Giacometti et les Etrusques

Publié le par Ysia

Je lisais que pour Giacometti le fait de copier était le meilleur moyen de se rendre compte de ce qu’il voyait. Il avait l’envie immédiate de copier toutes les oeuvres qui l’attiraient le plus et ce plaisir de copier ne l'avait en fait jamais plus quitté. Pour moi c’est l’énigme, le sacré que je cherche à copier dans l'art primitif ou religieux comme pour accumuler en moi, appréhender par les sens l’ineffable spiritualité, l’origine sacrée, comme un puzzle que je cherche à construire, un chemin sur lequel mes pas hésitants me conduisent. Mon approche demeure plus philosophique qu’artistique.

Il me semble que je tourne en rond et qu'effectivement les problèmes restent en suspens et les procédés sont identiques depuis la nuit des temps. Je suis fascinée par les pétroglyphes, notamment celui maintes fois présenté que j'ai intitulé Figures Tanzaniennes. Figure solitaire ou figure triple, perdues dans la foule. Corps filiformes, dépouillés de substance. Il ne reste que l’esprit qui rayonne en arc en ciel. Le corps tel un fil s’allonge en pont entre les entrailles telluriques des Origines et l’Univers.Ombres aux formes individuelles et pourtant similaires. Tout est un...Car c'est bien notre sensibilité, notre angoisse existentielle qui nous lient à travers les représentations symboliques.

 

Trois Ombres

    Tanzanian figures

Publié dans Cheminement

Commenter cet article