62 articles avec bouddhisme zen

Donation de Méditation

Publié le par Ysia

La loi des trois dons, c'est le don de soi, de la chose donnée et de l'autre qui reçoit et ainsi comprendre sa peine et l'accepter. Accepter que je n'ai droit à rien sans rien attendre ni escompter. S'il y a bien une chose que j'ai apprise est que je dois m'effacer, oublier mes efforts, le temps, le dévouement, les sentiments et faire abstraction de l'autre quel qu'il soit. M'oublier moi-même et faire abnégation de tout ce qui est moi, mien et l'autre.

La gauchère dans le miroir

Bye bye, Meditation

Bye bye, Meditation

La déesse jadis s'est enfuie dans la lune.

Nous frappons à la porte de la bonzerie suspendue dans les nuages,

Par les plantes grimpantes emprisonnée.

La talentueuse Xuanji ne peut entrer

Alors que Sun Chuo connaît l’éveil.

Qui est le pieux laïc à moitié éveillé ?

C'est celui qui attend après le plus petit des trois Véhicules.

Quand les pieux laïcs offriront-ils un banquet maigre ?

Dans le monde de fraîcheur du mont Wutai,

La verve poétique illusoire est chassée !

 

Les courtisanes arborent des sourires

Tandis que ce jour s’écoule dans la bonzerie de mon pays natal.

Compatissant, tu as laissé quelques beaux vers dont j'ai le chant acclamé.

Sous le frais ombrage des bambous,

Tu séjournes au loin sur le mont Gajasîrsa.

Aux bâtiments couverts de chaume

Pend le lichen d’une beauté ravissante.

Sous la splendeur de la lumière automnale

Poussent les chrysanthèmes au pied de la clôture de bambous.

L'esprit vagabond transmet la méditation illusoire. (Le dévouement du marchand, trad. par Catherine Toulsaly, 2008)

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Treizième exposition annuelle d’Art Brut de Washington

Publié le par Ysia

Bodhisattva

Bodhisattva

Treizième exposition annuelle d’Art Brut de Washington

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L'éveil de la conscience

Publié le par Ysia

Les époux de Georgio de Chirico (Musée de Grenoble)

Les époux de Georgio de Chirico (Musée de Grenoble)

L'éveil de la conscience vacille au détour d’une erreur commise, dans l’ombre d’une illusion, un linceul d’incompréhension.

 

L'éveil de la conscience passe par la traversée de l'abîme fantôme, du gouffre abyssal entre passé et avenir. Par le lâcher prise de chaînes surannées, il jaillit dans un amoncellement de connaissances, dépouillant les non-dits et les vérités cachées.

 

L'éveil de la conscience sourd dans le vide de la Voie et se nourrit d’imagination, de poésie et de fantaisie.

 

La conscience au sortir d’ une crise s'abandonne à elle-même, mise à nue par le passage du temps.  À la conquête des abîmes fantômes, de l'espace entre matière et antimatière, que disent philosophes et poètes?

 

Universel d'Amédée Ozenfant (Musée de Grenoble)

Universel d'Amédée Ozenfant (Musée de Grenoble)

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Le pardon de soi

Publié le par Ysia

La vie n’est pas un fleuve tranquille qui commence en amont et termine dans l'océan de l'outre monde. Elle se perd dans les méandres et crée des lacs fabuleux, des cascades gigantesques et irrigue la terre

La vie n’est pas un fleuve tranquille

 

Au centre de l’espace triangulaire du monde, de la chair et du diable, l’évolution spirituelle est un concept que l’humanité individuellement ou collectivement tend à ignorer. Sur le long fleuve d’une vie, comment devenir un être meilleur que l’on a été envers soi et envers les autres? Comment dépasser ses propres limites tracées par des démons intérieurs ?

Résonance ou vanité a été pour moi la traversée d’un océan spirituel. Je n’ai toujours pas amarré mon radeau de fortune sur la rive d'un havre de paix. Avant de pouvoir atteindre l'autre rive, il y a, dit-on, vingt choses difficiles ici-bas. Je m’étonne que le pardon de soi ne soit pas inclus parmi elles. Comment pardonner à soi-même? Je ne sais pas. Ce que je sais, c'est que sans se pardonner, comment peut-on pardonner aux autres?

 

Treize mois ont passé. Il me semble aujourd'hui que se pardonner, c'est accepter ce qu'on ne peut changer, y compris soi-même.

Publié dans Bouddhisme Zen, Cheminement

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Le flot des ondes

Publié le par Ysia

La couverture multiondes de la Voie lactée

La couverture multiondes de la Voie lactée

 

La conscience universelle s'élargit comme un fleuve engorgé des consciences individuelles, en amont duquel paroles et écrits sont jetés dans le courant, que ratrappent au passage philosophes et physiciens du temps présent.

 

La voie est le flot de l’espace invisible,  le mouvement qui a précédé l'émergence des choses, l’espace vide qui contient une immense énergie. Et dans le flot de l’espace et du temps circulent les ondes qui viennent se jeter sur les rives de la Terre,  les ondes qui oscillent dans le vent imperceptible lancées par le soleil à l’assaut de l'héliosphère, les ondes qui gardent l'entrée de la forteresse magnétique de la Terre et les ondes gravitationnelles comme des cercles sur la surface de l’eau.

 

II y a le flot des choses et les choses qui composent ce flot. La conscience est un fleuve dans lequel l’univers répand des ondes de lumière et de son entrelacé(e)s.  

Champ magnétique du Soleil

Champ magnétique du Soleil

故有之以为利,无之以为用
Hence the substance (Being) can provide a condition
Under which usefulness is found,
But the Nothingness (space) is the usefulness itself.

Gu Zhengkun, Lao Zi: The Book of Tao and Teh,chapter 11

Simulation du champ magnétique terrestre

Simulation du champ magnétique terrestre

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Tashi et le moine

Publié le par Ysia

Publié dans Cheminement, Bouddhisme Zen

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Ainsi c'est ce que j'ai entendu

Publié le par Ysia

Dans le commentaire qui lui est attribué, Huineng explique que « Ainsi »  indique le sens. « C’est » fixe les termes. La loi qu’Ananda désigne par « ainsi » c’est, ce « moi » qui l’a entendu du bouddha. Il est clair que ce n’est pas lui qui la prêche. C’est pourquoi il est dit : « Ainsi c’est ce que j’ai entendu ». En outre, « je »  est la nature et la nature est « je ». L’activité intérieure et extérieure émane de la nature qui entend tout. C’est pourquoi il proclame : «  J’ai entendu ».

« Ainsi c’est ce que j’ai entendu » est une expression à la fois simple et célèbre, en sanskrit  eva mayā śrutam et en chinois  如是我聞.

Pourtant fallait-il mettre un point (ou deux) après ces mots suivant la ponctuation adoptée par CBETA ?

  • Ainsi c’est ce que j’ai entendu : (eva mayā śrutam)

Fallait-il lier ces mots avec ce qui suit ?

  • 如是我聞一時 Ainsi c’est ce que j’ai entendu alors.  (eva mayā śrutam ekasmin samaye);
  • 如是我聞一時佛在… Ainsi c’est ce que j’ai entendu alors que le bouddha se trouvait ... (eva mayā śrutam ekasmin samaye bhagavān  …  viharati sma …).

D’après l’article de Jan Nattier, il est possible que l’expression ait été introduite par Kumārajīva lui-même. Avant le IVème siècle, quasiment tous les sutras commençaient avec l’expression réduite  聞如是 --- “Ainsi a-t-on entendu ---śrutam evam mayā. D’autres versions plus rares ont également été rapportées notamment ()聞如是 ou simplement 佛在.

Publié dans Bouddhisme Zen

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A la rencontre du Bouddha

Publié le par Ysia

A la rencontre du BouddhaA la rencontre du Bouddha

Publié dans Bouddhisme Zen

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Ce dont l’absence est faite

Publié le par Ysia

Seated Buddha (Gandhara region, 2nd-3rd century A.D., Gray schist)

Seated Buddha (Gandhara region, 2nd-3rd century A.D., Gray schist)

L’immatérialité captive l’esprit comme un aimant…

L’article de 陳淑芬 Shu-Fen Chen publié en 2013 a revisité la question des œuvres bouddhiques, de leur sens et de leur traduction et guidé le lecteur ou le traducteur dans la difficile tâche d’interpréter le texte chinois.

 L’absence de ponctuation compliqua la traduction du chinois ancien et en particulier des œuvres bouddhiques, un idéogramme après l’autre sans marque de ponctuation jusqu’au XIXème siècle avec l’édition japonaise Hongjiaozang 弘教藏 de 1880. Sans ponctuation, il n’est pas facile au simple coup d’œil de comprendre de quoi il est question. Elle est essentielle à la compréhension du lecteur. Mais si elle est mal employée, le sens en est détourné.

Son ajout subséquent pour faciliter la lecture des canons bouddhiques ne saurait avoir été sans erreur. L’auteur Shu-Fen Chen a comparé les six traductions chinoises du Vajracchedikā Prajñāpāramitā Sūtra et recherché le sens original sur la base du sanskrit.

En l’absence de ponctuation, comment marquait-on une pause dans la narration ? Par l’introduction régulière d’adverbes de temps tels que 時,一時,爾時. L’accusatif en sanskrit était remplacé en chinois par le caractère 邊. 

中華電子佛典協會(CBETA) introduit de nombreuses marques d’exclamation. La comparaison entre les textes du Taisho 大正藏 et du CBETA montre combien le premier présente un emploi irrégulier de la ponctuation et combien le second est clair et plus aisé à lire, CBETA améliorant le texte et corrigeant même les erreurs de ponctuation introduites dans  大正藏.


A la question « c’est quoi faire l’aumône ? », l’article y répond.「布施」traduit l’expression sanskrite dānaṃ dadāti, dānaṃ signifiant給予的行為、捐款、禮物. Dadāti est le complément du verbe。「福德」traduit le mot sanskrit puṇyaskandha, dérivé de l’expression tasya puṇyaskandhasya pramāṇam.

L’auteur cependant a souligné les anomalies ou fautes commises par CBETA. Mais il apparaît après vérification que les exemples cités dans l'article de 2013 ont été depuis rectifiés et donc n’apparaissent plus en ligne à ce jour à l’exception des corrections proposées en rouge pour les paragraphes suivants :

以實無有法得阿耨多羅三藐三菩提,是故然燈佛與我受記,作是言:『汝於來世,當得作佛,號釋迦牟尼。[0751a19]

若有法如來得阿耨多羅三藐三菩提者 [0751a19]

我於阿耨多羅三藐三菩提 乃至無有少法可得,是名阿耨多羅三藐三菩提。[0751c21]

若人滿三千大千世界七寶以用布施,是人所得福德,寧為多不?」[0749b18]

D’autre part, l’auteur a estimé que l’ajout par CBETA de la ponctuation était parfois superflue dans les exemples en rouge demeurant  à ce jour :

「無法相亦無非法相。何以故?是諸眾生若心取相,則為著我、人、眾生、壽者。[0749b05]

佛告須菩提:「凡所有相皆是虛妄。若見諸相非相,則見如來。」[0749a23]

La virgule devrait par ailleurs être supprimée entre le sujet  et son prédicat  dans les exemples suivants:

善男子、善女人發阿耨多羅三藐三菩提心[0748c24][0748c29] [0751a08] [0751a10]

善男子、善女人發菩薩心者[0752b23]

若復有人於此經中,乃至受持四句偈等,為他人說,其福甚多。[0750a23]

若復有人於後末世,能受持讀誦此經,[0750c27]

若復有人於此經中受持,[0749b21]

頗有眾生於未來世,[0751c16]

頗有眾生得聞如是言說章句,[0749a26]

Dans la mesure où certaines critiques ont été prises en compte et corrigées par CBETA, on peut se demander si  celles omises l'ont été volontairement.

Après un rapide examen du commentaire de Huineng sur le Vajracchedikā Prajñāpāramitā Sūtra, il est regrettable qu’ il n'incorpore pas les corrections apportées à la traduction de Kumarajiva. Il convient de vérifier s’il en est de même pour les nombreux autres commentaires publiés par CBETA.

C’est pour moi l’occasion de revenir au commentaire attribué à Huineng afin de modifier la ponctuation du texte de Kumarajiva intégré dans le commentaire et revoir, à la lumière des corrections apportées,  l’interprétation du texte.

Publié dans Bouddhisme Zen

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L'évolution spirituelle

Publié le par Ysia

Une évolution spirituelle, une évolution de la conscience dans la matière, assumant des formes en constant développement, jusqu’à ce que la forme puisse révéler l’Esprit qui l’habite, telle est la note dominante, le mobile central significatif de l’existence terrestre. Cette signification est cachée… dans une lourde inconscience matérielle.

L'évolution spirituelle

Le Prince Damrong Rajanubhab avait coutume de dire que cette tête de Bouddha en stuc était l’objet le plus beau de tout le musée de Bangkok

Le Prince Damrong Rajanubhab avait coutume de dire que cette tête de Bouddha en stuc était l’objet le plus beau de tout le musée de Bangkok

Au-dessous du ciel, il y a vingt choses difficiles :

  1. Étant pauvre et dans l'indigence, accorder des bienfaits, c'est difficile;
  2. Étant riche et élevé en dignité, étudier la doctrine, c'est difficile;  
  3. Ayant fait le sacrifice de sa vie, mourir véritablement,  c'est difficile;
  4. Obtenir de voir les prières de Bouddha, c'est difficile;
  5. Avoir le bonheur de naître dans le monde de Bouddha, c'est difficile;
  6. Transiger avec la volupté,  et vouloir être délivré de ses passions, c'est difficile;  
  7. Voir quelque chose d'aimable, et ne pas le désirer,  c'est difficile;
  8. Ne pas être porté vers ce qui est lucratif et honorable, c'est difficile;
  9. Être injurié, et ne pas s'irriter, c'est difficile;
  10. Dans le tourbillon des affaires, se conduire avec calme, c'est difficile;
  11. Étudier beaucoup et approfondir, c'est difficile;
  12. Ne pas mépriser un homme qui n'a pas étudié, c'est difficile;
  13. Extirper l'orgueil de son cœur, c'est difficile;
  14. Rencontrer un  vertueux et habile maître, c'est difficile,
  15. Pénétrer les secrets de la nature, et approfondir la science, c'est difficile;
  16. Ne pas être ému par un état de prospérité, c'est difficile;
  17. S'éloigner du bien, et vouloir marcher dans la sagesse, c'est difficile;
  18. Décider les hommes à suivre leur conscience, c'est difficile;
  19. Tenir toujours son cœur dans un mouvement égal, c'est difficile;
  20. Ne pas médire, c'est difficile.

 

Aujourd’hui, j’ai été injuriée et je n’ai pu m’empêcher de ne pas m’irriter. Je n’ai pas su non plus tenir mon cœur dans un mouvement égal. Je ne sais toujours pas extirper l’orgueil de mon cœur. Et je n’ai pas su décider autrui à suivre sa conscience.

 

Les quarante-deux points d'enseignement

Publié dans Bouddhisme Zen

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