Apple Carnegie Library

Publié le par Ysia

 

David Rubenstein, milliardaire omniprésent à Washington, président de l’organe d’administration du Festival national du livre organisé chaque année à Washington par la Bibliothèque du Congrès, a tenu hier comme à son habitude à interviewer quelques auteurs. Entretiens et discussions ont abordé notamment les questions suivantes : la fusion des intelligences humaines et artificielles, la transparence émotionnelle dans les relations humaines, la critique d’une spécialisation précoce et trop rigide des connaissances, une nouvelle présentation de l’histoire de l’évolution, l’avenir du capitalisme, une rétrospective des évènements politico-historiques qui ont conduit aux premiers pas de l’homme sur la Lune. David Rubenstein a également financé l’agrandissement du Centre Kennedy avec la construction de nouveaux espaces publics et salles polyvalentes conçus par l’architecte américain Steven Holl. Des manifestations se tiendront à partir du 7 septembre pour célébrer son inauguration.

 

Prenant exemple sur les philanthropes richissimes Andrew Carnegie et John D. Rockfeller, la compagnie Apple tient, elle aussi, à laisser sa marque à Washington en finançant la restauration du bâtiment de la bibliothèque historique de Washington, sur la place du mont Vernon, offerte en donation par Andrew Carnegie en 1903. Apple y loue désormais le rez-de-chaussée tandis que l’étage supérieur abrite le Centre d’histoire de la ville de Washington.

Apple Carnegie Library
Apple Carnegie Library
Apple Carnegie Library

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A quoi tout cela aura-t-il servi ?

Publié le par Ysia

There is no point. It’s a foolish question.

Herbert Fingarette

 

Dignité et Fierté nous animent. L’un des défis pour une personne âgée est d’apprendre à demander et recevoir l’aide des autres. L’indépendance qui marque les habitudes de vie oblige à redouter son déclin. 

 

Alors que la vanité pousse à croire en l’existence du soi et de sa propre individualité, le corps ancré dans le temps sent imperceptiblement la vie lui échapper. A 97 ans, le philosophe Herbert Fingarette a fait face, jusqu’au seuil de la mort, à l’énigme de sa vie dans un état de vulnérabilité extrême. 

Old age is a ceremony of losses

Donald Hall (1928-2018)

Cest le passage du temps qui alimente notre questionnement sur le sens de la vie. David Brooks dans son livre intitulé La seconde montagne ( The Second Mountain: The Quest for a Moral Life)  et Douglas Rushkoff dans L’équipe des hommes (Team human ) cherchent à démontrer la dimension collective, communautaire, de la vie dans le cadre - il me semble - d’une évolution transcendante de l’humanité. Parmi une centaine d’auteurs, ils présenteront leurs ouvrages au Festival national du Livre qui se tient aujourd’hui à Washington.

Opposer la conscience individuelle à la conscience collective, c’est poser la question de savoir si la conscience est un concept relationaliste ou individualiste ou les deux à la fois. S’il s’agit d’un phénomène collectif qui pénètre à tous les niveaux, la substantialité du soi n’est qu’une illusion. La conscience s’est drapée du manteau de l’ADN. Elle a transmis sa mémoire à tous les êtres animés et inanimés. Il n’y a pas d’essence individuelle que le souffle de vie qui s’infiltre dans tous les orifices, que l’on nomme conscience. Il faut parler de réceptivité.

Une balade dans la conscience

S’il faut voir dans le soi une identité transtemporelle, la conscience collective en est l’origine lointaine, le monde phénoménal et le monde neurobiologique y sont inextricablement imbriqués.

Le monde des émotions et des sentiments

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La peur et le danger

Publié le par Ysia

 

Quatre articles publiés depuis 2016 touchent à la question du lien entre le système limbique, où se situent les noyaux amygdaliens, et la peur. Joseph LeDoux rappelle combien il importe de faire la part des choses entre l’émotion de la peur et la conscience du danger. 

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Treizième exposition annuelle d’Art Brut de Washington

Publié le par Ysia

Bodhisattva

Bodhisattva

Treizième exposition annuelle d’Art Brut de Washington

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Diogène de Sinope

Publié le par Ysia

Peinture de Jules-Bastien Lepage (1848-1884)

Peinture de Jules-Bastien Lepage (1848-1884)

Peinture attribuée au peintre Giovan Battista Langetti  (1635–1676)

Peinture attribuée au peintre Giovan Battista Langetti (1635–1676)

Peinture de Carlo Dolci  (1616–1686)

Peinture de Carlo Dolci (1616–1686)

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La philosophie du flot

Publié le par Ysia

Publié dans Encre de Chine

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Misère

Publié le par Ysia

Théodore Géricault, Pity the Sorrows of a Poor Old Man! Whose Trembling Limbs Have Borne Him to Your Door, from Various Subjects Drawn from Life and on Stone, also known as the English Series, 1821. Lithograph. Yale University Art Gallery, Gift of Charles Y. Lazarus, B.A. 1936

Théodore Géricault, Pity the Sorrows of a Poor Old Man! Whose Trembling Limbs Have Borne Him to Your Door, from Various Subjects Drawn from Life and on Stone, also known as the English Series, 1821. Lithograph. Yale University Art Gallery, Gift of Charles Y. Lazarus, B.A. 1936

 

Alors que je terminais la rédaction d’un article sur les mille et une façons d’être, j’ai pris le temps de parcourir le livre de l’historienne de l’art Linda Nochlin, intitulé Misère (2018). 

 

De Saint-Jérôme au vieil homme laissé à lui-même, abandonné dans sa misère au carrefour de l’existence, la Misère, écoeurée, n’a que fi des mots et implore le réveil des consciences. 

 

Les artistes qui la contemplent et trop souvent la vivent savent brosser des tableaux poignants et se servent, dans leur réalisme, de la satire pour décrire la misère humaine et la société rendue insensible.

 

 

 

Gustave Courbet. L’Atelier du peintre. Allégorie Réelle déterminant une phase de sept années de ma vie artistique (et morale)

 

Dans le cadre du vieux débat sur les choix économiques résonnent les paroles d’Eugène Buret :

 

“A côté du grand phénomène de l'accroissement des richesses, il est, chez les nations les plus avancées en civilisation et en richesse, un autre phénomène, bien aussi digne que le premier, d'appeler l'attention des économistes, et qu'ils ont tous plus ou moins négligé ; nous voulons parler du phénomène de la misère. Et cependant l'étude de la misère , s'il est vrai que la misère existe , s'il est vrai surtout qu'elle marche du même pas que la richesse, qu'elle se développe sous l'influence des mêmes causes, qu'elle en soit le contre-poids , la compensation fatale, l'étude de la misère n'est-elle pas une partie intégrante et nécessaire de l'économie politique ou sociale, ou de la physiologie de la société, comme on voudra l'appeler? Nous ne croyons pas faire un jeu de mots en disant, qu'en regard du tableau de la richesse des nations, il faut placer aussi le tableau de la misère des nations” (De la Misère des classes laborieuses en Angleterre et en France : de la nature de la misère, de son existence, de ses effets, de ses causes, et de l'insuffisance des remèdes qu'on lui a opposés jusqu'ici, avec les moyens propres à en affranchir les sociétés, 1840, p.13)

La misère, "...c'est le dénûment, la souffrance et l'humiliation qui résultent de privations forcées, à côté du sentiment d'un bien-être légitime, que l'on voit tout le monde se donner à peu de frais , ou que l'on s'est longtemps donné à soi-même” (ibid. p.112)

“...c'est la pauvreté moralement sentie. Il ne suffit pas que la sensibilité physique soit blessée par la souffrance, pour que nous reconnaissions la présence du fléau : il intéresse dans l'homme quelque chose de plus noble , de plus sensible encore que la peau et la chair ; ses douloureuses atteintes pénètrent jusqu'à l'homme moral. A la différence de la pauvreté qui, comme nous allons le voir, ne frappe souvent que l'homme physique, la misère, et c'est là son caractère constant, frappe l'homme tout entier, dans son âme comme dans son corps. La misère est un phénomène de civilisation; elle suppose dans l'homme l'éveil et même déjà un développement avancé de la conscience”. (ibid., p.113)

 

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Saint Jérôme

Publié le par Ysia

Si tu te replies dans l'étude, tu échapperas complètement au dégoût de la vie; tu ne souhaiteras pas l'arrivée de la nuit par ennui du jour; tu ne seras ni importun à toi-même ni inutile aux autres; tu t'attireras bien des amis, et les meilleurs se presseront chez toi. Même obscure, la vertu ne reste jamais cachée; elle donne des signes de son existence; tous ceux qui en sont dignes sauront la reconnaître à ses traces.

Senèque

Saint Jérôme

 

Pétrie dans l’argile du temps et de l’espace, j’avance avec le sentiment qu’un épais rideau tombe sur l’empreinte de mes pas. Aujourd’hui les circonstances m’ont amené pourtant à revisiter des articles confinés dans un recoin de ma mémoire sur l’art et le mysticisme, sur ces personnages aux rides symboliques qu’ils soient le sujet des peintures des moines japonais Fūgai Ekun et Hakuin Ekaku ou des peintres de l’Occident, tels que Saint-Jérôme par Léonard de Vinci ou encore Marie l'Egyptienne par José de Ribera:

une femme d'un certain âge presque asexuée, à corps perdu dans sa dévotion. Elle saisit la vanité et la futilité des activités humaines et des passions comme si l'âge permettait de prendre le recul nécessaire pour mieux mesurer les événements passés de la vie. Elle apparaît recueillie, émaciée, dépouillée de tout attrait physique, digne dans sa nudité.

Vanité des vanités, tout est vanité

Alors que j‘insérais la photographie de l’oeuvre inachevée  de Léonard de Vinci dans l’article intitulé Ténébrisme, je ne pensais pas avoir le bonheur huit ans plus tard de voir cette peinture au Metropolitan Museum of Art de New York, fenêtre sur la méthode de travail du peintre, sur ses gestes méticuleux et son insatiable désir de perfection à l’occasion de la commémoration du 500ème anniversaire de sa mort.

 

Il m’arrive souvent de penser que je n’ai plus rien à dire si ce n’est souligner les accents de vérité des neuf dernières années.

Du moine devenu peintre au peintre dévolu à l'art de reproduire l’âme mystique, des portraits de Bodhidharma à ceux de Saint-François d’Assise, le but est identique : Toucher l'intouchable, nommer l'innommable, représenter l'indescriptible mystère divin, montrer du doigt l'indicible lumière magique au sortir du tunnel des passions maudites.

Extase mystique

L’humanité visite et revisite les mêmes questions existentielles, redéfinissant régulierement un vocabulaire enrichi de connaissances nouvelles.  

Saint Jérôme

 

A double titre, ce moi autobiographique que j‘ai consciemment relégué aux oubliettes est tombé en ravissement devant le patron des traducteurs, Saint-Jérôme, dont Léonard de Vinci a tenté de peindre les remous de l’esprit et les passions de l’âme.

Publié dans Art et mysticisme

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Un pied sur la Lune

Publié le par Ysia

 

 

Un grand bravo à  Katie Moyer et Nick Partridge du Musée national de l'air et de l'espace de la Smithsonian Institution pour l’idée originale de la projection en fin de semaine dermière  sur le pan nord de l’obélisque du Washington  Monument, qui a marqué la commémoration de la toute première fois que l’homme a posé le pied sur la Lune il y a cinquante ans.

 

Un pied sur la Lune
Un pied sur la Lune
Un pied sur la Lune
Un pied sur la Lune
Un pied sur la Lune
Un pied sur la Lune
Un pied sur la Lune

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Mon jardin de plantes indigènes

Publié le par Ysia

Baume d'abeille, Herbe de la Saint-Jean et autres plantes indigènes.

Bee Balm
Bee Balm
Bee Balm
Bee Balm

Bee Balm

Lobelia

Lobelia

Trumpet Creeper

Trumpet Creeper

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