Voyage en pays austral

Publié le par Ysia

Une étude a conclu que tous les aborigènes d’Australie descendent d’une population fondatrice unique arrivée lors d’une vague de migration unique il y a 50 000 ans.  Des squelettes humains et des restes archéologiques remontent à prés de 50 000 ans. Avant cela, il n’y avait aucun être humain en Australie.

Alors comment sont-ils arrivés là et quand? Où exactement a commencé leur colonisation du continent ? Et comment se sont-ils par la suite dispersés sur l’ensemble du continent ? Quelques pistes se trouvent dans l’ADN de 111 Australiens aborigènes qui provient des cheveux collectés au cours d’une série d’expéditions qui ont eu lieu entre 1926 et 1963.

Il y a 50 000 ans, le niveau des eaux était si bas que l’Australie et la Nouvelle-Guinée formaient un seul continent. Les humains ont migré d’Asie du Sud-est jusqu’à cette masse de terre continentale, certains s’installant dans ce qui est aujourd’hui la Nouvelle-Guinée et d’autres plus loin jusqu’en Australie. Ils se sont dispersés le long des côtes en quelques siècles et, pendant des dizaines de milliers d’années, ces populations ont vécu isolées à la différence de l’Europe où des vagues de migration successives se sont au cours de milliers d’années mélangées aux sociétés en place.

Les découvertes archéologiques montrent toutefois l’emploi d’outils qu’utilisaient d’autres cultures aborigènes pourtant fort éloignées ainsi qu’une famille de langues parlées par de nombreux groupes aborigènes. Dr. Bellwood, archéologue à l’Université nationale d’Australie doute que ces populations aient été isolées ou soient restées sédentaires alors que les langues et les outils se sont disséminés. « Si les êtres humains sont restés immobiles, comment les langues et les outils ont-ils pu se déplacer ? »  Dr. Schiffels, un généticien des populations de l’Institut allemand  Max Planck et d’autres chercheurs suggèrent que l’ADN mitochondrial ne brosse qu’un tableau partiel de l’histoire de l’Australie. L’ADN dans le noyau de chaque cellule, des deux parents, pourrait éventuellement offrir des pistes permettant d'identifier un plus large ensemble d’ancêtres.

Des adonis de Donald Friend aux Hitsuzendo de Peter Upward,

Des serpents de Mithinari Gurruwiwi aux lignes tracées de Doreen Reid Nakamarra,

Des imageries aborigènes d’Hector Burton aux totems funéraires Tutini... Voyage en pays austral.

De l’arbre des songes de David Daymirringu Malangi aux rites mortuaires Gupapuyngu,

De l’échassier de Glen Farmer Illortaminni à l’Oiseau dans l’espace de Brancusi,

J’aperçois Nüwa et Pangu sur l’écorce du rêve aborigène !

Errant dans les salles des musées d’Australie

Mon esprit tombe dans la rêverie...

Des feuillages de Djirrirra Wunungmurra aux labyrinthes de Charlie Tanaru Tjungurrayi,

Les formes allongées de Gela Nga-Mirraitja Fordham me rappellent les figures tanzaniennes de l’Art pariétal et les crapauds anthropomorphes des poteries néolithiques chinoises

Pourquoi ces formes allongées sur les deux continents?

Tout s’enchaîne dans ma tête

Comme une bobine de fil qui se déroule à l’infini...

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