Science

Publié le par Ysia

Qu’à tout instant aucune pensée ne soit dans l’ignorance et que, constamment, soit pratiquée la sagesse : cela est nommée la pratique de la sapience. Qu’une seule pensée soit dans l’ignorance et la sapience disparaît. Qu’une seule pensée soit douée de connaissance et la sapience naît  (Sûtra de la plate-forme, section 26, You Feng, 1992).

 

S'agissant de la place prépondérante de la science dans notre société moderne, elle est avant tout le produit des hommes. Placée dans de mauvaises mains, elle devient fallacieuse. Placée dans de bonnes mains et elle devient sapience. Arrogance et ignorance brouillent notre connaissance des choses et jettent un voile obscur sur la science. N’est-ce pas là aujourd’hui la difficulté de parler des origines des hommes ? Je veux croire qu’en chacun de nous réside la connaissance du bien et du mal, du vrai et du faux. Si ces quatre cent dernières années marquent un bond de la science, ce bond remarquable est trop souvent suspendu aux dogmes irrépressibles érigés par l’égoïsme des hommes et leur soif de biens matériels.

A l'heure où la génétique s’érige comme la dernière conquête scientifique des hommes, la génétique de l’inconscient en constitue le dernier rempart à la croisée de la biologie et de la psychologie. Mais cela ne reste qu'une hypothèse. Il est vrai que la science n'offre pas de certitude, que des probabilités plus ou moins certaines. Il vaut mieux  en tenir compte que jouer les aveugles car la certitude est l'apanage des adeptes du dogmatisme.

 

知不知,上;

 

不知知,病。
 

夫惟病病,
是以不病。

Connaître, c’est ne pas connaître : Voilà l’excellence.

Ne pas connaître, c’est connaître : Voilà l’erreur.

 

Qui prend conscience de son erreur

ne commet plus d’erreur  (Laozi, section LXXI, Tao tö king, Liou Kia-Hway, Gallimard, 1967)

 

 

 

La plupart des éclairs de génie n’aboutissent à rien ; mesurés statistiquement ils ont un temps de vie de quelques heures voire jours. Toute tentative visant à prolonger ces instants de génie devient fastidieuse et demande un effort de longue haleine pour ne  mener qu’à des résultats négatifs ou pire ambivalents (Edward O. Wilson, Consilience, p.55)… Scientifique, fantassin de l’épistémologie.  Quoique semblant chimérique par moment, aucune révélation intellectuelle n’est plus essentielle et formidable que celle de la vérité objective fondée sur une compréhension scientifique (p.61)

 

 

Expliquer l’esprit en tant que réalité physique autrement nommée cerveau dont chaque processus mental a une base physique. Sommes-nous génétiquement prédisposés à créer les images primitives propres à l’inconscient collectif ? Peut-on parler d’une génétique du comportement ? Alors que notre environnement n’a cessé de se modifier naturellement ou du fait de l’homme au fil des siècles et des années, la culture des hommes change suivant la géographie ou la société. Environnement et culture accompagnent l’évolution biologique du corps et du cerveau. Mais quelle est la fonction du cerveau ? N’a-t-il pas d’autre objectif que celui de survivre ? Faut-il conclure de l’observation empirique des processus mentaux et de leur évolution que le cerveau est une machine assemblée non pas pour se comprendre elle-même mais pour survivre (Consilience, the Unity of knowledge, Edward O. Wilson, First Vintage books Edition, April 1989, p. 105, New York : Knopf : Distributed by Random House, 1998). Piètre amateur des sciences, je veux croire en une philosophie de l’éthéré ! Le cerveau a deux états. Conscient, il cherche à survivre. Inconscient, il cherche à comprendre par le rêve précisément. Le visage, porte de l’esprit, agit en tant qu’arène d’observation par les yeux, les narines et les oreilles mais aussi de communication par la grimace, le regard, le teint ou l’arme ultime de la bouche. Il est le témoin des règles épigénétiques qui marquent le comportement humain.

 

Adam

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