Section 4.1

Publié le par Ysia

Section 4.1

SECTION QUATRE : LE SUBTIL CHEMINEMENT DE LA NON-DEMEURE

S. En outre, Subhūti, les bodhisattvas, sous l’égide de la loi, ne doivent demeurer nulle part lorsqu’ils font l’aumône, c’est ce qui s'appelle faire l’aumône sans demeurer ni dans la forme, ni dans le son, ni dans l’odeur, ni dans la saveur, ni dans le toucher, ni dans les objets virtuels (1).

C. Quand les hommes ordinaires font l’aumône, ils implorent de recevoir un traitement digne et le plaisir des cinq sens. C’est pourquoi leur rétribution est la descente dans le bourbier des trois voies infernales (2). Le Vénéré du monde, dans sa grande compassion, enseigne la pratique de l’aumône sans attribut qui consiste à n’implorer de recevoir ni traitement digne ni plaisir des cinq sens. En les encourageant intérieurement de réduire à néant leur mesquinerie, il fait bénéficier extérieurement toutes les créatures. Ainsi s’ils s’y accordent, c’est ce qui s’appelle faire l’aumône sans se fixer sur la forme (3).

(1) Il faut revenir ici à la définition des six poussières 色聲香味觸法 et des six ravisseurs que sont les yeux, les oreilles, le nez, la langue, le corps et l’esprit.

Objets en tant que représentations de l’esprit.

(2) Voir section 3.5.

(3) A rappeler le lien étroit entre l’absence de pensée et l’absence de demeure (voir l’article sur la non-pensée, section 1.2, section 1.3, section 2.4). L’ego est le maître intérieur ; c’est pourquoi la clef de voûte de l’enseignement bouddhique est la vacuité du moi.

La lune éclatante qui se reflète dans la mer demeure invisible dans le flot tumultueux des vagues sous les rafales du vent.

Ysia

Publié dans Bouddhisme Zen

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