Le dissipateur des doutes

Publié le par Ysia

Faut-il diviser le texte du Commentaire en trente-deux sections? De l'avis de Charles Luk, cela ne fait qu'ajouter à la confusion du lecteur. Suivant le commentaire de Hanshan 憨山德清 de la dynastie Ming, né en 1546, il n'y aurait que deux sections: l'une traitant des questions sur les vues étriquées de Subhuti et des disciples et l'autre des questions sur leurs vues dites éthérées dont eux-mêmes n'ont pas conscience des insuffisances. D'après Hanshan, seul le commentaire de Vasubandhu 天视, parmi tous les autres, est correct. Mais quel texte choisir entre 金刚般若波罗蜜论 traduit par Bodhiruci 菩提流支 (T.1511) et 能断金刚般若波罗蜜多经论释 traduit par Yijing 义净 (T.1513)?

Parce que le Sūtra du diamant a été traduit au cours des siècles par des personnes au talent inégal et qui en avaient une compréhension erronée ou limitée, le texte qui en a résulté n'a pas véhiculé le sens original, devenant de ce fait un obstacle à la compréhension des disciples. Comment ce sutra peut-il encore dissiper les doutes ?

Ch'an and Zen teaching / edited, translated and explained by Lu Kʾuan Yü (Charles Luk). Rider&Company, London, 1960, p.149

Le commentaire de Vasubandhu dépendant d’une kārikā d’Asaṅga, et conservé en deux versions chinoises (kārikā et commentaire) : T. XXV, 1511,1513. T. 1514 est la kārikā seule, extraite de T.1513. T. 1512 sous-commentaire de T. 1511, est probablement un apocryphe chinois (Tucci, op.cit., p.12 ; Demiéville, BEFEO, XLIV, 2, 1954, p.387) – M. Tucci, op.cit., présente une édition synoptique de la kārikā d’Asaṅga : texte sanscrit, retrouvé par lui au Tibet ; version tibétaine (Tib.Trip. 146 5864, manque dans l’édition de Derge, cf. Tucci, op.cit., p.7) ; deux versions chinoises, correspondant l’une à T. 1511, l’autre à T.1514 et T. 1513.
T. XXV 1510 consiste en deux recensions d’un commentaire écrit directement sur la Vajracchedikā, et qu’il convient d’attribuer non pas à Asaṅga (cf tables du Taishō Issaikyō) mais à Vasubandhu (Tucci, p.18, 19). Ce commentaire existe également dans l’édition de Derge du canon tibétain (Tōhoku, n°3816) mais il manque dans celles de Narthang (Tucci, p. 8) et de Pékin (Tib.Trip.)

Buddhism, vol V: Yogācāra, the epistemological tradition and Tathāgatagarbha édité par Paul Williams, « La philosophie bouddhique idéaliste » de Jacques May, p.255

Publié dans Bouddhisme Zen

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