L'esprit inconscient

Publié le par Ysia

Chaque œuvre nouvelle est destinée, dans l’esprit de son auteur, à corriger la précédente, à achever une pensée qui ne s’achèvera pas. Il refait sans cesse son travail, en le modifiant sur les points qui, dans le travail antérieur, ne rendaient qu’imparfaitement sa sensation ou sa pensée. Quand l’homme s’interroge et s’efforce, il ne change pas vraiment. Il ne fait qu’écarter de sa nature ce qui est étranger à sa nature, et en approfondir ce qui lui appartient. Ceux qui brûlent leur œuvre avant qu’on ne la connaisse parce qu’elle ne les satisfait plus, passent pour être doués d’un grand courage. Je me demande s’il n’y a pas plus de courage à consentir à n’avoir pas toujours été ce que l’on est devenu, à devenir ce que l’on n’est pas encore, et à laisser la vie aux témoignages matériels irréfutables des variations de son esprit.

Ellie Faure, Histoire de l'Art

La conscience est la propriété des êtres sensibles.

L’attribut des créatures vivantes 眾生相/衆生想 autrement nommées les êtres sensibles 有情. Sattva 眾生 (薩埵), c’est l’ensemble des êtres sensibles qui résultent d’une myriade de conditions et sont la combinaison des cinq agrégats. Il s’agit de l’agglomération inextricable de matières organiques qui apparaissent dans leur corporéité 色 en suivant des règles immatérielles sous l’emprise des sensations 受, limitées par les perceptions 想 et dominées par l’acte volitionnel 行 au sein de la conscience 識.

http://www.resonanceouvanite.com/2014/08/section-3-5.html

Ainsi je parle de la neuropsychologie, de l'étude de l'être sensible reconnu dans la relation entre le cœur et l'esprit, dans ce qu'il ressent, dans l'élan de vie qui le traverse. Le système d’activation réticulaire, et surtout la substance grise périaqueducale, caractérise la conscience des êtres vertébrés, dont l'origine remonte à plus de 500 millions d'années. Qui sont- ils? Mammifères, reptiles, amphibiens, poissons et oiseaux.

Pourtant 95 pour cent de notre activité mentale est inconsciente, alors que dire de l’Inconscient ? Est-il de nature génétique ou physiologique ?

The Unconscious Mind

Je suis un « autodidacte ». Je l’avoue sans honte et sans orgueil. Ce premier volume, qui me pèse, m’a du moins servi à me rendre compte que si je n’étais pas encore, au moment où je l’ai écrit, un peu en dehors du troupeau social, je répugnais déjà à entrer dans le troupeau philosophique. Bien loin qu’une esthétique a priori ait présidé à mon éducation d’artiste, ce sont mes émotions d’artiste qui m’ont progressivement amené à une philosophie de l’art de moins en moins dogmatique. On trouvera, dans beaucoup de ces vieilles pages, les traces d’un finalisme qui, je l’espère, a presque disparu de mon esprit.

Ellie Faure

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