Section 2.2

Publié le par Ysia

S. A ce moment, le vénérable Subhūti, au milieu de la foule, se leva de son siège, découvrit l’épaule droite et mit son genou droit à terre. Il joignit les mains révérencieusement et s’adressa au bouddha :

C. Comme la foule (1), il s’était assis, c’est pourquoi il est dit qu’il se  leva de son siège. Lorsque les disciples invitent le bouddha à prêcher, ils exécutent d’abord cinq gestes rituels : premièrement ils se lèvent. Deuxièmement, ils arrangent leurs vêtements. Troisièmement, ils se découvrent l’épaule droite et mettent leur genou droit à terre. Quatrièmement, ils joignent les mains et lèvent les yeux la mine respectueuse sans le quitter du regard. Cinquièmement, plein de révérence, ils posent des questions (2).7

 

(1) Le manuscrit annoté par Daochuan emploie les caractères 众生 au lieu du seul ce qui signifie que Subhūti comme tout autre homme ordinaire se présente devant le bouddha suivant un rite révérencieux.

(2) Lorsque les disciples du bouddha le prient de prêcher la loi, il y a des rites qu’ils doivent respecter. C’est pourquoi Subhūti, au milieu de l’assemblée, se lève, découvre son épaule droite et, le genou touchant à terre, joint les mains pour interroger le bouddha. Découvrir, c’est se découvrir le corps. Quand ils font la révérence, les bhiksus se dénudent l’épaule droite. S’agenouiller et découvrir le côté droit, c’est témoigner son obéissance à la loi.  La jonction des mains sur le devant du torse exprime le refuge dans la voie médiane. Il s’agit là de rites traditionnels indiens (Yinshun).

Publié dans Bouddhisme Zen

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