Ténébrisme

Publié le par Ysia

Leonardo da Vinci 008

  Ce que tu cherches, c’est une grande chose, une chose souveraine, toute proche de la divinité, c’est d’être inébranlable ; c’est cette assiette stable de l’âme, appelée en grec euthymia… et que j’appelle tranquillité. Sénèque

 

De l'incrédulité de Saint-Thomas par Le Caravage (1571-1610)  à La Madeleine à la veilleuse de Georges de la Tour (1593-1652),

De la pénitence de Saint-Jérôme par Léonardo de Vinci (1452-1519) aux portraits de l'Ermite de Gérard Dou (1613-1675), dont les vieillards décharnés rappellent les ascètes aux rides symboliques des peintures Zen.

Des figures par la foi torturées de José de Ribera (1591-1652) à la lueur des flammes de Rembrandt (1606-1669),

le corps humain réfléchit la lumière, symbole de l’illumination divine.

Ténébrisme !

Des visages tombés en extase de Francisco de Zurbarán (1598-1664) à ceux de Gerrit van Honthorst (1590-1656), tels Saint Pierre le pénitent (The Kremer Collection) et Saint-François d’Assise, les crânes d’une morbidité concrète sont l'écho de l’Angoisse despotique baudelairienne,

Symboles !

Beauté désavouée par les maux et vices sublimés : agonie, sénescence, trépas, peintes mortifications de l'âme meurtrie !

Les peintures clair-obscur, les fresques grisailles révélent le mystère originel et témoignent de la déchirure baptismale entre le jour et la nuit.

 

Publié dans Art et mysticisme

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