Qui suis-je ?

Publié par Ysia

Traductrice et artiste, je me passionne pour la sculpture sur pierre, les arts premiers, et les arts de la préhistoire. Ce blog est le reflet de mes cheminements où se conjuguent science et art à la recherche du temps perdu, origine spirituelle des hommes. Pourquoi la science ?  Peut-être qu’une graine a été semée lorsque, petite fille,  j’avais été fascinée par un livre illustré sur Copernic emprunté à la bibliothèque. Ces pages se concentrent sur mes intérêts principaux dans le domaine de la science que je développe sous le titre Porte sur l’inconscient. Conscience, qui es-tu ? La capacité de jongler entre différents sujets permet d’ouvrir des portes et de franchir des horizons insoupçonnés. L’être au fil des crises de son existence renaît, se réinvente et se transforme, se renouvelant dans sa connaissance de lui-même.

Quelques années plus tard, adolescente, j’ai été captivée par la traduction du Daode jing 道德經 de Liou Kia-Hway (Tao tö king, Gallimard, 1967). J’ai pris le pseudonyme d’Ysia en mémoire de ma première prof de chinois, Ysia Chen. C’est à la rue Saint-André des arts à Paris que j’étais si heureuse de la retrouver dans son studio chaque semaine loin de l’ambiance du lycée dans lequel je me sentais si mal à l’aise. Une autre personne a marqué mon cheminement initial, D. Wu Chiyu  avec son introduction sur le bouddhisme. C’est lui qui m’a guidé dans ma traduction en français  du 壇經, manuscrit S.5475 de Dunhuang (Sûtra de la Plate-forme, Librairie You-Feng, 1992). C’est sous la dénomination Bouddhisme Zen que je poursuis ma passion pour la traduction du chinois et pour le bouddhisme.

Pourquoi l’art ? De fleurs naïvement  dessinées, enfant, aux idéogrammes de l’écriture chinoise, je suis tombée dans une admiration profonde devant les photographies en noir et blanc de Wang Wusheng lors d’une exposition au siège des Nations Unies en 2006.  J’ai commencé la peinture à l’encre noire, que je signe de mon nom chinois 嘉德林,et la sculpture l’année suivante. A l’origine, la sculpture était pour moi un moyen de revenir à une connaissance brute et une interprétation abstraite de l’art. Au début je la pratiquais en dilettante et n’ai commencé à y travailler avec plus d’acharnement que depuis deux ans car, surtout, la sculpture sur pierre est devenue pour moi un moyen d’échapper à ma propre dépression. Si la dépression peut être définie comme l’impact du monde autour de soi sur ses sens, c’est ce même ressenti qui produit le mouvement créatif de ma main et permet au corps de tirer l’esprit de sa torpeur dépressive.

Les heures oisives qui se prolongent dans l’isolement lourd d’appréhension et l’exil, loin des siens et du pays natal, loin de tout repère, de toute identité à jamais oubliée jusqu’à ne plus être que l’ombre de soi pour qu’il ne reste plus rien que la vaine interrogation de ce que l'on est et de son devenir inexorable. Chaque pas me coûte et commence ma réflexion qui embûche mon élan et initie ma pause ponctuée d’interrogations sur ma raison d’être et sur le monde environnant. L’effacement n’est-il rien d’autre que l’amour de soi, la vanité affirmée, la paresse préconisée ? Ce non-agir est-il en fait égoïsme et dédain, retour sur soi arrogant ?

Mais je n’ose apposer d’étiquette à ma propre forme d'expression. Par mon élan artistique guérisseur, j’entreprends une démarche d'ouverture et révèle mon expression intuitive, libérée, miroir de mes chimères.

 Catherine T.