cet abandon a permis une certaine tolérance et la coexistence pacifique d’intérêts et de valeurs différents. L’économie s’est tournée vers le marché, la culture a tendu vers plus de diversité, le maintien de l’ordre public a peu à peu été régi par les lois. Tout cela est dû à l’affaiblissement de la notion d’ennemi. Même dans le domaine politique, où les progrès sont le plus lents, le pouvoir a fait preuve d’une tolérance croissante vis-à-vis de la diversité de la société, il a atténué les persécutions à l’encontre des voix divergentes et a tempéré sa qualification des événements de 1989 de “rébellion” en “tourmente politique”.

Une fois relativisée cette notion d’“ennemi à combattre” le pouvoir a pu accepter peu à peu le caractère universel des droits de l’homme. En 1998, le gouvernement chinois a promis au reste du monde de ratifier deux grandes conventions internationales des Nations unies relatives aux droits de l’homme [dont la Convention internationale sur les droits civils et politiques], manière symbolique de reconnaître ces valeurs. En 2004, ­l’Assemblée nationale du peuple a révisé la Constitution en y introduisant pour la première fois la phrase : “L’Etat respecte et protège les droits de l’homme”, ce qui indique que les droits de l’homme sont devenus un principe de base du droit chinois. Dans le même temps, le pouvoir a reconnu la nécessité de “mettre l’homme au centre” de sa politique, de “créer une société harmonieuse”, autant d’avancées dans la conception du gouvernement qu’a le Parti communiste.

J’ai pu ressentir l’effet de ces changements depuis mon arrestation. J’ai persisté à me dire innocent et à déclarer que l’accusation portée contre moi était inconstitutionnelle, mais, au cours de cette année de privation de liberté où j’ai été successivement incarcéré dans deux lieux différents et interrogé par quatre policiers, trois procureurs et deux magistrats, leurs méthodes sont restées empreintes de respect, ils n’ont pas excédé les temps d’interrogatoire et ne m’ont pas extorqué d’aveux. Leur attitude a été pacifique, raisonnable et même parfois bienveillante. Le 23 juin, j’ai été transféré d’un lieu de résidence surveillée au Centre de détention numéro un de Pékin, où j’avais déjà été détenu en 1996, et j’ai pu y observer de grandes améliorations tant dans les installations que dans les méthodes d’administration.

Je suis vraiment optimiste

J’ai tiré de ces expériences personnelles la certitude que les progrès politiques en Chine ne vont pas s’arrêter. Je suis vraiment optimiste quant à l’arrivée d’une Chine libre dans l’avenir, car aucune force n’est capable de stopper l’aspiration humaine à la liberté. La Chine finira par devenir un Etat de droit plaçant les droits de l’homme au premier plan. J’espère que de tels progrès pourront se manifester dans le traitement de mon dossier ; je souhaite que les jurés prononcent un jugement équitable – un jugement capable d’affronter le verdict de l’Histoire.

Quant à l’expérience la plus heureuse de mes vingt dernières années, c’est d’avoir reçu l’amour désintéressé de ma femme, Liu Xia. C’est pourquoi je m’adresse à elle.
Aujourd’hui, tu ne pourras pas assister à mon procès, mais je veux encore te dire, ma chérie, que je suis certain que ton amour reste inchangé. Ma chérie, grâce à ton amour, j’affronterai calmement le procès qui vient, sans regret pour mes propres choix, et j’attendrai demain avec optimisme. J’espère que mon pays pourra être un jour une terre de libre expression, que tout citoyen pourra prendre la parole sur un pied d’égalité, que toutes les valeurs, pensées, croyances, idées politiques pourront coexister et faire l’objet d’un débat équitable. Je souhaite que les opinions minoritaires, même dissidentes, soient protégées comme les autres. Que tout point de vue politique puisse être exposé au grand jour et soumis à l’appréciation du peuple, que tout citoyen puisse s’exprimer sans la moindre crainte, sans le moindre risque de subir des persécutions pour avoir émis une opinion politique différente. Je voudrais également être le dernier nom sur la longue liste des victimes emprisonnées pour leurs écrits, et que plus personne ne soit condamné pour ses propos.

La liberté d’expression est la base des droits de l’homme, le fondement de tout sentiment humain, la mère de la vérité. Tuer la liberté d’expression, c’est bafouer les droits de l’homme, étouffer tout sentiment humain, faire taire la vérité.

Même si j’ai été condamné (alors que je suis innocent) pour avoir honoré la liberté d’expression mentionnée dans la Constitution et pour avoir assumé jusqu’au bout mes responsabilités sociales de citoyen chinois, je ne me plains pas…

Merci à tous !
Liu Xiaobo

http://www.courrierinternational.com/article/2010/01/27/liu-xiaobo-je-n-ai-pas-d-ennemis

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Le devoir de désobéissance

Publié le par Ysia

Un timide succès a été remporté dans la longue bataille juridique qui oppose les Amérindiens au gouvernement fédéral depuis la décision de la Cour suprême de 1823 qui a érigé en loi la doctrine de la découverte par laquelle les Amérindiens ont été privés de leur droit à la terre et au patrimoine et les Européens ont obtenu le droit de les déposséder par leur conquête.

 Un juge a statué hier que la licence fédérale autorisant la construction de l’oléoduc d’une rive à l’autre du Missouri juste en amont de la réserve indienne sioux de Standing Rock, qui avait été délivrée à la hâte par la nouvelle administration quelques jours après l’inauguration, viole la loi sur certains points fondamentaux. La cour n’a cependant pas déterminé s’il fallait en arrêter la construction et a demandé un complément d’information sur la question et la tenue la semaine prochaine d’une conférence. Selon la cour fédérale, le Corps des ingénieurs de l'armée des États-Unis n’a pas pris suffisamment en considération les effets que le déversement de pétrole pourrait avoir sur les droits de chasse et de pêche et la justice environnementale.

Selon Henry David Thoreau (1817-1862) fervent opposant à la guerre américano-mexicaine (1846-1848) et à l’esclavage qui ne sera aboli qu’après sa mort en 1865, un gouvernement pour lequel la règle de majorité prévaut ne peut avoir pour fondement en toute circonstance la justice pour tous.

Ne peut-on concevoir un gouvernement pour lequel la conscience, collective ou individuelle, et non la majorité décide de la juste cause ? Pourquoi le citoyen devrait-il  abandonner sa conscience au législateur ? Pourquoi alors être doué d’une conscience ? Notre humanité prime sur le devoir d’obéissance. Il n’est pas souhaitable de cultiver le respect de la loi sans entendre l’appel de sa conscience.

All men recognize the right of revolution; that is, the right to refuse allegiance to, and to resist, the government, when its tyranny or its inefficiency are great and unendurable.

Henry David Thoreau

Les élections sont un jeu de hasard. On joue à la roulette russe avec le destin d’une nation. Chacun laisse son vote à la merci d’une majorité sans se préoccuper  de savoir si au bout du compte le bon droit, la vérité, la raison l’emporteront. Les élections ne sont plus alors qu’un expédient, un opportunisme politique. Voter pour le bon droit ne devient plus qu’un vœu pieux. Mais  la sagesse ne saurait laisser le bon droit à la merci du sort.

The government itself, which is only the mode which the people have chosen to execute their will, is equally liable to be abused and perverted before the people can act through it.

Henry David Thoreau

I ask for, not at once no government, but at once a better government... It is truly enough said that a corporation has no conscience; but a corporation of conscientious men is a corporation with a conscience.

Henry David Thoreau

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Éclipse 2017

Publié le par Ysia

I love science twice as much in times like these. It takes one away from all the confusions, and stupidities and horrors and the emotional consequences.

Einstein and Eddington, 2008

Dans deux ans, nous célébrerons le centenaire de la théorie de la relativité dont Arthur Stanley Eddington donna la preuve à l’occasion de l’éclipse solaire de 1919.

Le 21 août, une autre éclipse solaire totale sera cette fois visible d’une côte à l’autre des États-Unis dès 10 heures 30 dans l’Oregon à 15 heures en Caroline du Sud. Bien qu’une éclipse totale se produise tous les 18 mois dans le monde, il est rare qu’elle soit visible aux États-Unis et pour une période de temps aussi longue. Un phénomène de cette ampleur n’a pas eu lieu depuis 1918.

Qu’est-ce qu’une éclipse ? Qu’est-ce qui rend celle-ci si remarquable ? Si vous vous trouvez sur sa trajectoire, le soleil disparaîtra lentement au fur et à mesure que se déplacera devant lui la lune.

Time is at different speed in the universe
The faster you move the more time slows down
Time is not the same everywhere
Time isn’t shared
It is not an absolute

Einstein and Eddington, 2008

La nouvelle lune du 21 août apparaîtra de la même taille du fait de sa position et s’alignera devant le soleil. L’éclipse totale durera d’une demi-minute à deux minutes. En prenant les précautions nécessaires pour se protéger les yeux, l’événement permettra l’observation de la couronne de l’astre dynamique du soleil depuis la Terre. Ce sera l’occasion pour les physiciens solaires et autres savants d’étudier le champ électromagnétique du soleil, la lune car le soleil éclairera ses vallées mais aussi la terre notamment la réaction des animaux comme les oiseaux. Lors d’une éclipse solaire précédente, même les baleines étaient remontées à la surface de l’eau, surprises elles aussi par la tombée subite de la nuit.

Everything in the universe is ordered
Everything is bound by one force: gravity
Everything happens for a reason, isn’t that wonderful?
But you can’t touch gravity
You can’t see it
What fills the unexplained?

Einstein and Eddington, 2008

Forte d'un partenariat sans précédent avec les universités, les entreprises privées, 1 500 bibliothèques et 57 ballons lancés à 80 000 pieds, la NASA tiendra une conférence de presse le 21 juin au Newseum à Washington. De Washington, c’est une éclipse partielle que nous pourrons observer, mais nous en serons tous plus ou moins témoins sur le continent américain.

Éclipse 2017

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Quantifier les effets du changement climatique

Publié le par Ysia

L’année dernière a été la plus chaude enregistrée. La calotte glaciaire dans l’Artique est en déclin et la montée du niveau des mers se poursuit. Dans ce contexte, les satellites nous offrent une vue objective de la manière dont notre climat change et les effets que cela a sur notre planète. Au niveau mondial, les données montrent que les eaux montent d’environ 3 mm par an.  Il s’agit de l’une des principales menaces liées au réchauffement climatique, particulièrement pour les zones côtières de faible élévation. Identifier les facteurs qui contribuent à la hausse du niveau des mers constitue un défi complexe dans le domaine de la science du climat. Les satellites d’observation de la Terre  tracent la cartographie des changements du niveau de la mer, qui varie à travers le monde, mais ces données recueillies peuvent aussi servir pour quantifier le volume des eaux venant de sources diverses notamment de la fonte des glaciers et des nappes glaciaires, ainsi que de la dilatation thermique des océans du fait de la hausse des températures.

Le rôle des activités de surveillance de notre planète dans l’espace ne s’arrête pas là : des émissions de gaz à effet de serre à la couche d’ozone, des zones de glace à l’humidité du sol et bien davantage, les instruments installés à bord des satellites nous communiquent des données indépendantes et scientifiques qui nous donnent la preuve du changement climatique.

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Artistes remarquables

Publié le par Ysia

Mon héros, c'est Michael Heizer, l’architecte de la cité du désert, mais s’il faut citer des sculptrices remarquables dans leurs modes de création respectifs parmi tant d'autres, les voici:

Karen LaMonte (Renwick Gallery, Washington)
Karen LaMonte (Renwick Gallery, Washington)

Karen LaMonte (Renwick Gallery, Washington)

Au croisement de l'architecture et de la sculpture se situe l’œuvre de Michael Heizer. Pour  I. M. Pei, l’architecte de l’aile est du National Gallery of Art, dont on a célébré le centenaire de la naissance le mois dernier, l’architecture est un art dont le médium est l’espace. Michael Heizer sait précisément travailler la pierre et l'espace, A ne pas manquer son exposition en 2018 au musée de Glenstone.

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Thanks!

Publié le par Ysia

Thanks!

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Déhiscence et Transvaluation

Publié le par Ysia

la Nature de la nature est « polémos », lutte respectueuse et productive des contraires sous la disparate des choses et des changements

https://www.cairn.info/load_pdf.php?ID_ARTICLE=RETM_234_0047

Dans son ouvrage intitulé De la vérité dans les sciences, Aurélien Barrau nous invite à abandonner les analyses à l’emporte-pièce et la vision caricaturale des choses.

…ne pas céder à une vision simpliste qui, donnant l’illusion de la clarté, manquerait la complexité inhérente à la problématique et masquerait les authentiques difficultés.

De la vérité dans les sciences, Aurélien Barrau

L’étantité (ou étance) des philosophes est-elle à rapprocher de l’ainsité bouddhique ? Cette étantité philosophique peut-elle répondre au gouffre béant où nous entraîne le règne de la philosophie du soupçon ? Qu’est-ce que le domaine de l’ontique ? Un brouillard obscurcit sa vision. Entre réalité et imagination, comment élaborer une voix universelle ?

Il me semble nécessaire de rappeler qu'il importe avant tout d'apprendre à penser, réfléchir et raisonner. C'est bien ce à quoi Benjamin Franklin s'était attelé avant l' âge de 16 ans avec la lecture de deux œuvres fondamentales : : L'essai sur l'entendement humain de John Locke et La logique ou l’art de penser d’Antoine Arnaud et Pierre Nicole (1662). Aurélien Barrau nous met très justement en garde contre la "contamination du savoir par le vouloir".

Il n'y a rien de plus estimable que le bon sens et la justesse de l'esprit dans le discernement du vrai et du faux. Toutes les autres qualités d'esprit ont des usages bornés ; mais l'exactitude de la raison est généralement utile dans toutes les parties et dans tous les emplois de la vie. Ce n'est pas seulement dans les sciences qu'il est difficile de distinguer la vérité de l'erreur, mais aussi dans la plupart des sujets dont les hommes parlent et des affaires qu'ils traitent. Il y a presque partout des routes différentes, les unes vraies, les autres fausses; et c'est à la raison d'en faire le choix. Ceux qui choisissent bien, sont ceux qui ont l'esprit juste; ceux qui prennent le mauvais parti, sont ceux qui ont l'esprit faux : et c'est la première et la plus importante différence qu'on peut mettre entre les qualités de l'esprit des hommes.

Ainsi la principale application qu'on devrait avoir, serait de former son jugement, et de le rendre aussi exact qu'il le peut être; et c'est à quoi devrait tendre la plus grande partie de nos études. On se sert de la raison comme d'un instrument pour acquérir les sciences , et on se devrait servir au contraire des sciences comme d'un instrument pour perfectionner sa raison; la justesse de l'esprit étant infiniment plus considérable que toutes les connaissances spéculatives, auxquelles on peut arriver par le moyen des sciences les plus véritables et les plus solides...

La logique ou l’art de penser

La science, c’est la capacité de prévoir, d’observer et d’expérimenter. Pourquoi n’est-elle pas le primat de la raison pratique? parce que les scientifiques sont les premiers à reconnaître que « La certitude, en science, n’existe pas ». Comment alors lui accorder au cœur de la société et en politique la place qu’elle mérite ? Si tout est toujours sujet au doute, comment assurer la prééminence des sciences dans une société ? Si « tout peut être remis en cause. Tout doit l’être. Rien n’est acquis. Rien n’est sacré. Rien n’est intouchable », alors comment engager le dialogue avec les sceptiques  et les anti-intellectualistes et combattre le déni de la science ? Les vérités ne sont-elles que

des illusions dont on a oublié qu’elles le sont, des métaphores usées qui ont perdu leur force sensible

https://www.webnietzsche.fr/metaph.htm

 

Entre une approche théologique du monde et la théorie de la vérité-correspondance à l’émergence d’une vérité logique et pragmatique, la vérité « fixe la ligne de délimitation entre le possible et l’interdit », entre la logique et ce qui définit l’essence de l’être et de l’humanité. Il me semble que l’ambigüité, l’inconfort dans lequel nous place le dilemme de la vérité réside dans la terminologie, dans le vocabulaire, dans la parole même. Le langage ajoute à la confusion. Faut-il insister sur le fait que la montée des eaux et les catastrophes naturelles peuvent porter atteinte à la sécurité nationale des états si certains refusent d'entendre parler de changements climatiques ?

La vérité est sujette aux croyances et aux présupposés. Ces mêmes croyances et présupposés aux formes temporelles qui reviennent inlassablement sur le devant de la scène. Ce sont ces vérités qui sont à l’origine de mondes multiples qui coexistent, se côtoient et parfois s’entrechoquent.

It is from the far more difficult achievement of seeing ourselves amongst others, as a local example of the forms human life has locally taken, a case among cases, a world among worlds, that the largeness of mind, without which objectivity is self-congratulation and tolerance a sham, comes.”

Local Knowledge, Clifford Geertz

Toute révolution scientifique s’accompagne-t-elle immanquablement d’une redéfinition totale du réel ? (p.31) Imaginons l’effet papillon transposé dans un même corps dans lequel les interactions quantiques entraînent des réactions moléculaires qui, à leur tour, provoquent un mouvement physique. Imaginons alors la terre comme un corps physique unique dans lequel un battement d’ailes soulève l’ouragan. Et imaginons encore l’univers en tant que corps physique unique dont chaque galaxie suscite des réactions en chaîne.A la découverte d’une théorie de gravitation quantique...…. Le débat est ouvert (De la vérité dans les sciences, Aurélien Barrau, pp19-20).

Comment pourrait-on donc se « rapprocher » du vrai alors même que chaque rupture entraîne une vision infiniment distante de la précédente et tout aussi infiniment distante de la suivante ?

De la vérité dans les sciences, Aurélien Barrau, p.32

La vérité et le vrai, faut-il les séparer ? Vérité ontologique et vérité logique. La science décrit logiquement le monde mais ne représente pas son en-soi, sa nature propre et véritable. Le problème est bien l’interprétation des faits, constamment remise en cause à chaque révolution. A travers différents prismes, la réalité est la réalité mais sa vision n’est pas la même. L’angle, le point de vue n’est pas le même.

Notre vision d’humain est infiniment atrophiée par rapport à la richesse du réel.

ibid., p.36

Donc ce n’est pas que tout ce qui est vrai peut être réfuté, c’est que toute vérité est limitée par une autre qu’il reste à découvrir comme un puzzle dont chaque pièce représente une parcelle de vérité.

La vérité est « absolue » dans chaque monde mais le choix d’un monde est « relatif » à une attente, à une culture, à une histoire.

ibid., p.54-55

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