La messagère des Origines

Publié le par Ysia

…chacun porte en soi le message de ses ancêtres dans chacune des cellules de son corps. C’est notre ADN, contenu génétique, qui est transmis de génération en génération. C’est dans l’ADN qu’est gravée non seulement notre histoire individuelle mais l’histoire de l’humanité entière… Notre ADN ne s’effrite pas comme un parchemin ancien ; il ne se rouille pas enfoui dans le sol comme l’épée du guerrier mort depuis longtemps. Il n’est pas érodé par le vent ou la pluie ni détruit par le feu ou un tremblement de terre. C’est le voyageur d’une terre antique qui vit parmi nous. (The Seven Daughters of Eve, Prologue, p.1, Bryan Sykes, W.W. Norton & Company, 2001)

Héraclite et Anaxagore avaient déjà compris que les yeux et les oreilles sont de mauvais témoins si l’âme manque de compréhension et que, de par la faiblesse de notre perception sensorielle, nous ne pouvons juger de la vérité.

La vérité se cache dans nos cellules :

on pense que les mitochondries étaient jadis des bactéries indépendantes qui ont envahi, il y a des centaines de millions d’années, d’autres cellules à un stade plus avancé et y ont établi résidence. Vous pouvez les appeler des parasites, ou vous pouvez qualifier la relation qu’elles entretiennent avec les cellules de symbiose…Il y a une autre vérité unique aux mitochondries…chacun en hérite d’un seul de ses parents : la mère. (ibid., p.53-54)

 

 

Ève mitochondriale

Eve mitochondriale

 

Dans le Kāmadhātu, la molécule (paramāṇu) dans laquelle il n’entre pas de son, dans laquelle il n’entre pas d’organe, est constituée par huit substances (dravya) ; lorsque y entre l’organe du tact, par neuf substances ; lorsque y entre tout autre organe, par dix substances.

Par paramāṇu, on n’entend pas ici le paramāṇu au sens propre, le dravyaparamāṇu, l’atome ou monade qui est une chose, une substance (dravya) ; mais le saṃghātaparamāṇu, la molécule, c’est-à-dire le plus subtil parmi les aggrégats de matière (rūpasaṃghāta), car il n’y a rien, parmi les aggrégats de matière, qui soit plus subtil.

(L’Abhidharmakośa de Vasubandhu, Louis de La Vallée Poussin (1869-1938), Tome I, dans les Mélanges chinois et bouddhiques, Volume XVI, Institut belge des hautes études chinoises, 1980)

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